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Photograph: Alexandre Faraci

Les meilleurs spots d'architecture brutaliste et moderniste du Grand Paris

Retour vers le futur

Écrit par
Karim Merikhi
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Demandez donc à un Parisien de vous citer le plus bel édifice d’Ile-de-France. Très forte probabilité que son choix s’oriente vers une construction parisienne. Pourtant, en observant la banlieue sous le bon angle, une beauté – parfois sinistre, souvent poétique – se dégage des blocs de béton. En images, voici six bâtiments d’architecture brutaliste du XXe siècle, moderniste (voire post-moderniste) qui subliment le Grand Paris. A voir au moins une fois dans sa vie !

« Versailles pour le peuple », c’est ainsi que l’on surnommait cet ensemble d’immeubles dessiné par Ricardo Bofill dès 1979. Largement inspiré du château de Chenonceau avec son viaduc baignant dans un lac artificiel, le bâtiment est accompagné de l’œuvre Voilure, sculptée par l’artiste français Marcel Van Thienen. Sous les pavés, la mer.

Les espaces d’Abraxas à Noisy-Le-Grand forment un ensemble monumental de trois immeubles et quelques 600 logements. Né de l’imaginaire de l’architecte espagnol Ricardo Bofill en 1978, le « palacio » a fait parler de lui en 2015 en accueillant le tournage de la scène finale du dernier volet d’Hunger Games. Francis Lawrence, réalisateur de la franchise, expliquait à l’époque chercher un décor apocalyptique pour parachever son oeuvre. Il n’a pas dû être déçu.

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Villa Savoye

Egérie absolue de l’architecture d’avant-garde, ce chef-d’oeuvre imaginé par Le Corbusier en 1931 fut construit sur pilotis pour faciliter le stationnement des véhicules du couple Savoye. Quelques années plus tard, les problèmes s’enchaînent : fuites d’eau ou menace de destruction en vue d’agrandir l’ancienne firme automobile Simca. Le tout en pleine Seconde Guerre mondiale. A deux doigts de disparaître, la demeure traversera finalement le temps sans jamais perdre de sa splendeur, au point de figurer au rang de patrimoine mondial de l’Unesco.

Las de voir les habitants d’Ivry-Sur-Seine entassés façon Tetris, l’architecte Jean Renaudie souhaitait faire bouger les lignes. Au début des années 1970, le concepteur imagine une architecture géométrique aujourd’hui mondialement connue. Vraisemblablement conquis par son œuvre, il vivra lui-même au milieu de ses étoiles jusqu’à sa mort en 1981.

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Aussi appelées « Fleurs-Maisons », « Dahlias » ou « Epis de maïs », les Maisons-Fleurs pensées par l’architecte Gérard Grandval dès 1969 peinent à séduire lors de leur inauguration. En cause, leurs balcons en forme de pétales qui auront su convaincre la municipalité plus que les Cristoliens même si l’oeuvre est aujourd’hui reconnue et estampillée Patrimoine du XXe siècle.

On reste à Noisy-le-Grand. A quelques encablures des espaces d’Abraxas, un parking désert connu sous le nom de « double hélice » et à l’allure de vaisseau spatial semble avoir atterri là par hasard. Conçu par l’architecte Ludovic Maillard au milieu des années 1970, cet objet non identifié ne ferait lui non plus pas tache dans un film de science-fiction.

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