Monde icon-chevron-right France icon-chevron-right Paris icon-chevron-right L’Ar’péro à la Recyclerie : boire un coup et apprendre à peindre

L’Ar’péro à la Recyclerie : boire un coup et apprendre à peindre

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Retrouver ses amis autour d’un verre après le boulot ET réaliser un beau tableau : voici le concept innovant de cet apéro artistique.

Non, boire un coup et donner des coups de pinceau ne sont pas incompatibles. On en a eu la confirmation un mercredi soir, à 20h30, sur la mezzanine de La REcyclerie. Alors qu’en guise d’afterwork on avait l’habitude de s’agglutiner sur les terrasses des bars, comme 85 % de la population parisienne, on a cette fois décidé d’associer notre éthylisme à de l’esthétisme. Et ce en prenant part à des Ar’péros, soirées insolites à mi-chemin entre l’apéro et l’atelier créatif.

 

© Ar'péro

 

Cette idée, ce sont Emilie et Guillaume qui l’ont importée d’Amérique du Nord. Partant du principe que l’art procure des bienfaits insoupçonnés et que tout le monde peut le pratiquer, le couple organise donc depuis quelques mois des sessions de peinture pour adultes au sein de divers lieux culturels et bars branchés de la capitale (La Recyclerie, mais aussi L’Anticafé, Poïèsis des Arts, Le Café Fluctuat Nec Mergitur, etc.). Pendant environ deux heures, une petite vingtaine de curieux se lancent ainsi un défi : celui de reproduire un tableau (ici, des branches de cerisier sur un fond jaune et vaporeux). Et ce sous la houlette d’un artiste reconnu (en l’occurrence, la talentueuse et autodidacte Allanduk, que vous avez peut-être déjà croisée au salon Art Shopping du Louvre).

 

© C.Gaillard

 

Mets-y les doigts et lâche-toi ! 

Après avoir commandé un cocktail au bar de La REcyclerie, on s’installe devant un chevalet surmonté d’une toile 60x40 et de pinceaux tout neufs. L’ambiance est conviviale, mais nous ne sommes pas totalement serein : après tout, notre dernière expérience en matière de peinture remonte à la primaire, avec madame Janzac. Ou à la rénovation de notre salle de bains, mais pas sûr que cela compte… Bref, autant le dire tout de suite : on est loin d’avoir l’âme d’un Picasso. « Qu’importe ! Personne n’est ici pour vous juger. L’important est que vous vous laissiez aller », nous rassure Emilie. Ce que confirme également Allanduk, qui fera preuve avec nous d’une patience et d’une pédagogie inouïes.

 

© C.Gaillard

 

© Ar'péro

 

© Ar'péro

 

Et pour nous détendre d’emblée, Allanduk nous enjoint à recouvrir la toile de blanc et de jaune avec… nos mains ! Patouiller avec les doigts pour former des nuages : un plaisir régressif qui nous fait très vite oublier nos lacunes et les aléas de la journée – chose qu’une banale discussion autour d’un verre ne fait souvent que ressasser. Euphorique, les paluches pleines d’acrylique – « peinture idéale pour ce genre d’ateliers parce qu’elle sèche vite », dixit Allanduk –, nous sommes à présent en condition pour attaquer le gros-œuvre !

Comment des petits points nous font (re)découvrir nos talents cachés

Après un détour par les lavabos pour se laver les mains, nous empoignons donc notre pinceau et le plongeons dans l’assiette en plastique qui nous sert de palette. Puis, sous les recommandations de l’artiste, nous nous adonnons avec application au pointillisme afin de créer des buissons fuchsia. "Le poinçonneur des Lilas" façon petits points résonne dans notre tête, que l’on tourne régulièrement vers Allanduk en train de refaire en temps réel son tableau. On se demande bien comment notre amas de taches et de traces finira par ressembler à son modèle, mais nous lui faisons entièrement confiance. Après tout, elle a plusieurs années d’expérience derrière elle et nous seulement une heure…

 

 

Allanduk nous guide pas à pas sur le chemin de l'art
© C.Gaillard

 

 

 

 

 

 

Allanduk passe entre les chevalets, observe et nous livre ses astuces avec bienveillance. Sans être constamment derrière nous, elle ne nous donne jamais l’impression d’être abandonné, démuni face à notre toile barbouillée. « Ca change des ateliers où d’habitude on pose devant nous une sculpture et on nous dit "reproduisez-la" sans plus d’explications », souligne Marion, habituée des cours d’art plastique donnés par certains musées.

A force de persévérance et d’écoute – bien qu’entendre notre « professeur » dans le brouhaha ambiant de La REcyclerie, passant du Fakear en boucle, ne soit pas toujours facile –, nous voyons peu à peu apparaître un paysage ressemblant à celui d'Allanduk. Certes, chaque tableau a ses imperfections, ses incohérences et ses erreurs de perspectives (tiens, une grosse branche sortant d’un petit bosquet) mais c’est ce qui fait l’œuvre unique. Et finalement plutôt belle ! Un constat qui ne manque pas de booster la confiance en soi, faisant de ces Ar’péro une séance d’art thérapie à part entière. On repart donc le sourire aux lèvres, de nouveaux amis dans son carnet d’adresses et un nouvel ornement de décoration pour notre salon sous le bras. Convaincu par le concept et déterminé à participer bientôt à un nouvel Ar’péro.

 

 

Une belle mosaïque d'œuvres uniques (et franchement pas si mal !)
© Ar'péro

 

 

 

 

Quoi ? • Ar’péro (boire ou produire, plus besoin de choisir).
Où et quand ? • Le prochain Ar’péro aura lieu le jeudi 16 mars au Gourmet Gourmand, de 19h30 à 21h30 (voir le tableau à réaliser).
Combien ? • Une place 39€. Dès deux places achetées ou plus : 30€ par personne. 

Plus d'informations sur la page Facebook de l'Ar'péro

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