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Rue David Bowie à Paris : retour sur trois personnages qui ont marqué la carrière de l’artiste

Rémi Morvan
Écrit par
Rémi Morvan
Journaliste, Time Out Paris
Time Out
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Le 10 janvier 2016, David Bowie passait l’arme à gauche, deux jours après la sortie de son dernier album. Huit ans après, la ville de Paris, où l’Anglais a fait sa première date à l’étranger en 1965, a décidé de lui rendre hommage en inaugurant une rue à son nom. Une bonne occasion de se replonger dans sa carrière et son goût pour le travestissement. On vous présente trois des personnages cultes incarnés par l'homme aux mille facettes, entre alter ego lunaire, icône glam et blondinet un chouïa dans l’excès. 

Major Tom

A jamais le premier… et le dernier personnage de David Bowie. Apparu dans la première phrase de la première chanson de son deuxième album Space Oddity (1969), Major Tom est un astronaute élucubrant avec la station terrestre (Ground Control) durant son voyage spatial. Il alunit de manière épisodique dans la carrière de Bowie. Il fait notamment son retour onze ans plus tard dans la chanson « Ashes to Ashes », avec une confession du chanteur : l’astronaute est un camé et très peu fréquentable. Et surtout, on le retrouve dans le clip de la chanson « Blackstar », sur son ultime album, sous la forme d’un… squelette. Le voyage est terminé.

Ziggy Stardust

Pas la peine de chercher plus loin : il est là, le plus célèbre avatar de Bowie. Juin 1972, l’Anglais déballe l’album The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, grande fresque glam pour laquelle il prend les traits de Ziggy Stardust, figure extraterrestre aux confins des genres arrivant sous nos latitudes tel un messie accompagné de ses Spiders from Mars, avant de tomber en disgrâce. Pendant un an, Bowie explose dans le monde entier (mais pas en France), porté par des tubes comme « Starman » et des concerts entremêlant drag show, théâtre et imaginaire mode. Après une déclinaison américaine de Ziggy avec Aladdin Sane, il met en scène sa mort lors d’une date à Londres le 3 juillet 1973. Une mort brutale et une influence éternelle – Starmania, on te voit.

 

Thin White Duke

David Bowie en noir et blanc. Au mitan des années 1970, l’Anglais drague les Etats-Unis, manufacturant un diptyque funk-soul synthétique de toute beauté avec les albums Young Americans et Station to Station. Pour la scène, il crée le Thin White Duke, un personnage blond platine piqué d’occultisme – et aux propos très controversés – inspiré de Burroughs ou Charlot. Gaulé comme une aiguille à tricoter et rituellement attifé d’un veston, le Thin White Duke est surtout une transposition scénique du quotidien de Bowie, vivant reclus et complètement paranoïaque dans un manoir à Los Angeles. Le tout avec un régime strict composé de lait, de poivrons et d’une quantité de cocaïne équivalente aux dividendes annuels des entreprises du CAC 40. A moitié fou, il file en Europe, abandonnant le Thin White Duke pour atterrir en Europe et lancer sa trilogie berlinoise.

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