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Les Petits Collectionneurs : l'art en culotte courte

Les Petits Collectionneurs : l'art en culotte courte
© C.Gaillard

Qui a dit que les œuvres d’art n’étaient réservées qu’aux grandes personnes ?

Tout est parti d’un constat simple. Celui de Colombine de Forville quand, à la naissance de son fils il y a trois ans, elle a voulu décorer la chambre à coucher du bébé : hormis des oursons jouant naïvement au ballon et des ballerines en tutu dessinées façon école élémentaire, le choix de tableaux à accrocher au-dessus du berceau s’est avéré bien limité. Pour Colombine, qui baigne dans l’art depuis toute petite et souhaite transmettre le « virus » à ses enfants, c’est un non-sens. « Alors que le monde des adultes a été décliné en version enfant dans tous les domaines, des accessoires de mode au mobilier design, je ne trouvais rien de créatif ou de graphique dans l’art jeunesse », se désole-t-elle.

 

Colombine de Forville a créé Les Petits Collectionneurs grâce à une bonne idée, au savoir-faire d'un papa imprimeur dévoué et surtout beaucoup de volonté.
© C.Gaillard

 

 

 

 

Epaulée par son père, imprimeur de métier possédant un atelier traditionnel dans le Gard, son frère galeriste à la Taka Ishii et une famille d’avides collectionneurs, cette jeune et dynamique maman se lance donc dans un défi de taille : commercialiser des œuvres d’art (à prix tout doux) pour les bouts de chou. Tellement belles qu’elles rendraient leurs parents « jaloux ».
Ainsi naît, en 2014, le site ‘Les Petits Collectionneurs’.

Une palette de styles et de sujets pour trouver le tableau parfait 

Et le résultat est à la hauteur de ses ambitions : en deux ans, Colombine a rassemblé autour d’elle et de ses « petits collectionneurs » une communauté d’artistes connus (Steffie Brocoli, Agathe Singer, Virginie Morgan…) ou moins connus (C-Go, Jessica Das, Troy Henriksen…), mais tous très emballés par son projet innovant. Il faut dire que Colombine leur laisse une totale liberté de création tout en leur permettant de retomber en enfance : le rêve ! 

© C.Gaillard

 

« L’important est que le thème choisi soit universel et illustré de manière inédite », expose Colombine. Ainsi, du « bestiaire bestial » au stylo encre noir de Clémence Thienpont aux oiseaux chamarrés d’Alice Ricard en passant par la ville fantasmée de Julie Zeitline et les planches entomologiques à la plume de Camille Chevrillon, les univers sont divers et le choix vaste. A tel point que son showroom de 100 m2 – établi dans une ancienne usine de confection reconvertie en un beau et spacieux loft où habitent aussi Colombine et sa petite tribu – déborde de cadres (sur les murs blancs, les étagères en bois clair et même posés sur le parquet : une vraie galerie !)  

D’ailleurs, sur quels critères Colombine a-t-elle sélectionné tous ces illustrateurs, dénichés au gré de ses coups de cœur ? « Pour leur style et leur inventivité bouillonnante bien sûr, mais également pour leur capacité à raconter une histoire compréhensible en un coup d’œil, un dessin narratif se suffisant à lui-même pour être décoratif », nous explique l’entrepreneuse. Pour cause : afin de ne pas catégoriser les œuvres, celles-ci se doivent de brosser plusieurs tranches d’âges et de convenir aussi bien aux chambres des petites filles qu’à celles des petits garçons. « Voire à celles des parents », s’amuse Colombine.

© C.Gaillard

 

Le bon goût n’a pas d’âge (mais doit rester abordable)

En même temps, à 85 € le petit format (30 x 40 cm), 150 € le grand (50 x 65 cm) et environ 240 € le dytique (ensemble de deux tableaux), il est très facile de se laisser tenter sans trop se ruiner. Surtout pour une œuvre exclusive signée, rare (car les lithographies tirées à l’imprimerie familiale du Gard ne sont éditées qu’au nombre de cinquante exemplaires), numérotée, encadrée à domicile par Colombine (avec vitre en plexiglas pour plus de sécurité), vendue avec son certificat d’authenticité et expédiée sous 48h (« parce je ne sais pas vous mais moi je n’aime pas attendre », confie notre hôte avec un clin d’œil).

Et pour prouver la qualité d’impression, Colombine nous enjoint à sentir l’odeur d’encre qui émane des dessins, les couleurs franches ou les points du jet presque invisibles pour les reproductions numériques, et à soupeser le papier, lourd et épais. Pas de doute, c’est du travail de pro. Même le carton d’envoi est made in France !
« Après tout, ce n’est pas parce que ce sont des tableaux pour enfants qu’il faut brader la qualité », revendique Colombine. 

 

Sur la grande table en bois du salon-show room, s'étalent des œuvres que Colombine s'apprête à emballer et expédier.
© C.Gaillard

 

 

 

 

 

En s'approchant, on remarque la finesse du grain des œuvres imprimées numériquement et des lithographies.
© C.Gaillard

 

 

 

 

 

Partisane de l’éveil à l’imagination et de l’apprentissage du bon goût dès le plus jeune âge, cette ancienne communicante média devenue éditrice emprunte parfois la casquette d’organisatrice d’événements. Prenant pour credo que rien ne vaut le contact humain et la découverte de l’art en direct, Colombine ouvre souvent son appartement-showroom pour des anniversaires, des ateliers kids, des shootings photo (le mur entièrement décoré dans la chambre dans son petit garçon s’y prête très bien) ou des ventes privées, comme celle de Noël qui arrive bientôt. Que ce soit donc dans le loft de Colombine ou sur le site en ligne des Petits Collectionneurs – qui s’est refait une sacrée beauté au mois d’octobre –, vous trouverez forcément le cadeau idéal pour les amateurs d’art de moins 7 à plus 77 ans.

Par précaution, rangez toutefois feutres et crayons en lieu sûr : il se peut que vos petits Picasso en herbe, emportés dans un élan créatif suscité par leur nouvelle décoration, ne soient tentés de prolonger l'oeuvre sur les murs.

Quoi ? • Les Petits Collectionneurs.
Où ? • Showroom à visiter au 35 rue de Trévise, Paris 9e. Ou sur internet.
Quand ? • Ouvert à votre demande, sur rendez-vous, au 06.75.50.50.28.
Combien ? • 85 € le petit format, 150 € le grand et environ 240 € le dytique (tableaux encadrés).

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