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Les 10 plus beaux manèges de Paris

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Hiver comme été, ils sont là, au milieu des places ou dans les parcs, à vous faire tourner la tête. « Ils », ce sont les manèges. Vestiges d’enfance, synonymes de folles farandoles, les carrousels sont si bien intégrés dans le paysage parisien qu’on ne les voit presque plus. Pourtant, si l’on s’attarde un temps soit peu, leur ronde apparaît aussi fascinante que leur histoire. Saviez-vous, par exemple, que les manèges tournent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour permettre aux bambins de faire signe de la main droite ? Ou que les premiers carrousels de loisir, apparus sous l’Empire byzantin, proposaient de monter de vrais animaux ?

Aujourd’hui, les chevaux de bât ont fait place aux chevaux de bois, eux-mêmes remplacés par des destriers plus exotiques à certains endroits. Vous voulez savoir lesquels ? Alors accrochez-vous, c’est parti pour un tour des plus beaux (et des plus insolites) manèges de la capitale.

1. Le manège de vélocipèdes penchés au musée des Arts Forains

Au cœur du quartier de Bercy, d’anciennes halles aux vins abritent un cabinet de curiosités extraordinaire, entièrement dédié aux arts forains. Dans ce musée inédit à l’univers onirique, on trouve un lustre de cristal suspendu à un toit de verdure, une fontaine magique, une montgolfière éléphant, une licorne jouant du piano… et bien sûr de très beaux manèges de chevaux de bois ou de gondoles vénitiennes. Mais le plus marquant de tous reste celui aux vélocipèdes penchés. Une machine infernale qu’une trentaine d’enfants, petits ou grands, font tourbillonner à la force de leurs mollets. Un instant magique à vivre en famille.

Le manège de vélocipèdes penchés

©Flickr/Lodyssée de Kloé

2. Le carrousel Jules Vernes à La Villette

Les moyens de transport qui composent ce manège à deux étages sont tout droit sortis de l’imagination du génial romancier de science-fiction. Aéroplane, fusée spatiale autant que spéciale, montgolfière, tramway et sous-marin... Les enfants les plus téméraires pourront même tenter de dompter un redoutable lion des savanes ou un tigre de Sibérie sellé. Un carrousel comme une île mystérieuse au milieu des berges du canal de l’Ourcq.

Carrousel Jules Vernes

©C.Gaillard

3. Le manège du parc Monceau

Sous un chapiteau noir et blanc, parcouru d’ampoules rondes brillant comme des lucioles, un vaisseau Nautilus d’un bleu aquatique, presque algueux, se laisse porter par le tourbillon de ce manège tout neuf. Mais il n’est pas seul à tournoyer sur sa plateforme. A ses côtés, un tramway en bois jaune et un camion de pompier écarlate, surmonté d’une grande échelle, viennent s’ajouter à la parade. Sans oublier, bien sûr, quelques étalons à la robe noire et aux crins d’or qui leur servent d’escorte dans ce chaleureux décor.

Manège du Parc Monceau

©C.Gaillard

4. Le manège Dodo au jardin des Plantes

Etabli au cœur du jardin des Plantes, il comblera les explorateurs en herbe avec sa ménagerie que l'on croirait sortie d’un safari préhistorique. Les animaux de ce carrousel exotique ont en effet une particularité (triste il faut bien l’avouer) : ils ont tous disparu ou sont en voie d’extinction. Ainsi, on retrouve un dodo (oiseau endémique de l’île Maurice) mais aussi un tricératops, un thylacine (loup de Tasmanie dont la race s’est éteinte au début du XXe siècle), une tortue à cornes, un panda et plusieurs sivatheriums (créatures hybrides entre la girafe et le cerf). Une façon ludique d’éveiller les consciences sur le sort plus qu’incertain des animaux sauvages, menacés par l’action de l’homme.

Manège Dodo

©C.Gaillard

5. Le manège 1913 de la tour Eiffel

Voilà sans doute l’attraction la plus écologique de Paris. Installé en 1913, à deux pas de la tour Eiffel, ce carrousel tourne à l'énergie humaine. Ce sont en effet les enfants de 7 à 77 ans qui, confortablement assis sur des chevaux de bois de l’époque (sculptés par les célèbres frères Limonaire), l’actionnent en pédalant. Suspendus à leur barre, les plus hardis pourront également s’essayer au « jeu de bagues ». Un jeu d’adresse hérité du Moyen Age et consistant à attraper un anneau en hauteur à l’aide d’un bâton. Une variante du pompon en somme.

