Robert M.Smith
© LG / Time Out Paris
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10e arrondissement : les boutiques

Boutiques de créateurs ou friperies, tous les goûts sont servis

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  • Pâtisserie
  • 10e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Dans le game plus que concurrentiel de la pâtisserie parisienne – le milieu est arrivé à un niveau de saturation qui rend les perspectives de beaucoup incertaines –, il faut se lancer avec une riche idée pour sortir du lot. Le fondateur de Songe, Adrien Cusson a trouvé sa voie par le voyage. Cet ancien ingénieur en chimie analytique (on n’en sait pas plus que vous sur le sujet) déride les monstres sacrés du sucré avec une touche d’ailleurs, épice, herbe, etc. La tarte aux figues est secouée par la fraîcheur du shiso. Son flan troque la luxueuse vanille contre le mélilot. Son cheesecake mousseux se retrouve coiffé d’un confit de lulo, fruit acidulé d’Amérique du Sud. Mais le plus intrigant reste sa tarte d’un violet digne d’une tablette Milka. Elle croise mangue, noix de coco et ube, cette cousine pourpre de la patate douce, qui fait fantasmer les kiffeurs de latte de l’ère post-matcha. La magie tient à ce que toutes ces curiosités se manifestent juste ce qu’il faut, avec un sens de l’équilibre exquis. Ouverte juste avant l’été avec un fondateur reconverti depuis 2021 seulement, Songe reste encore en rodage mais la gamme, aboutie et précieuse, tend à prouver que le voyage nous emmènera haut et loin. Avec escale obligatoire par cet ébouriffant cake aux noisettes et au thé vert grillé hojicha, ramené d’un voyage au Japon. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !  
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  • Boutiques
  • République
  • prix 3 sur 4
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Le Centre Commercial
Le Centre Commercial
S’habiller au Centre Commercial, a priori ce n’est pas très glamour. Et pourtant ne vous fiez pas au nom, car ce concept-store installé dans la rue de Marseille, aux côtés d’A.P.C., Maje et autres Claudie Pierlot, ravira les amateurs de belle sape. Il faut dire que les fondateurs de la boutique savent y faire, puisque ce sont eux qui sont à l’origine de Veja, la fameuse marque équitable de baskets devenue particulièrement tendance. Sébastien Kopp, l’un des co-fondateurs, a fait le pari d’une mode consciente des enjeux sociaux et écologiques, capable de s’adapter aux nouveaux desiderata d’une clientèle sensible au devenir de la planète. En somme, le hipster a beau être agaçant, au moins il n’achète pas made in China. Toujours dans cette optique, le Centre Commercial prend soin de ne présenter que des marques répondant à ces critères de transparence sur les méthodes employées dans la création des vêtements. Au sein d’un espace joliment aménagé, où l’on ne se bouscule pas entre deux portants, le fan de mode trouvera donc des marques adeptes du « fabriqué en France », comme Bleu de Paname, Repetto, Saint-James, ou Roseanna, mais aussi d’autres noms connus et sensibles au développement durable comme les inévitables Veja, Valentine Gauthier (la future Isabel Marant, souffle-t-on partout) ou encore Christine Phung, lauréate du Grand Prix de la Création de la ville de Paris 2011 pour son travail avec des artisans traditionnels et ses projets équitables en partenariat avec des...
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  • République
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Du turbin monotone à la turbine exaltante, il n’y a qu’un pas que Chloé Novat et Elyse Castaing ont allègrement franchi avec cette reconversion givrée. Les anciennes consultantes se sont installées dans cette boutique minimale (de la faïence de métro blanche, un mini-comptoir boisé et deux machines à glace) et n’y proposent que de la « glace à l’italienne » (en fait inventée aux Etats-Unis dans les années 1930 où elles sont appelées soft serves) à la texture aérienne. Chez Combine, on ne plaisante pas avec la qualité : tout est réalisé sur place avec du lait (ou de l’eau), du sucre, des fruits bio et basta. Le menu, inscrit sur un Velleda, change chaque semaine et se montre plus lapidaire qu’un Corse avec une angine. Quatre parfums servis en doublette et c’est tout : sorbet fraise associé à une glace aux baies de Timut ou un duo caramel et fleur de lait. Les parfums sont subtils mais bien dessinés et surtout pas trop sucrés. Un petit plaisir à déguster à la fraîche sur le quai du canal voisin. Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Fripes et vintage
  • 10e arrondissement
  • prix 2 sur 4
  • Recommandé
Robert M. Smith
Robert M. Smith
Bienvenue chez Robert M. Smith, un espace de 90 m2 aux multiples facettes situé au-dessus de la très colorée rue Sainte-Marthe. Au premier abord, une devanture trouble ne laisse apparaître que deux ou trois néons et quelques vêtements suspendus. A priori rien qui présage une future dépendance. Et pourtant, en nous plongeant dans son univers en perpétuelle évolution, à la fois moderne et délicieusement rétro, ce bon vieux Robert finit forcément par séduire – et rendre accro. Une première salle majoritairement remplie de pièces de créateurs à prix atelier, dans laquelle vêtements et bijoux tendance flottent aux côtés de vieux vélos, chaises en formica (12 euros), et bibelots vintage rangés dans une étagère bleue pétrole (couple salière/poivrière à 3 euros, miroir en rotin à 10 euros, vase à 7 euros…). Il faut savoir que cet espace de la boutique est en partie sous-loué par différents créateurs, et change tous les mois. On arrive ensuite dans le salon, où vieux fauteuils club (150 euros), dessertes à pieds compas (25 euros) et vinyles de collection habillent la pièce, qui devient ainsi ultra douillette. Des prix plus qu’honnêtes pour des objets de qualité qui se font trop rares ou trop chers en brocante, et que Tonton Robert renouvelle en permanence, en tant que fou de chinage. Et ce n’est pas par hasard si l’on parle de salon : ici, en plus de pouvoir vous servir une part de gâteau fait maison ou un bon café, des ateliers et évènements en tous genres sont programmés : pièces...
