DEBZA, Jusqu'ici tout va bien

Art, Street art
Recommandé
4 sur 5 étoiles
Loft du 34
© Loft du 34

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

Au programme ? Graff et mangas dans un spot industriel aux faux airs d’appart branché.

Temple du street art depuis 2016, le Loft du 34 parie sur une jeune création éclectique en exposant la crème de la crème de la nouvelle scène urbaine. A mille lieux des spots aseptisés du Marais, la galerie, nichée au fond d’une cour pavée rue du Dragon, mise sur une ambiance loft, entre cuisine américaine et murs en brique d’origine. Et jusqu’au 7 novembre prochain, c’est l’artiste toulousain Debza qui prend possession des lieux et présente son univers japonisant sur les murs dépouillés à l’occasion d’une expo intitulée Jusqu’ici, tout va bien (coucou Mathieu Kassovitz).

Même si son blaze invite à la bagarre (traduction du terme arabe “debza”), son art est tout sauf violent. Aussi bien inspirée par les dessins animés nippons du Club Dorothée que par l’univers du tatouage ou du street art, qu’il côtoie depuis des années, la peinture de Debza parle à tout le monde, ou du moins n'exclut personne. Alors qu’il provient du milieu ultra-coloré du graffiti, le Sudiste fait aujourd’hui le choix de l’épure et du noir et blanc – en référence au film La Haine peut-être ? –, ce qui confère à son taf un aspect aussi graphique qu’intemporel.

Se succèdent alors jeunes filles, Air Max aux pieds, tatouées à la manière des yakuzas ; bols de ramen et sushis qui donnent autant la dalle que dans Dragon Ball Z et chats tout mignons nous menaçant pourtant avec des couteaux. Debza nous fait voyager tout en exploitant des références de notre jeunesse, sans arrogance aucune, et ça, nous, on ne peut que kiffer.

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