King Slip

Art, Street art Libre
4 sur 5 étoiles
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© C.Gaillard
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Time Out dit

4 sur 5 étoiles

Fusion magnifique de trois cellules créatives.

C'est une question d'atomes crochus. Antoine (Bertrand), Claire (Courdavault) et Julien (Papa Mesk) se sont rencontrés pour la première fois l'été dernier pour l'exposition ‘Artwork’ de la Manufacture 111. De leur amitié aussi fulgurante qu'un coup de foudre est née une expérience artistique insolite et farfelue. Une collision des styles qui a mené à l'avènement d'un nouvel univers incroyablement abouti. 

Il était une fois trois ronins qui avaient fait pinceau commun....

C'est dans le secret des Jardins d'Alice – une résidence d'artistes à Montreuil – qu'a grandi sans heurt et sans anicroche le « bébé » de ce trio rimant avec brio. ‘King Slip’ – l'origine de son petit nom vous sera expliquée en détail si vous êtes bien sage, mais sachez d'ores et déjà qu'il y a une histoire bien culottée derrière tout cela – est en effet plus qu'une exposition collective où chaque artiste présente son travail indépendamment de celui de ses pairs. Non, en vérité, il s’agit là d’une collaboration, que dire, d’une coopération complice.

Partageant sans retenue leurs savoir-faire et imageries personnelles, les membres de cette triade se sont inspirés les uns des autres sans pour autant abandonner ce qui fait leur singularité. En témoignent les lettrages à l’encre de Chine (spécialité d’Antoine) réalisés par le graffeur Papa Mesk et exposés sous une délicate pluie d’origamis. Même si le plus flagrant symbole de l’épatante symbiose des trois amis réside surtout dans une fresque monumentale. Reprenant leurs animaux totems et signes astrologiques chinois, ce morceau de bravoure et de technicité – notamment au niveau de la légende entièrement travaillée à la feuille d’or – réunit à la fois la finesse des détails de Claire, la vitalité des tracés d’Antoine et la rigueur calligraphique du « tonton » Papa Mesk. N’importe quel élément esquissé a d’ailleurs vu passer le pinceau des trois compères au moins une fois.

Fruit d’un labeur à six mains, ‘King Slip’ est donc la preuve culottée que, comme souvent lorsque l'on trouve son ou ses alter-egos, on parvient à mettre le sien de côté. Afin d’atteindre plus sûrement l’indéfectible beauté – ou presque puisque la fresque est éphémère et sera recouverte au prochain projet d’envergure alors dépêchez-vous d’aller l’admirer…

'King Slip' fait non seulement partie de notre sélection d'expositions gratuites mais aussi de notre dossier des meilleures expositions à voir en ce moment.

Par Clotilde Gaillard

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