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Robert M.Smith
© LG / Time Out Paris

10e arrondissement : les boutiques

Boutiques de créateurs ou friperies, tous les goûts sont servis

Écrit par
La Rédaction
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • 10e arrondissement
  • prix 2 sur 4
En sortant de chez Music Please, on se dit que oui, c’est ça, on devrait aller chez son disquaire comme on va chez un pote, tailler le bout de gras, écouter de la musique, détailler la déco et ramener un souvenir ou pas. Comme le veut le poncif, on passerait des heures à discuter avec Slimène, à refaire le monde (de la musique mais pas que). Sauf que voilà, ne le répétez pas à mon boss mais là j’y ai vraiment passé des heures. Depuis 2005, Music Please et son patron ont en effet eu le temps de se faire une (bonne) réputation dans le quartier, en témoigne le nombre de personnes passant juste dire bonjour – eh oui, il y avait déjà un disquaire dans le coin avant Ground Zero ! Aussi accueillante que bien achalandée, la boutique a tout pour plaire : du rock psyché au hip-hop old school, il y en a pour tous les palais dans des saveurs de qualité, en occase comme en neuf. La sélection reflète ainsi les goûts de son propriétaire, avec un souci constant, au-delà des styles, pour les albums bien faits et au format vinyle bien sûr. Ajoutez à ça des prix tout à fait raisonnables (« ici c’est pas une galerie d’art ») et vous tenez une adresse de choix pour venir vous faire plaisir avec quelques billets de 10. Et si vous ne vous êtes toujours pas décidé à lâcher le CD et autres formats compressés, pas de panique : Music Please vend du matériel hifi et en répare. Bref, un vrai disquaire de quartier, à l’ancienne, où la passion s’entend au quotidien.
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Librairies
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4
Chaque fois qu'on y passe, la rue des Vinaigriers semble un peu plus proprette, agrémentée de nouvelles petites boutiques mignonnes où l'on mange bio et où l'on « coworke » sur des grandes tables aux lignes suédoises. Heureusement, il y a Philippe le Libraire - déjà, voici un mec qui ne s'est pas cassé la tête pour trouver le nom de son magasin. Une vitrine qui déborde, des petits mots régulièrement écrits sur la porte et un espace bordélique comme une chambre d'ado (où l'on ne voit même plus le blanc des murs tant ils sont recouverts de posters et d'images en tous genres) caractérisent l'échoppe qui a ouvert en 2007 alors que Philippe, au chômage, s'inquiétait de voir ce quartier totalement délaissé par le neuvième art. Rapidement, la librairie a su trouver son ton et s'imposer parmi les plus ardents défenseurs d'une bande dessinée moderne et audacieuse – demandez à Misma, Icinori, Vincent Pianina ou Antony Huchette. Héritier de l'esprit Hara Kiri-Charlie Hebdo ou de Robert Crumb, Philippe organise son magasin comme le passionné qu'il est, n'hésitant pas à sortir du champ de la bande dessinée pour s'intéresser aussi à l'édition jeunesse, à la littérature, aux sciences humaines ou même à la musique. Le genre d'endroit dans lequel on aime aller et surtout retourner, régulièrement, pour se faire surprendre.
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  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Musique
  • Canal Saint-Martin
  • prix 3 sur 4
Chez Record Station, l’horloge s’est arrêtée en l’an 2000. Tenu par Quentin Devillers, cette adresse située entre le canal St Martin et Gare de l’Est régale les audiophiles adeptes des premiers pressages importés. La boutique fête sa dixième année en 2019. Une vraie de vraie, qui a ouvert bien avant la vinylmania et ces vagues de rééditions express, bien peu exigeantes en termes de rendu sonore. Les éditions originales américaines ou anglaises couvrent un large pan de l’Histoire du rock, de la soul et du jazz. Quelques imports japonais viennent aussi s’y glisser, comme un Blondie tout pimpant. On y écoute du Scott Walker quelques jours après sa disparition, et la sélection du moment expose le Beautiful Future de Primal Scream, du Bob Dylan et Paul McCartney. Bien que de seconde main, ces disques – toujours en bon état – chinés en Angleterre et aux Etats-Unis ne proviennent pas de lots, et sont seulement vendus une fois qu’ils sont épuisés en neuf. Raretés mises à part, il faut compter 30 à 40 € en moyenne par galette.   
