Ulrich Lamsfuss, 'Afternoons in Utopia'

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 ('Dirk Hasskarl, Michel Houellebecq (2003)', 2010 / © Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris — Photo : B.Huet, Tutti )
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'Dirk Hasskarl, Michel Houellebecq (2003)', 2010 / © Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris — Photo : B.Huet, Tutti

'Dirk Hasskarl, Michel Houellebecq (2003)', 2010

 ('Ambassador of France' / © Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris — Photo : B.Huet, Tutti )
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'Ambassador of France' / © Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris — Photo : B.Huet, Tutti
 ('Chinakohl', 2010 / © Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris)
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'Chinakohl', 2010 / © Courtesy de la galerie Daniel Templon, Paris
 (Ulrich Lamsfuss devant son exposition à la galerie Daniel Templon / © Tania Brimson / Time Out)
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Ulrich Lamsfuss devant son exposition à la galerie Daniel Templon / © Tania Brimson / Time Out
 ('Chris Rehberger, Double Standards' / © Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris — Photo : B.Huet, Tutti )
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'Chris Rehberger, Double Standards' / © Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris — Photo : B.Huet, Tutti

Au moment où Gerhard Richter investit le Centre Pompidou, un autre partisan de l'hyperréalisme expose rue Beaubourg (jusqu'au 21 juillet 2012) sa vision « post picturale », telle qu'il se plaît à la décrire, de l'art du chevalet : Ulrich Lamsfuss. Le peintre allemand s'acharne à reproduire minutieusement à l'huile sur toile des photos parues dans des journaux, des revues de cinéma, des publicités, des manuels scolaires... Autant d'images qu'il se réapproprie, lentement, case par case sur une échelle de restitution, comme pour lutter contre la banalisation de notre culture visuelle. Les tableaux les plus grands lui demandent plusieurs mois de travail et les expositions de Lamsfuss se font rares – raison de plus pour profiter de son passage à Paris pour poser quelques questions à ce brillant manipulateur d'images, qui croit dur comme fer au pouvoir de la peinture, dans un monde où la surconsommation d'images est devenue monnaie courante.

Natures mortes, publicités de mode et photoreportages se croisent dans son expo à la galerie Daniel Templon. Des célébrités figées sous les couches de térébenthine y rencontrent aussi d'illustres inconnus, exposés à leur tour sous les projecteurs, sans souci de hiérarchie. L'artiste berlinois revient avec nous sur ce parcours troublant, qui questionne la notion de copie et d'original avec une espièglerie rare. Un itinéraire semé d'embûches au fil duquel les sujets s'entrechoquent pour mieux déstabiliser le regard et mettre le doigt sur la corrosion du rapport entre le vrai, l'artifice et leurs représentations. De quoi réapprendre à regarder : en se méfiant, plus que jamais, des apparences.

 

> Lire la suite de notre interview d'Ulrich Lamsfuss

> Lire notre critique de l'exposition de Gerhard Richter au Centre Pompidou

Par Tania Brimson

Publié :

Téléphone de l'événement 01.42.72.14.10
Site Web de l'événement http://www.galerie-obadia.com/
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