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Visite du LAB-14 : un parcours de street art en demi-teinte

LAB 14 escaliers
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Djalouz et Drika Chagas
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les lignes sans fin de Cervo
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l'aventure psychédélique de Morne
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C’est dans le bâtiment historique de la poste du 14e que l’équipe à l’origine de la Réserve Malakoff a établi son nouveau Q.G. d’art urbain. 

Soyez prévenu : le LAB-14 est loin d'avoir la même fraîcheur et authenticité que le Grand 8 du street art qui nous avait fait rêver cet été.

En entrant dans ces anciens locaux de la poste, c’est à peine si l'on remarque l’installation animale en 3D de Mosko, tristement reléguée à l’entrée. On découvre ensuite un hall tapissé d'un enchevêtrement de graffitis évoquant les escaliers du 59 Rivoli. Et là, c'est non sans surprise que nous découvrons une immense galerie exposant les œuvres à la vente plus qu’à la découverte.  

 

 

Mosko
© Clotilde Gaillard / TOP

 

 

© Anna Maréchal / TOP

De grands espaces… et beaucoup de vide

Des tableaux de Seize, des toiles de Morne, Djalouz ou encore Pesca éparpillés sur les grands murs blancs de l’espace au rez-de-chaussée, et leurs prix bien affichés. En déambulant à travers les salles à la disposition compliquée à appréhender, on se retrouve parfois face à des mystères dignes des plus obscures expositions d'art contemporain. Comme par exemple ces néons récupérés de l'ancienne poste, négligemment posés dans une pièce et clignotant sous notre regard perplexe. L'intention de réhabiliter l'ancien mobilier est louable mais on a l'impression qu'il n'y a pas de véritable réflexion artistique derrière.

Autant dire que l’ambition du LAB-14 est presque aussi grande que sa surface : 1 600 m2 d’espace à investir mais un projet qui s’éparpille un peu, aux dépens des œuvres elles-mêmes.

 

La galerie du 1er étage.
© Anna Maréchal / TOP

 

L’art urbain en construction

Mi-résidence d’artistes mi-galerie, le LAB-14 se présente comme un lieu évoluant sous les yeux du public. En résulte des œuvres inachevées et des espaces mal exploités, qui se succèdent plus qu’ils ne se répondent. La visite des différentes salles est certes intéressante et certains artistes se distinguent clairement dans leur utilisation de l’espace (mention spéciale au duo Evazésir et son univers de bois et de portraits), mais le projet en lui-même peine à trouver sa cohérence, sa cohésion. A l'inverse de la Réserve qui avait su allier l'hétérogénéité des styles et l'émergence d'une œuvre globale.

 

L'univers du duo Evazésir.
© Anna Maréchal / TOP

 

Parenthèse éphémère pour un lieu voué à disparaître, le LAB-14 est en somme un parcours de street art en demi-teinte : un lieu dédié à l’art urbain au cœur de Paris qui promeut la diversité de ses artistes, mais malheureusement dans un cadre trop normé et circonscrit. Il faudra a priori attendre le 24 janvier pour le découvrir dans sa version finale, un mois avant sa destruction définitive. Le LAB-14, un laboratoire d'expérimentations artistiques et un bouillon de culture prometteur mais dont la formule ne prend pas.

Quoi ? • LAB-14, l’art urbain en construction.
Où ? • 140 boulevard du Montparnasse, Paris 14e.
Quand ? • Du 15 décembre 2016 au 26 février 2017. Du mercredi au dimanche de 13h à 20h. Nocturnes jeudi et samedi jusqu'à 22h. Fermetures exceptionnelles les 24 et 25 décembre ainsi que le 31 décembre et le 1er janvier.
Combien ? • 2 € l’entrée. 

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Commentaires

3 comments
Christine J

Si vous aimez voir les artistes à l'oeuvre, courez au LAB14


Certes, c'est encore le chantier donc cela peut paraître "désordonné voire décousu" mais quel plaisir de voir travailler les artistes ce qui est, pour moi, un gros plus. Vu Marko, Mle Maurice, Depose, Snez, SIr, Nosbe .. et d'autres. 


Et j'ai trouvé très intéressant de découvrir leur travail sur toile au sein de la galerie d'expo/vente.





Raphael A

Le lab14 est une expérience qui permet aux visiteurs de suivre l évolution et la mise en place d un événement artistique tout en rencontrant les acteurs de ce projet il ne faut surtout pas le comparer à la réserve Malakoff qui était une idée complètement différente je vous donne rendez vous le 24 janvier pour retrouver les sensations plus classique d une exposition et de son vernissage

Gérard Laux Dit M

Chère Anna, votre sollicitude me touche mais je ne me suis en aucun cas senti relégué à l'entrée car j'ai moi-même choisi cet espace qui m'a séduit. Si il est vrai qu'on peut aisément "passer à travers" au sens propre, la surprise devrait s'opérer lors de la sortie. De plus j'ai depuis sonorisé l'installation ce qui devrait renforcer sa présence.

Je ne me permettrai pas de contester votre vision du Lab 14, j'espère simplement que votre avis changera au fil de l'évolution des installations, concept de cet événement. Bien cordialement Mosko