  • 5 sur 5 étoiles
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  • Fromagers
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 2 sur 4
Depuis 2015, les saisons rythment les étals de cette jolie échoppe qui se veut de proximité, tenue par un couple qui crèche dans la même rue bouillonnante (celle du Faubourg-Saint Denis). Laure Takahashi et Mathieu Vermorel, les Tic et Tac du cheese, ont été à bonne école, chez les super fromagers Martine Dubois et Rodolphe Le Meunier. Ici, les tourtereaux ne proposent que des produits fermiers et au lait cru, issus de méthodes traditionnelles, respectueuses du bien-être des animaux, notamment de la qualité de leur alimentation. Au total, près de 200 spécialités castées suite à un tour de France et des rencontres en Espagne, Italie et Suisse. Bravo ! L’affinage est réalisé sur place, dans une cave où les fromages vieillissent à 9 °C et 90 % d'humidité. Le bon cabas chez Taka ? Le sublime saint-nectaire au poivre sansho (38 €/kg), le gruyère à l’aspérule odorante (38,50 €/kg), en collaboration avec le sourceur Sylvain Grundlinger (Trouvailles & Terroirs), les chèvres en direct producteur comme ce Névé de la Ferme Bourguinat (6,80/kg) ou celui de la Ferme Chassevent (8,50 € pièce)… Sans oublier l’Azzurra, rarissime gorgonzola de chèvre (bêêê oui, ça existe) fabriqué avec amour par la fromagerie Lavialattea, en Lombardie (45,80 €/kg).
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Make My Lemonade
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Créateurs
  • République
  • prix 2 sur 4
Modeuses blasées, passez votre chemin. Bienvenue dans le monde merveilleux de Lisa Gachet, une mode tutti frutti où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… Et on se laisse vite charmer. C’est le sarcasme en bandoulière que nous avons franchi les portes de son concept store Make My Lemonade, quai de Valmy. Celle qui a cassé Internet avec ses do-it-yourself a enfin une adresse IRL pour exprimer sa créativité sans limite. L’espace de 386 mètres carrés nous plonge direct dans un univers plus girly tu crèves. Les murs jaune citron et blancs cadencent mannequins, portants, étagères de fringues et accessoires Make My Lemonade, soit une mode simplissime, facile à vivre et survitaminée. Les fruits – citrons en tête – sont partout et, partout toujours, cet esprit “friandise” au je-ne-sais-quoi de régressif. Loin d’être écœurées, c’est libérées que nous déployons enfin nos ailes en poussant sans complexe de petits cris aigus devant le moindre bidule rose Tagada. “Oooh les talons trop mignons”, “J’a-dooore les lunettes en forme de cœur !”, “Il est à combien le sweat Mon Petit Chat ??”. Bref, ça va trop loin, on est en totale roue libre joie/honte et on s’en fout parce que c’est cool d’être une meuf, merde.   Plus sérieusement, aux collections qui vous rhabillent dans la joie répondent une multitude d’accessoires qu’on brûle d’envie d’acheter, par principe (des cahiers comme s’il en pleuvait, de la papeterie goleri et pas mal de trouvailles beauté). Autre point d’intérêt,
  • 5 sur 5 étoiles
  • Shopping
  • Epicerie fine
  • Strasbourg-Saint-Denis
Entre les 54 et 60 de la rue du Faubourg Saint-Denis, trois planques à bon goût régalent les becs fins bien rencardés. Une boulange-pâtisserie-chocolaterie, faisant aussi traiteur. Un spot branché antipasti et produits du monde… Et surtout, cette épicerie façon jouissive caverne d’Ali Baba, au choix pointu de fromages, charcut’, épicerie, vins et spiritueux. Dans la famille Julhès, je veux ? Nicolas, le fils, qu’on pourrait écouter des heures. Fromager de formation (finaliste MOF), il se passionne pour les produits fermentés : vin, bière et saké. Et ouvre avec son frère Sébastien