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Take Eat Easy, une histoire qui se termine

Par Eva Yoro
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« C’est ici que prend fin l’aventure Take Eat Easy. Nous sommes fiers et heureux d’avoir été au centre de cette révolution et avons adoré pouvoir vous livrer les meilleurs restaurants de France, mais malheureusement, il est temps pour nous de vous dire au revoir ». C’est avec ces quelques mots que la société spécialisée en livraison de repas à domicile a annoncé sa fermeture ce mardi 26 juillet, via un communiqué. Trois ans après son lancement à Bruxelles, la start-up belge vient d’être placée en redressement judiciaire et ce, malgré un succès croissant et des livreurs à vélo toujours plus nombreux.

Développée dans vingt villes européennes, dont Londres, Paris ou encore Madrid, Take Eat Easy a enregistré des scores records, particulièrement cette dernière année, comme le rappelle Chloé Roose, cofondatrice de la société : « La semaine passée, nous avons dépassé le million de livraisons. Et malgré ça, nous sommes aujourd’hui en redressement judiciaire. En une année, nous avons connu une croissance mensuelle de plus de 30 %, franchi le cap du million de commandes, accru notre portfolio de restaurants de 450 à 3 200 et notre base de clients de 30 000 à 350 000. »

Outre une sérieuse concurrence (Deliveroo, Foodora, Tok Tok Tok...), la fermeture du livreur à domicile s’explique également par un problème de rentabilité des coûts ainsi que par le refus d’une troisième levée de fonds de la part de ses investisseurs (les Allemands Rocket Internet, les Britanniques DN Capital, entre autres). D’après Le Soir, la société sera probablement rachetée et « susciterait l’intérêt de la part d’investisseurs français (Foodora) et allemand (GeoPost) ». Ce qui pourrait relancer la marque et rassurer les clients.

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