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Avant la finale de la Ligue des Champions, nous avons demandé à des personnalités parisiennes de raconter leur amour pour le PSG. Episode 2 avec Mory Sacko.

Le sacre du PSG en Ligue des Champions le 31 mai 2025, c’était comme une nouvelle étoile pour Mory Sacko, qui a reçu la sienne il y a quatre ans pour son restaurant MoSuke. Le chef star de la nouvelle génération voyait enfin son club de cœur ajouter la Coupe aux grandes oreilles à son palmarès. Un accomplissement pour celui qui est tombé dans la marmite PSG tout petit, et qui a connu les années de galère avant “l’incroyable” période en cours. Épisode 3 de notre série “Âmes de Paname” avec Mory Sacko.
“J’ai grandi dans une fratrie de neuf enfants, et je suis le troisième de quatre frères fans du club, donc j’ai toujours baigné dans l’univers du PSG. Dès le plus jeune âge, je regardais des matchs du PSG à la télé, d’abord à mon insu, puis de manière intense. J’ai un souvenir qui m’a marqué, ce n’est pas un match mais la présentation et le flow de Nicolas Anelka lors de son retour en 2000. Il y avait un enthousiasme avec ce mercato et ce projet autour de joueurs issus d’Ile-de-France. On se disait qu’on allait titiller l’OM.
“L’âme du club s'est construite dans les années de galère, pendant lesquelles tu apprends à l’aimer et à aimer les moments de partage !”
Il y a beaucoup de gens comme moi qui ont connu le club avant le rachat et qui ont assisté à cette longue transformation. Il y a des années où on se faisait charrier à la récré après des buts de Mamadou Niang. On se faisait beaucoup chambrer par les Marseillais, puis par les Lyonnais, qui étaient encore pires. J’ai connu les dures années du PSG, qui me font d’autant plus apprécier ce qu’on vit aujourd’hui. Et il ne faut pas oublier les très bons moments comme les buts de Pauleta contre l’OM.
Oui, l’âme du club s'est construite dans les années de galère, pendant lesquelles tu apprends à l’aimer et à aimer les moments de partage, à être ensemble en famille, en l’occurrence avec mes frères et avec mon père, qui, comme beaucoup à son époque, était pour Marseille. C'était bien, ça permettait de faire une petite guerre à la maison. La réalité, c’est qu’à l’époque, il gagnait bien plus souvent !
“J’ai même eu ma tête sur la façade du Parc avec la campagne GOAT !”
Contrairement à ma jeunesse, où c’était déjà génial d’avoir l’abonnement Canal pour regarder les matchs, j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir aller au Parc et, encore plus fou, de faire des événements avec le club. J’ai même eu ma tête sur la façade du Parc des Princes avec la campagne GOAT ! Au stade, je mange toujours le classique merguez-frites. Je râle pendant le match mais je ne suis pas un supporter qui siffle, et à la fin, j'applaudis toujours, qu’on gagne ou qu'on perde. Je suis râleur mais fidèle.
Et quand je ne suis pas au stade, je regarde les matchs pendant le service ou à la maison. Au restaurant, il y a toujours un écran dans un coin, et même si on est focus sur le service, il y a toujours quelqu'un qui a un œil dessus et qui fait les commentaires ! Souvent, c’est le chef pâtissier ou le plongeur. Quant aux matchs à la maison, sur la partie repas, je suis contre les apéros préparés à l’avance, on commande des pizzas : il y a plein de goûts différents, ça se partage et tu as l’avantage, lorsque tu perds, de ne pas ruminer la défaite en faisant la vaisselle. C'est trop dur, ça.
“Une deuxième finale ? On pourrait trouver des mots plus forts, mais non, c'est juste incroyable”
Et d’ailleurs, en parlant défaite… Après la remontada de Barcelone en 2017, j’ai arrêté de suivre le foot pendant plus d’un an, ce qui, pour moi qui vis, mange et dors football, était insensé. J’ai été traumatisé et c’est la Coupe du Monde remportée par la France qui me remet dedans. C’est la plus longue période de ma vie où il n’y a pas eu de foot dans mon quotidien.
Après des moments pareils, c’est incroyable de se dire que le PSG va disputer une deuxième finale de LDC d’affilée, il n'y a pas d'autre mot. On pourrait trouver des mots plus forts, plus compliqués, mais non, c'est juste incroyable. Une seule, on aurait signé des deux mains il y a cinq ans. Cette deuxième est encore plus belle parce que la première, ils étaient vraiment trop forts et personne ne les attendait. Et celle-ci, ils étaient attendus mais ils y arrivent quand même. Avant, en Ligue des Champions, c'était une succession de déceptions. Et maintenant, ils arrivent en favoris et sortent des gros clubs sans douter. Il y a un côté irréel de se dire que c’est le PSG.”
Son objet fétiche en rapport avec le PSG :
Une manette de PS2 ! Je ramènerai cet objet fétiche parce que j'ai eu très souvent envie de la jeter contre le mur. Elle existe, cette manette. C'est le trophée du calme, de la patience et du self-control. Parce qu’à l’époque, j'ai beaucoup essayé de jouer avec le PSG, et ce ne sont pas que des bons souvenirs.
Une chanson à écouter avant le coup d’envoi de la finale :
“Paris” de Rohff. La meilleure musique pour se chauffer.
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