Shunk-Kender – L’art sous l’objectif, 1957-1983

Art, Photographie
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Time Out dit

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Pour qui ? Ceux qui trouvent que « franchement, lart, cétait mieux avant »
Voir quoi ? Des photographies emblématiques

On a tendance à conclure nos passages à Beaubourg par la galerie de photographies, souvent sans même nous renseigner sur la programmation. Cest précisément dans cet état desprit qu'on a visité lexpo Shunk-Kender, qui tente de survivre écrasée sous le(s) poids de Vasarely, expo blockbuster visible quelques étages au-dessus. Ressortie oppressée par les effets doptique et la foule de smartphones autour de nous, cest sans attente particulière qu'on se dirige vers lexposition de deux photographes dont on na jamais entendu parler.

Quelle bonne idée de terminer notre périple par cette expo ! Si les noms de Shunk et Kender ne nous disaient rien, leurs photographies parlent pour eux. Du Saut dans le vide dYves Klein (1960) à la Sexlife dAndy Warhol (1965), toutes les stars des sixties, de Paris à New York, sont capturées dans des clichés en noir et blanc hypnotisant, présentés pour la première fois en France, cinq ans après la donation faite au musée par la Fondation Roy Lichtenstein.

Mais qui sont ces fameux Shunk et Kender qui fréquentaient le gratin de lart et dont on ne sait pourtant pas grand-chose aujourdhui ? Formé auprès de Madame dOra, l’Allemand Shunk rencontre le Hongrois Kender en 1957. Et aussi bien sur le plan personnel que professionnel, cest le coup de foudre entre les deux photographes qui finiront par ne faire plus quun, signant leurs œuvres dun unique patronyme durant plus de 15 ans. À laube de la performance, les photographies de Shunk- Kender capturent « lart en train de se faire » et restituent les happenings des nouveaux réalistes, de Villeglé à Niki de Saint Phalle.

Complètement intégrés, ils en viennent à saisir lintimité de leurs sujets, photographiant Arman dans son bain ou Warhol au pieu avec Edie Sedgwick et Gerard Malanga. Dans une scénographie alternant 50 nuances de gris, on se retrouve propulsé dans un univers nostalgique où les artistes pétaient toutes les barrières de la bienséance, expérimentant et repoussant sans cesse les limites de la création.

Inspirant.

Par Zoé Kennedy

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