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Musée Maillol

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Musée Maillol
Musée Maillol
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Time Out dit

Dina Vierny a 15 ans lorsqu’elle rencontre Aristide Maillol, dont elle devient le modèle de prédilection. Pendant plus de dix ans, le sculpteur la représente sous toutes ses coutures et dans tous ses états. Des œuvres comme 'L’Air' et 'L’Harmonie' naîtront de cette collaboration entre l’artiste, fasciné par la beauté du corps, et la muse idéalisée. Ce n’est qu’en 1995, plus de cinquante ans après la mort de Maillol, que Vierny, devenue marchande d’art et fine collectionneuse, ouvre ce ravissant musée. Il abrite un éventail de peintures, gravures, dessins, pastels, tapisseries et céramiques, exposés aux côtés de sculptures qui incarnent toute l’essence du classicisme moderne et voluptueux de Maillol.

Les collections recèlent également de nombreux dessins de Matisse, pour lequel Vierny posait à ses heures perdues, ainsi que des œuvres de Picasso, Rodin, Gauguin, Degas et Cézanne. Sans oublier cette fameuse reconstitution d’une cuisine collective soviétique signée Kandinsky et Ilya Kabakov.

La fondation Vierny se démarque par ailleurs depuis plusieurs années par d’excellentes expositions temporaires. On se souvient notamment de l’impressionnante 'Allemagne les années noires', peuplée de chefs-d’œuvre de Georg Grosz et d’Otto Dix (2007), et de 'Vanités, du Caravage à Damien Hirst' (2010), une exposition hantée de crânes au sourire narquois, qui remontait l’histoire de l’art sous le signe du memento mori.

Écrit par TB

Infos

Adresse
61 rue de Grenelle
7e
Paris
Transport
Métro : Rue du Bac
Prix
De 5 à 11 euros. Gratuit pour les - de 11 ans et les journalistes
Heures d'ouverture
Tous les jours de 10h30 à 19h, nocturne (21h30) le vendredi
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Programme

Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps

  • 3 sur 5 étoiles

Dès nos premiers pas dans cet ancien hôtel particulier du 7e, on se laisse surprendre par cette meuf en train de remettre son pull maladroitement. Le sous-titre de l’expo, Ceci n’est pas un corps, nous avait pourtant prévenus : cette jeune femme empêtrée dans ses vêtements n’est pas une visiteuse comme les autres, mais bel et bien une sculpture signée Daniel Firman. Hyperréalisme est une expo blockbuster qui a fait le tour du monde, de la Sucrière de Lyon au Guggenheim de Bilbao en passant par le Kunsthal de Rotterdam. Et comme un Marvel qui fait des millions d’entrées, l’événement divise. D’un côté, l’expo est impressionnante. Les plus gros blazes du mouvement hyperréaliste sont là, de John de Andrea à Duane Hanson, et leur taf est troublant de vérité. Engoncées dans les petits espaces du musée Maillol, les sculptures paraissent d’autant plus grandioses et proches du spectateur, qui se plaît carrément à déambuler dans les galeries pour partir à la rencontre de ces sosies immobiles. Mais l’aspect divertissement ne prend-il pas un peu trop le dessus sur le propos artistique ? S’il est vrai que des vidéos montrant les processus de création appuient le propos de l’expo, l’ensemble tourne vite en musée Grévin version intello où l’on ne vient pas pour voir la statue de cire de Zizou mais celle d’Andy Warhol. Mais au fond, cela fait-il vraiment une différence ?

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