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Critique
Avant de pousser la porte de cette superbe maison d’hôtes du Perche sarthois, plusieurs phrases se bousculent. Un « C’est loin mais c’est beau » pompeusement chiraquien, « C’est un chemin ou un pré ? » en regrettant de n’avoir pas loué un Hummer, et un non moins inquiet « Attends, je crois qu’on est chez des gens ». Car de l’extérieur, cette longère antique intégralement retapée par Anouck Leclercq et Jean-Baptiste Oger, fondateurs de Superchinerie, ressemble à s’y méprendre au logis d’une famille nombreuse. Mais en pénétrant dans l’entrée, on se croirait catapulté dans le logis de César Manrique, artiste fantasque de l’île de Lanzarote, source d’inspiration majeure du lieu. Murs blanchis, bois brut, mobilier chiné, pièces design et une ergonomie quasi parfaite, élaborée avec cet instinct propre aux bricoleurs autodidactes.
Dans la grande pièce à vivre, une cuisine ouverte où élaborer des menus dantesques sur la comète, une grande table où cultiver sa brioche de bon matin, et un espace salon chauffé par l’âtre. En matière de couchage, il faudra se répartir la coquette chambre du bas et les deux suites à l’étage, dont celle adossée à une salle de bains avec baignoire des années 20 et vasque sensuelle, et une autre à l’esprit plus monacal, pensée pour les littéraires. Avec un séjour minimum de deux nuits, histoire de perdre pour de bon toute forme de repère. En refermant la porte dans l’autre sens, on ressent ce doux sentiment qui manque au quotidien parisien, et que l’on appelle communément : la légèreté.
Prix : à partir de 850 € pour deux nuits
Kit de beauté : savon douche, savon mains et shampoing Refyld.
Petit-déj : thé, café, pain frais, beurre, confiture, yaourts, granola, jus de fruits (sur commande)
Le petit plus : la possibilité de faire appel à un chef à domicile pour préparer le dîner
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