Marche et démarche, une histoire de la chaussure au MAD

Art, Textile
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Marche et démarche, une histoire de la chaussure au MAD

Time Out dit

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Plus qu’un accessoire, le soulier se dévoile ici sous toutes ses coutures, de marqueur social à œuvre d’art malgré lui.

Pour qui ? Les fashionistas passionnées d’Histoire (une association plus fréquente qu’il n’y paraît).
Voir quoi ? Des chaussures plus folles les unes que les autres

En cette période de soldes, il y a sûrement une paire de pompes à -70 % qui vous a fait craquer. Mais savez-vous qu’en plus de mettre en valeur vos fringues, la chaussure raconte une histoire vieille de plusieurs siècles ? Pour conjuguer amour du style et de l’Histoire, rendez-vous au MAD qui poursuit sa programmation axée sur le rapport au corps et à la mode à travers cette expo consacrée à la chaussure.

L’histoire de cet événement inédit débute avec la découverte d’un tout petit soulier ayant appartenu à Marie-Antoinette. Connue pour ses grandes coiffes et son amour des brioches, la femme de Louis XVI portait également des chaussures taille 33 alors qu’elle était âgée de 37 ans. À la question « comment est-ce possible ? », le MAD répond par un corpus de 500 œuvres présentées de façon chronologique. 

« Dis-moi comment tu marches, je te dirai qui tu es ». L’adage est réexploité par le musée qui s’intéresse au mouvement de la marche aussi bien qu’à la démarche comme marqueurs temporels, sociaux ou même géographiques. On découvre ainsi que le culte des petits pieds concernait aussi bien les femmes asiatiques que la noblesse française du XVIIIe siècle, que les pénuries durant la guerre ont provoqué le port de semelles en bois engendrant un pas saccadé, ou que les babouches nord-africaines avaient le bout relevé pour empêcher le sable de s’y infiltrer. 

Après avoir rempli notre répertoire de fun facts pour les semaines à venir, l’expo se poursuit sur des créations contemporaines avec des modèles carrément importables relevant plus de l’œuvre d’art que de la savate. De la ballerine vertigineuse de Christian Louboutin et David Lynch à l’« Hommage à Calder » de Benoît Méléard en passant par le pied de bouc d’Iris Schieferstein, autant de modèles qui nous font voir nos Converse défraîchies d’un autre œil. Petit plus de l’expo ? On peut essayer certaines pièces en fin de parcours ! De quoi prolonger un peu la Paris Fashion Week…

Par Zoé Kennedy

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