Victor Brauner. Je suis le rêve. Je suis l'inspiration.

Art, Peinture
Victor Brauner
Victor Brauner

Time Out dit

Il aura fallu attendre 50 piges pour que les œuvres de Victor Brauner (1903-1966), génial peintre tourmenté, soient de nouveau exposées à Paname. On le doit au Musée d'Art Moderne, qui a décidé de lui consacrer une rétrospective entre peintures, dessins et sculptures. Et autant vous prévenir tout de suite, en décidant de bourlinguer dans le musée, vous allez atterrir dans un monde étrange, prophétique et profondément indéfinissable. Car de son son avant-gardiste jeunesse roumaine à ses ultimes créations érotico-mythologiques, le bonhomme n'aura eu de cesse tout au long de sa vie de dépasser les lignes stylistiques, les limites de la conscience, et de rencontrer tout ce que l'art avait de synapses fécondes.

Adepte, apôtre puis paria du mouvement surréaliste, il débarque à Paris, rencontre André Breton – qu'il croque dans son Portrait d'André Breton – mais aussi Giacometti. Il est aussi fortement inspiré par deux mastodontes du mouvement, Dali et Chirico. Avec bien entendu pour résultat, des toiles aux thèmes et aux lignes à faire délirer un buvard de LSD.

Car ce qui marque aussi, c'est cet aspect mystique des œuvres et du personnage de Brauner. On évoquera notamment son œil perdu en 1938, à mettre en rapport avec cet Autoportrait figuré en... 1931, où il se représentait alors déjà avec un œil en moins ! Et au final, c'est parce qu'elles touchent à l'étrange et à l'inconnu, que les œuvres de Victor Brauner vont déranger et bousculer. Et c'est bien pour cela qu'il faut se précipiter au MAM : pour rêver et s'inspirer. Amen !

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