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Grande nouvelle : les compagnies aériennes ne sont plus autorisées à facturer les bagages cabine en Europe

Les voyageurs de l’Union européenne peuvent désormais emporter gratuitement un bagage cabine à bord : voici tout ce que l’on sait pour l’instant.

Grace Beard
Écrit par
Grace Beard
Travel Editor
Grande nouvelle : les compagnies aériennes ne sont plus autorisées à facturer les bagages cabine en Europe
Photo de Al Sootsur Unsplash | Grande nouvelle : les compagnies aériennes ne sont plus autorisées à facturer les bagages cabine en Europe
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Les voyageurs européens connaissent bien la situation : trouver un vol low cost à prix raisonnable vers une destination européenne, avant de découvrir des frais supplémentaires pour un bagage cabine. Cette pratique pourrait bientôt prendre fin : après 13 ans de négociations, l’Union européenne est parvenue à un accord qui permettrait aux passagers d’emporter gratuitement un bagage cabine à bord.

La proposition autoriserait les voyageurs à transporter sans frais supplémentaires un bagage cabine pesant jusqu’à 7 kilos, en plus d’un sac à dos ou d’un petit bagage à placer sous le siège. La suppression des coûts cachés liés aux bagages cabine fait partie d’un accord plus large conclu entre le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen afin de renforcer les droits des passagers dans l’ensemble de l’Union européenne.

Selon un communiqué consacré à cet accord, « les tarifs aériens incluant une franchise pour un bagage à main devront être affichés par défaut avant le début de tout processus de réservation ».

Quelles sont les nouvelles protections pour les passagers aériens en Europe ?

  • En plus des nouvelles règles concernant les bagages cabine, l’accord prévoit plusieurs mesures destinées à renforcer les droits des passagers.
  • Les démarches de réclamation seront simplifiées : les compagnies aériennes devront accuser réception d’une demande d’indemnisation immédiatement, puis y répondre dans un délai de 30 jours, soit en versant une compensation, soit en justifiant clairement leur refus.
  • En cas d’annulation ou de retard, le droit à l’indemnisation des passagers reste inchangé.
  • Le droit à l’assistance est également renforcé. En cas de perturbation, les passagers auront droit à des rafraîchissements toutes les deux heures et à un repas complet toutes les trois heures d’attente.
  • De nouveaux droits sont également introduits, notamment l’interdiction de refuser l’embarquement à un passager qui n’a pas pris son vol aller, une meilleure transparence sur les frais de bagages dès l’affichage du prix du billet, ainsi que la possibilité pour les familles et les passagers à mobilité réduite d’être assis ensemble sans frais supplémentaires.
  • Les compagnies aériennes devront aussi informer les passagers de manière claire et complète en cas de retard ou d’annulation de vol.
  • En cas d’annulation ou de refus d’embarquement, les passagers devront se voir proposer, dans la mesure du raisonnable, un itinéraire alternatif dans un délai de trois heures.
  • L’accord prévoit enfin une définition plus claire des « circonstances extraordinaires ».

Cette mesure représente une avancée importante pour les voyageurs, mais elle ne fait pas l’unanimité. Elle devrait notamment peser sur le modèle économique des compagnies low cost. Ryanair, par exemple, a généré 4,7 milliards d’euros en 2024 grâce aux frais additionnels, comme la sélection des sièges ou les bagages. Dans un communiqué, Michael O’Leary, le directeur général de Ryanair, a qualifié les nouvelles règles de « charabia bureaucratique », estimant qu’elles « obligent les compagnies aériennes à afficher artificiellement des tarifs plus élevés, rendant les compagnies européennes encore moins compétitives ».

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