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  • Bars à tapas
  • Poissonnière
  • prix 2 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Désir salin
Désir salin
Si l'on en croit les on-dit, il y aurait près d'un million de Bretons de cœur et de naissance disséminés un peu partout en Ile-de-France et à Paris... Une bien belle brochette de mangeurs de coquillages, de férus de poissons et d'incorrigibles leveurs de coude. Cette diaspora exigeante s'esclaffe souvent à la vue des prix pratiqués sur le bitume parigot et attend impatiemment chaque retour en terre sainte pour s'empiffrer d'huîtres en baie de Quiberon.  Mais des fois, quand l'appel du large se fait sentir, quand même l'odeur des algues pourries vient à nous manquer, une dose de plaisir iodé s'impose. Alors hop, on file au marché Saint-Quentin. Là, entre les rangées de légumes, de fromages et de barbaque, il y LE poissonnier, celui qui choisit lui-même ses pêcheurs et glisse dans la glace ses produits de qualité, monsieur Dominique Maury. Ce gars sympathique, qui fournit nombre de grandes tables parisiennes, aime tellement ses poissons qu'il les caresse tendrement en nous racontant leur vie. Récemment, il a eu l'idée lumineuse d'installer un comptoir de six ou sept places sur le côté de son étal pour nous recevoir et nous servir ses petits amis. Pour 12 €, vous pourrez ainsi déguster une douzaine d'huîtres, arrosées d'un verre de muscadet (3 € le verre), une assiette de crevettes et bulots (8 €) ou encore une assiette de sashimis fraîchement découpés sous vos yeux ébahis (10 €). C'est vrai, ce n'est pas donné si l'on considère les prix du marché des Lices, mais dans ce coin...
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  • Chocolateries et confiseries
  • République
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Ample ganache chai, praliné noisette piqué d’une pointe de sel, incroyable mariage entre céréales torréfiées et crème de marron, pâte de coing ou de poire poêlée…La carte de William Artigue brillamment hivernale met du baume au cœur et aux papilles. Mais dépêchez-vous d’aller dans sa classieuse boutique blanche et inox (signée Mur.Mur) si vous voulez la goûter car le jeune chocolatier confiseur la change au printemps ! Une carte de chocolats et de pâte de fruit solidement ancrée dans les saisons, voilà comment cet élève de Patrick Roger et Jacques Genin compte se démarquer dans le game du cacao (et ne pas faire la même ganache toute sa carrière). Cette ambition s’appuie sur une maîtrise technique imparable et un appro au cordeau :  ingrédients viennent au maximum de France (châtaignes d’Ardèche, noisettes du Lot et Garonne, amandes de la Drôme…) et les divers crûs de chocolat de chez Nicolas Berger.  Pour Pâques, William a déjà trouvé son animal totem, à l’image du hérisson de Patrick Roger : la loutre qu’il décline en bébé trop mignon, ado ou maman ! Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • Librairies
  • Canal Saint-Martin
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Chaque fois qu'on y passe, la rue des Vinaigriers semble un peu plus proprette, agrémentée de nouvelles petites boutiques mignonnes où l'on mange bio et où l'on « coworke » sur des grandes tables aux lignes suédoises. Heureusement, il y a Philippe le Libraire - déjà, voici un mec qui ne s'est pas cassé la tête pour trouver le nom de son magasin. Une vitrine qui déborde, des petits mots régulièrement écrits sur la porte et un espace bordélique comme une chambre d'ado (où l'on ne voit même plus le blanc des murs tant ils sont recouverts de posters et d'images en tous genres) caractérisent l'échoppe qui a ouvert en 2007 alors que Philippe, au chômage, s'inquiétait de voir ce quartier totalement délaissé par le neuvième art. Rapidement, la librairie a su trouver son ton et s'imposer parmi les plus ardents défenseurs d'une bande dessinée moderne et audacieuse – demandez à Misma, Icinori, Vincent Pianina ou Antony Huchette. Héritier de l'esprit Hara Kiri-Charlie Hebdo ou de Robert Crumb, Philippe organise son magasin comme le passionné qu'il est, n'hésitant pas à sortir du champ de la bande dessinée pour s'intéresser aussi à l'édition jeunesse, à la littérature, aux sciences humaines ou même à la musique. Le genre d'endroit dans lequel on aime aller et surtout retourner, régulièrement, pour se faire surprendre.
