À l’époque actuelle, il reprend les codes du XVIIIᵉ siècle (références au Petit Trianon et au style de Louis XVI), retravaillés par Christophe Tollemer, architecte d’intérieur et directeur artistique des Maisons Airelles. Dans l’entrée, un portrait rare de Louis XIV. Les vrais cheveux, pas de perruque. Le roi les a perdus jeune, de maladie, lançant presque malgré lui la grande mode capillaire de Versailles. Sous l’escalier, une chaise royale d’époque, sa structure presque intacte. Autour, les boiseries, le mobilier d’époque.
13 chambres, comme une maison privée, chacune avec sa personnalité et le nom associé (Madame de Fouquet nous prêtera la sienne). Lustres en cristal, ornements d’origine, tapisseries Pierre Frey, literie à la hauteur du lieu : des lits signés Tréca, développés spécialement pour Airelles. Il est possible de s'offrir le matelas, pour 11 628 euros. Les chambres sont volontairement dépourvues de télévision afin de préserver l’harmonie du décor, mais, sur demande, un écran peut être installé. Réveil façon Marie-Antoinette, orchestré par un majordome.
Au bout d’un couloir voûté, un spa Valmont (qui offre même des rituels pour les enfants). On croise peu de monde. Avant de passer à table, le bar de la Chapelle, à deux pas du Grand Banquet. On s’y pose pour un cocktail signé Margot Lecarpentier (du bar Combat à Belleville, désigné « meilleur bar responsable » en 2023 par Time Out) : des compositions fruitées, parfois acidulées, avec ou sans alcool, comme « La Fée Verte », à base d’absinthe. À retrouver aussi à table, plus tard, en pairing.
Direction le Grand Banquet d’Alain Ducasse (et du chef exécutif Stéphane Duchiron), où tout est pensé comme un dîner d’époque. Automne 1784. D’emblée, on change de peau : Duc, Duchesse, vos nouveaux titres pour la soirée. Arrive un festin digne de la table du Roi. Des plats longuement mûris, parfois pendant des années, comme le céleri au beurre blanc. Bel hommage à l’art culinaire du XVIIIe siècle, à l’opulence des festins royaux qui va avec.







