Pédaler, c’est pratique et vertueux : bon pour le corps, pour l’air qu’on respire et pour découvrir une ville autrement. Mais selon l’endroit où l’on pose ses roues, l’expérience peut vite tourner au casse-tête. Certaines cités n’ont pas le moindre aménagement, quand d’autres déroulent de véritables autoroutes à vélo.
Amsterdam, capitale européenne du vélo par excellence ? Pas si vite. Une étude de la compagnie de ferries nordique DFDS révèle que la ville hollandaise n’entre même pas dans le trio de tête des métropoles les plus « bike-friendly » du continent.
Pour établir ce classement, DFDS a évalué chaque grande ville d’Europe à travers cinq critères : la force moyenne du vent, les précipitations quotidiennes, le degré de platitude, le nombre de kilomètres de pistes cyclables rapporté à 10 000 habitants et l’intérêt en ligne (via les recherches mensuelles associant le nom de la ville au mot « cycling »). Un score global pondéré a ensuite été calculé, les pistes cyclables pesant le plus lourd dans la balance. Résultat : un palmarès qui redistribue les cartes du cyclisme urbain en Europe.
Au final, c’est Paris qui s’impose en tête du classement avec un score global de 80,1. La capitale française aligne plus de 1 000 km de pistes cyclables permettant de rejoindre la quasi-totalité des quartiers. À cela s’ajoutent des kilomètres de parcs et jardins dans lesquels pédaler par beau temps. DFDS souligne d’ailleurs qu’« avec des monuments mondialement connus à chaque coin de rue, choisir le vélo comme principal mode de transport permet de découvrir la ville rapidement et en toute sécurité ».
En deuxième position, Munich décroche 78,9 points grâce à un vaste réseau de voies dédiées. La ville bavaroise va même jusqu’à proposer des visites guidées à vélo de ses principaux sites. Et selon DFDS, « les ruelles pavées de l’Altstadt se prêtent particulièrement bien à l’exercice ». Helsinki complète le podium avec un score de 77,6. La capitale finlandaise est décrite comme « taillée pour les cyclistes », avec un ratio impressionnant de neuf kilomètres de pistes pour 100 000 habitants – supérieur à celui de Paris ou Munich. Le conseil de DFDS : « pédaler sur les itinéraires balisés dans les parcs et réserves naturelles pour s’évader le temps d’un séjour ».