Dora Maar

Art, Photographie
Recommandé
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Franck Raux / RMN-GP
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Time Out dit

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Retrospective de Dora Maar au Centre George Pompidou

Pour qui ? Les doux rêveurs
Voir quoi ? Une femme qui n’est (enfin) plus réduite à ses histoires d’amour

Si le nom de Dora Maar vient souvent après celui de Picasso, c’est pourtant celui d’une artiste à part entière, forte et indépendante, à qui il était temps de consacrer une rétrospective. Et rien que pour ça, on peut remercier le centre Georges Pompidou, qui réunit près de 430 œuvres de l’amante du Minotaure pour une expo d’exception, à découvrir jusqu’au 29 juillet prochain.

Son portrait le plus célèbre est celui d’une femme qui pleure, peint par Picasso en 1937. Pourtant, Henriette Theodora Markovitch, de son vrai nom, est bien plus que cette muse éplorée au nez de travers et au teint jaunâtre. Intellectuelle des années 30, elle incarne la modernité post-Années folles, passant de la photo de mode au surréalisme, du reportage de rue à la peinture abstraite, avec une liberté et un avant-gardisme déconcertants.

A travers un parcours chronologique, le musée rend hommage à une artiste écrasée par son statut de femme et par une relation « castratrice » avec le roi des cubistes, et dont la notoriété sera malheureusement posthume. Et quel dommage ! Parce qu’on découvre avec plaisir l’univers sombre et onirique de cette femme qui fait rimer sans difficulté pub de shampoing avec songe surréaliste (oui, c’est possible). Définition parfaite de l’esthète, Dora Maar illumine la saison d’été du centre Pompidou, le tout souligné par une scénographie d’une sobriété rafraîchissante (et après l’expo Vasarely, ça mérite d’être souligné) signée des commissaires Damarice Amao et Karolina Ziebinska-Lewandowska. Une expo qui accorde le génie au féminin.

Par Zoé Kennedy

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