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© Unsplash / Rumman Amin

Les premiers radars antibruit ont été installés cette semaine à Paris

Écrit par
Rémi Morvan
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C’est un sujet pétaradant et particulièrement dans le vent ces derniers temps. Au moment où un plan municipal contre le bruit est dans les tuyaux, et qu’une consultation citoyenne a récemment plébiscité l’interdiction des deux-roues thermiques, les deux premiers radars antibruit parisiens ont été mis en place cette semaine. Décidée à l’unanimité lors du Conseil de Paris du 8 février dernier, cette double installation intervient à titre d’expérimentation.

C’est dans le 20e, rue d’Avron, qu’a été installée la toute première bestiole ce lundi. De visu, ce radar « hydre » façonné par Bruitparif, l’observatoire du bruit francilien, ressemble à un robot à deux têtes superposées (c’est là où se trouvent les micros), avec un œil cyclope tout en bas (une caméra grand angle) et deux petites pattes (deux autres caméras pour les plaques) qui dépassent de chaque côté. Son but est simple : faire baisser les nuisances sonores à Paris. Pour rappel, une étude Bruitparif a notamment établi qu'un deux-roues avec un pot trafiqué pouvait réveiller plus de 10 000 Parisiens la nuit.

Techniquement, le principe de ce radar est de capter les décibels au-dessus d’un certain seuil (encore à définir) avec les micros, de filmer la scène globale avec la caméra cyclope et de choper les plaques d’immatriculation pour pouvoir envoyer les procès-verbaux. Le tarif envisagé ? 135 € (90 € si payé dans les quinze jours). L’expérimentation « à blanc » de ce radar (et de son congénère du 17e) a vocation à durer jusqu’au mois de mai 2022. Ensuite, les résultats serviront à une éventuelle homologation, avec une mise en service des verbalisations au printemps 2023 et une clôture de l’expérimentation à la fin de la même année.

Un autre paramètre est à prendre en compte et pourrait être à un frein à un déploiement massif : le prix de ces radars, compris entre 20 et 30 000 € pièce, détaille au Monde Fanny Mietlicki, directrice de Bruitparif. Derrière ce coût se pose la question d’aller aux sources du bruit plutôt que de le sanctionner. Interrogé à ce propos par le quotidien du soir, Dan Lert, adjoint à la transition écologique, « regrette profondément que le gouvernement ait reculé [sur le contrôle technique des deux-roues], alors que cela aurait permis de réduire significativement la pollution sonore. »

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