Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche
Aurae - Voyez-Vous (Vinciane Lebrun) -3154.jpg
© Vinciane Lebrun

Les expositions immersives à voir (ou pas) à Paris

Notre sélection d'expos immersives pour plonger la tête la première dans le monde de l’art.

Écrit par
Zoé Kennedy
Publicité

Visiter une expo en s’arrêtant quelques secondes devant chaque tableau, so 2010 ? Car depuis, les expos immersives s'enchaînent à Paname et ne se ressemblent pas. Œuvres interactives, art total, expériences sensorielles… Des formats inédits qui ont le mérite de brancher les amateurs d’art comme les néophytes qui veulent changer leur routine ciné du dimanche. Sans plus attendre, découvrez notre sélection d’expos immersives, pour plonger la tête la première dans le monde de l’art. 

Les expositions immersives à voir (ou pas) à Paris

  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques
  • Arts et Métiers

On aurait presque envie d’enfiler une combi spatiale au moment de débuter le parcours d’Aurae, tant cette expo tient du voyage extraterrestre. Respirez un grand coup et oubliez tout ce que vous savez de notre écosystème. Sous le regard (et les mains) de l’artiste canadienne Sabrina Ratté, des figures humaines muent en cyborgs, l’organique s’amalgame avec la robotique, les motifs floraux se disloquent selon des logiques improbables et nos structures urbaines sont drapées de contours énigmatiques, que ce soit à travers des vidéos moites, des installations sculpturales monumentales ou des créations sonores ésotériques. Flippant ? Un peu. Mais planant, surtout.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • Arts et Métiers

Shiny Gold ? C'est cette installation XXL imaginée par Nelly Ben Hayoun. Entre sol miroir, tentacules sortant de nulle part et gros organes dorés squattant l’espace, on ne voit d’abord pas bien où veut en venir l'artiste. Mais on réalise très vite que l’artiste n’est pas folle, loin de là : à travers un ensemble qui se joue des échelles, elle tente de nous faire relativiser notre place dans le monde, toute petite face au Soleil, et propose de nous concentrer sur les énergies qui se connectent entre elles en réfléchissant à la fragilité de notre écosystème. Une installation aux inspirations New Age imaginée en collaboration avec des scientifiques, qui se visite pieds nus. L’ambiance, plus proche de celle d’une boîte de nuit branchée que d’une expo traditionnelle, nous encourage à nous immerger à 100 %, à avancer dans un intestin grêle, à plonger dans une piscine à boules ou à partir à la rencontre de champignons géants.

Publicité
  • 5 sur 5 étoiles
  • Art
  • Installation
  • La Villette

Divisée en six parties, l’expo nous plonge dans l’histoire d’un genre longtemps négligé, moqué, mis de côté. Grâce à une scéno très travaillée et à la multitude de supports proposée par la Philharmonie, on assiste à la croissance inarrêtable du genre, passant des quais du métro parisien aux ondes radios ou au petit écran avec H.I.P. H.O.P, émission animée sur TF1 par Sidney dans les 80’s. Mais attention, le hip-hop, ce n’est pas que du gros peu-ra. Danse, block party, graff et mode, chaque pan de la culture est passé au crible par la Philharmonie qui propose un ensemble d’archives photo, de sapes, ou même une reconstitution d’une rame de métro dans laquelle on est – pour une fois – content de monter. Mais le clou du spectacle réside dans une immense salle immersive à 360 degrés où l’on peut entendre Diam’s chanter qu’elle “emmerde le Front national" et NTM foutre le feu à la scène.

  • 4 sur 5 étoiles
  • Art
  • Arts numériques
  • France

Encore une fois, le mastodonte super-numérique de la rue Saint-Maur voit double et célèbre deux géants de l’histoire de l’art : Paul Cézanne et Vassily Kandinsky. Au programme ? De la couleur, de la modernité et de l’émotion. Première escale de cette excursion en deux étapes ? Le Sud impressionniste du maître provençal Cézanne, version 2.0. Imaginé par Gianfranco Iannuzzi et le studio Cutback, le show numérique reproduit le traitement de la matière unique de Cézanne, rendant compte de son obsession pour la montagne Sainte-Victoire et nous invitant à pénétrer dans son univers coloré fait de natures mortes, de portraits et de vues du Sud. Et le tout en musique s’il vous plaît ! Au final, ce sont quelque 500 œuvres numérisées qui nous transportent à Aix plus vite qu’un Ouigo. Manque plus qu’un petit pastaga pour compléter le tableau.

Publicité
  • 2 sur 5 étoiles
  • Art
  • Jaurès

Organisée en partenariat avec le Balloon Museum de Rome, l’expo Pop Air rassemble une quinzaine d’artistes sous la Grande Halle de la Villette qui s’expriment tous à travers le… ballon ! Lorsque l’on arrive dans le premier espace, on est accueillis par une immense fontaine kawaï qui semble tout droit sortie d’un Miyazaki. OK, on comprend vite le délire et on sent que l’exposition sera plus un événement mignon conçu pour Insta que l’occasion d’amorcer une vraie réflexion autour de l’art gonflable. Piscine à boules régressive, salle psychédélique pleine de miroirs et de sphères colorées, reproduction de chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art en baudruche, tout ici est plaisant. Mais si l'expérience est immersive et esthétique, tactile et rigolote, elle manque aussi cruellement de réflexion, reléguant toutes les œuvres au statut de pur divertissement, faisant de l'événement une fête foraine estampillée “artistique” plus qu’une vraie expo. Et ça, c’est vraiment dommage.

Recommandé
    Vous aimerez aussi
      Publicité