l’unique Distillerie de Paris aux belles propositions spiritueuses. Ici, au 54, point de fromages industriels ! Que du tradi, comme ce magique camembert de Normandie au lait cru, AOP, bio ET fermier de Janine et Denis Lelouvier (6,50 €). Ils ont leurs propres vaches, nourries à 100% au foin. Pas d’ensilage, pas de granules ! Shoppez aussi ces chèvres au lait cru. Comme la bûchette fermière bio de la Sarthe (4,40 €) et ce rond cendré du Centre (4,30 €). Vous êtes plutôt d’humeur charcutaille ? Ce saucisson Mayte Ibayona (8,50 €) ou cette mortelle Mortadelle (14 €/kg) vous laisseront baba. A mouiller avec une quille du Domaine Les Foulards Rouges de Jean-François Nicq, « La Soif du Mal » (19,90 €) ou d’un Navis du Mas d’Agalis (15,90 €) à buvabilité extrême. A moins que vous ne vouliez passez direct au brutal : la Distillerie et son Gin et Rhum maison (47 et 49 €), incontournables.
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Marché Saint-Martin
  • Shopping
  • Marchés et foires
  • Strasbourg-Saint-Denis
Le marché couvert Saint-Martin est un petit marché de quartier moderne et bien agencé. Un peu moins d’une trentaine de marchands, dont les produits de qualité se complètent : fleurs, épiceries fines, produits bio, viandes, fromages... Les primeurs du Jardin d’Anthony s’approvisionnent directement auprès de producteurs français pour la plus grande majorité, tandis que l’étal de la poissonnerie offre une gamme très large de poissons et crustacés en provenance de Vendée. On peut même y réserver le bar à huîtres pour des dégustations en groupe. Pour arroser le tout, le caviste vous contera sa centaine de références, à goûter en compagnie de vignerons chaque vendredi, samedi et dimanche de fin septembre à fin juillet. Côté restauration, à la manière d’autres marchés couverts, le marché Saint-Martin renferme quelques cuisines sympathiques. Le Comptoir de Brice ouvert par l’ancien finaliste de "Top Chef" amateur de junk food 100 % maison en est un exemple, de même que les traiteurs thaïlandais ou italien, le restaurant marocain ou l’américain Allen’s Market. Quant à l’épicerie allemande Der Tante Emma-Laden, elle vaut à elle seule le détour pour son vaste choix de bières, de saucisses, de jambons fumés, de chocolats et de biscuits à la pâte d’amande. Un beau petit marché un tantinet cher mais avec suffisamment de qualités pour qu'on ait envie de s'y attarder. 
La Dimension Fantastique
  • Shopping
  • Librairies
  • Poissonnière
Elles sont bien rares, les librairies dignes d'intérêt dans ce coin du 10e, celles pour lesquelles on ferait plusieurs kilomètres dans Paris. La Dimension Fantastique est assurément l'une d'elles : la tête dans les étoiles, les pieds bien ancrés sur terre, Julien et Guilaine font la joie de leurs clients depuis l'ouverture de la boutique début 2015. La faute à un accueil irréprochable, des conseils avisés, et une sélection à la fois généraliste et profonde. Passé la porte du 106 rue La Fayette, les univers de centaines d'auteurs s'ouvrent à nous, en images ou en mots. Car la spécialité du lieu, outre une riche collection de bandes dessinées (romans graphiques, mangas, comics, indés, etc.), restent les littératures de l'imaginaire. Ici fantastique, fantasy et science-fiction sont rois, à travers des centaines d'auteurs anglais, américains ou français. On ne saurait donc trop vous recommander le voyage. Au passage, n'hésitez pas à tester le confortable coin lecture en fond de boutique, où vous attendent un douillet canapé et une boisson chaude. Et à l'occasion, repassez à la Dimension pour l'un des nombreux évènements (le calendrier ici) qui y sont organisés par ses sympathiques et passionnés gérants. Fantastique Dimension Fantastique !