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  • Fromagers
  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 2 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé
Depuis 2015, les saisons rythment les étals de cette jolie échoppe qui se veut de proximité, tenue par un couple qui crèche dans la même rue bouillonnante (celle du Faubourg-Saint Denis). Laure Takahashi et Mathieu Vermorel, les Tic et Tac du cheese, ont été à bonne école, chez les super fromagers Martine Dubois et Rodolphe Le Meunier. Ici, les tourtereaux ne proposent que des produits fermiers et au lait cru, issus de méthodes traditionnelles, respectueuses du bien-être des animaux, notamment de la qualité de leur alimentation. Au total, près de 200 spécialités castées suite à un tour de France et des rencontres en Espagne, Italie et Suisse. Bravo ! L’affinage est réalisé sur place, dans une cave où les fromages vieillissent à 9 °C et 90 % d'humidité. Le bon cabas chez Taka ? Le sublime saint-nectaire au poivre sansho (38 €/kg), le gruyère à l’aspérule odorante (38,50 €/kg), en collaboration avec le sourceur Sylvain Grundlinger (Trouvailles & Terroirs), les chèvres en direct producteur comme ce Névé de la Ferme Bourguinat (6,80/kg) ou celui de la Ferme Chassevent (8,50 € pièce)… Sans oublier l’Azzurra, rarissime gorgonzola de chèvre (bêêê oui, ça existe) fabriqué avec amour par la fromagerie Lavialattea, en Lombardie (45,80 €/kg).
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  • Fripes et vintage
  • 10e arrondissement
Le New York Times l’a qualifié de « magasin qui comprend comment les gens s’habillent aujourd’hui » : un compliment qu’il ne faut pas prendre à la légère, et qui est mérité au vu de la quantité de clients, tous plus cool les uns que les autres, que The Archivist immortalise régulièrement sur son compte Instagram. C’est aussi une sorte de challenge, car il n’est pas simple de rester dans l’air du temps – surtout quand on parle de mode. Mais on peut compter sur l’œil avisé de l’acheteur de cette boutique vintage, pour laquelle les gens viennent de loin afin d’y trouver un mélange de streetwear américain usé juste comme il faut, de menswear japonais dans ce qu’il a de plus portable et d’autres pièces de créateurs européens choisies avec parcimonie. La sélection de bijoux, chaussures et accessoires vaut aussi le déplacement (prévenez votre banquier avant d’y aller).
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  • Strasbourg-Saint-Denis
  • prix 2 sur 4
Velan épicerie indienne
Velan épicerie indienne
Au bout du très indo-pakistanais passage Brady, sous la verrière couverte classée monument historique depuis 2002, vous pourrez zigzaguer dans les rayons de Velan, à mi-chemin entre l’épicerie fine indienne et la boutique artisanale. Un univers bien différent de la Chapelle, quartier désormais largement sri-lankais. Depuis1996, cette entreprise familiale se poursuit avec la petite fille, descendante d’Indiens de Pondichéry. N’hésitez pas à demander des renseignements sur les ingrédients nécessaires à tel ou tel plat, malgré les embouteillages en caisse on vous renseignera volontiers. Mur d’épices et de fruits secs à moins de 2 €, petits lassis faits maison à la mangue ou à la rose pour seulement 1,20 €, jus de canne ou encore bière King Fisher, vous trouverez de quoi cuisiner, grignoter et vous déshydrater. Si vous improvisez un repas indien, poulet tandoori ou fish masala, oubliez le fade curry Ducros et profitez des milles épices, et innombrables sauces piquantes de Mumbay ou de Londres (on ne sait plus trop), qui donneront un goût authentique à vos plats. Que les moins courageux se rassurent, les falafels pré-cuisinés font aussi tout à fait l’affaire. Un rayon beauté et recettes médicinales propose toute une gamme de produits naturels ayurvédiques. Le reste de la boutique se distingue par le choix et la qualité de ses encens (6,80 € les 12 petites boîtes). Le panel de couleurs des objets déco sans prétention a l’avantage de participer à la douce atmosphère de ce...
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