Manège 1913 Tour Eiffel

DR

6. Le carrousel du Trocadéro

Plusieurs facteurs font le succès de ce manège : d’abord, sa vue imprenable sur la majestueuse Dame de fer d’un côté et sur le Palais de Chaillot de l’autre ; ensuite, son décor romantique, tout en dorures et lampions ; enfin, sa ritournelle carillonnante accompagnant la ronde équestre de canassons galopant crinière au vent. Bref, ce qu’on aime avec le carrousel du Trocadéro, c’est son aspect typique et rétro, flirtant sensiblement avec le cliché « titi parisien ».

Manège du Trocadéro

©C.Gaillard

7. Le manège des Buttes Chaumont

Dissimulé dans les fourrés de cette immense colline du 19e arrondissement, le manège des Buttes Chaumont ne ressemble à aucun autre « merry-go-round » de la capitale. Hexagonal, surmonté d’un chapiteau gris et d’un petit drapeau rouge, ses montures ressemblent plus à celles qu’on trouve à la sortie des supermarchés que dans les coins huppés et touristiques de Paris. On croise pêle-mêle un poisson rouge aux pommettes saillantes, un canard jaune aux yeux exorbités et aux cils démesurés, un camion de pompiers rutilant, un bateau de pirates, une Harley Davidson rose bonbon et une soucoupe volante bleu ciel constellée d’étoiles multicolores. Le tout sous une voûte céleste où passent de-ci de-là un nuage moutonneux ou une abeille souriante. Autant vous prévenir dès à présent : le voyage est planant.     

Manège des Buttes Chaumont

©C.Gaillard

8. Le manège Garnier au jardin du Luxembourg

Sa peinture est un peu écaillée et son mécanisme grince mais un doux parfum d’antan s’en dégage. Et pour cause : il est le plus vieux manège de Paris encore en activité. Construit en 1879 d’après les croquis de Charles Garnier (à qui l’on doit également l’Opéra du même nom), il a le charme inégalable de la nostalgie. Son attelage de purs sangs au port royal opère une rotation lente donnant tout le loisir d’admirer le décor alentour. Et permet de replonger, l’espace d’un tour de manège, au temps des daguerréotypes et des promeneuses à ombrelle.  

Manège Garnier Luxembourg

©Flickr/Medios de Reyes

9. Le carrousel du jardin des Tuileries

A l’écart des attractions à sensations fortes qui envahissent les allées gravillonnées des Tuileries l’été, se dresse entre les arbres un manège tout illuminé. Véritable phare dans la nuit noire, projetant son éclat blanchâtre comme un diamant, il attire le passant tel un aimant. « Cadet Roussel », « Il était un petit navire », « Il court, il court, le furet »… Les comptines de notre enfance s’en échappent et, sans qu’on s’en soit rendu compte, on est déjà à califourchon sur une autruche. A moins que l’on ait pris place dans un carrosse ou une Jeep beige. A vrai dire, on ne se sait plus très bien car ce manège, plus rapide que la moyenne, brouille les idées des passagers en pleine régression. Ce ne sont pas les montagnes russes mais le carrousel des Tuileries donne tout de même quelques sensations.  

Manège des Tuilleries

©C.Gaillard

10. « Au volant du 66 » au square des Batignolles 

Un bateau voguant au gré de remous imaginaires, une vache recouverte de marguerites hilare (ressemblant d’ailleurs étrangement à la Vache qui rit), un cochon jouant du pipeau, un avion planant à plus d’un mètre au-dessus du sol, et même un Donald Duck arborant un canotier pailleté. Dans ce charmant ensemble qui semble n’avoir aucune cohérence, c’est toutefois un petit autobus bicolore qui occupe la place centrale. Desservant la véritable ligne 66, qui va de Clichy à Opéra en passant par Les Batignolles, il fera, pour les enfants les plus sages, une merveilleuse escale au pays de l’évasion. 

Manège Batignolles

©C.Gaillard

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