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Saint-Denis
  • Shopping
  • Prêt-à-porter masculin
  • Poissonnière
Une banquette qui trône devant une boutique dans le 10e, on pourrait penser à une nouvelle cantine bio, mais non, il s’agit d’un concept store, le Saint-Denis. Situé en plein cœur du populaire faubourg du même nom, ce shop atypique où les sublimes structures en bois ont été dessinées par Yoni – patron et faubourien d'adoption – offre une esthétique géométrique et contemporaine à un lieu qui grouille d’originalité et crache du bon son hip-hop. On y trouve de tout : prêt-à-porter (essentiellement masculin), accessoires, objets de décoration et bouquins. Tour du propriétaire.   La boutique rassemble une vingtaine de marques internationales. Sur les portants, du Homecore, beaucoup de Homecore, du Laurence Airline ou encore du Stussy. Pour l’esprit 9.3, on vous propose des t-shirts (39 €) et sweats à capuche (69 €) de la marque Saint-Denis et de son fun blason revisité (un singe, symbole d’habilité, d’intelligence et de malice, une aiguille et un dé à coudre à la main, en référence
 à la mode) qui colle parfaitement au concept de la maison. De la déco nippone haut de gamme aussi. Mention spéciale au papier huilé indestructible et aux couteaux de la prestigieuse institution Banshu Hamono (jusqu’à 900 € la pièce !). Certains tarifs en effrayeront plus d’un. Mais ne dit-on pas que les belles choses ont un prix (très salé, je vous l’accorde) ? Parce qu’un concept store sans sneakers n’en serait pas vraiment un, la boutique propose quelques exclus à s’arracher au plus vite. Et pour ent
La Distillerie de Paris
  • Shopping
  • Vins et spiritueux
  • Strasbourg-Saint-Denis
 Il faut être passionné pour entreprendre de monter sa distillerie dans Paris : c'est interdit depuis un siècle. Nicolas Julhès a lutté cinq ans auprès des douanes pour finalement obtenir ce sésame – le seul à Paris. Issu d'une famille auvergnate, propriétaire des fameuses épiceries fines Julhès, rue du Faubourg Saint-Denis, où tous les produits sont triés sur le volet, l'homme envisage son métier dans la continuité de celui de ses parents : « Je veux faire des vraies propositions esthétiques, comme les restaurants qui aujourd’hui n’ont plus seulement vocation à nourrir. » Dans sa distillerie où trône le magnifique alambique Holstein, Nicolas a réalisé en deux ans près de cinquante recettes de spiritueux différentes. Comme dernièrement pour les cavistes V and B, une création de gin avec malts et houblons inspirée de la structure aromatique du genmaicha, assemblage japonais de thé vert et riz grillé. Il faut dire qu’ici la créativité bouillonne aussi bien dans la cuve de l’alambic que dans la tête de son créateur. En imaginant cet espace, Nicolas Julhès s’est donné la possibilité de réaliser ses rêves les plus fous. Il pense une recette comme une expérience globale, des goûts qu’il veut ressentir avec des notes, des nuances à l’image des recettes de parfumeurs. « J’ai toujours été fan de parfums, petit je collectionnais les petits flacons, je les mélangeais, il y a aussi beaucoup d’affect évidemment. » Bravo à lui.
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