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10 concerts à ne pas manquer en novembre

Alors sors de ta chambre

Arctic Monkeys

Les Arctic Monkeys, ou comment gérer sa carrière de main de maître. Après avoir connu un succès fulgurant grâce à Internet en 2006 et vendu 360 000 exemplaires de leur premier disque en une semaine (un record), le groupe avait toutes les chances d’emprunter la trajectoire d’étoile filante des « one-hit wonders », ces artistes qui cartonnent un jour pour devenir has-been toujours. Et puis non. Avec une maturité étonnante pour un jeune homme d’une vingtaine d’années, Alex Turner décide de progresser lentement mais sûrement, tout en durcissant le ton de sa musique. Surtout, il sait s’entourer des bonnes personnes : pour produire ‘Humbug’, le troisième album du groupe, le chanteur fait appel à Josh Homme, leader des légendaires Queens Of The Stone Age, valeur sûre de la sphère rock des années 2000. Grâce à lui, les Arctic Monkeys étoffent leur palette et continuent de squatter charts et festivals pendant les années qui suivent. Presque la routine, pour les quatre garçons de Sheffield. Moins consensuel que ses prédécesseurs, ‘Suck It And See’ a toutefois posé sa pierre dans l'édifice Arctic Monkeys, qui va s'enrichir en septembre d'un nouvel opus intitulé sobrement 'AM'. Sorti depuis un bail déjà, le single "R.U. Mine" augure d'un bon cru.

Jeudi 7 novembre

Unknown Mortal Orchestra

Que tous ceux qui pensent que l'indie pop tourne en rond se rassurent : les Néo-Zélandais d'Unknown Mortal Orchestra ont eu l'idée salvatrice de pondre 'II', un album pop autant influencé par des classiques des sixties que des prods plus psyché, impeccable d'un bout à l'autre. Reste à voir comment la formation s'en sort en live… mais un groupe qui a pour habitude de clore ses concerts avec une reprise de Jay Reatard a peu de chances de nous décevoir.

Lundi 11 novembre

Foals

Les débuts de Foals seront à jamais marqué de leur premier grand succès "Hummer" que les plus jeunes d’entre nous ont découvert dans la série anglaise ‘Skins’, et que les autres ont entendu passer en boucle à la radio ou à l’occasion des nombreux festivals auxquels ils ont participé ces dernières années. Et en effet, avouons d’emblée qu’il est difficile de ne pas danser à l’écoute de leur musique, savant mélange de pop-rock-punk énervé sur lequel crier comme une gamine de 12 ans à un concert de Justin Bieber et pogoter comme un vieux quinqua à ses retrouvailles avec Robert Smith n’est plus incompatible. Sur leur dernier album, ‘Holy Fire’, ce n’est pour une fois pas une banalité que de dire que les jeunes anglais ont gagné en maturité. Leurs compositions s’avèrent moins brouillonnes, plus réfléchies, et on prend autant de plaisir à danser sur "My Number" qu’à se calmer sur "Late Night".

Mardi 12 novembre

Queens of the Stone Age

La bande à Josh Homme a pris aujourd’hui une dimension telle qu’il s’agit sans doute d’un des très rares groupes de rock mythique qui soit né dans les quinze dernières années. On peut bel et bien parler de « bande », puisque Josh Homme aime particulièrement s’entourer de ses amis et qu’il démontre un vrai talent pour favoriser les synergies. Dave Grohl, Trent Reznor, Alex Turner des Arctic Monkeys, mais surtout les anciens Mark Lanegan et Nick Oliveri font partie de la jolie guest list du prochain album '…Like Clockwork', dont l’invité le plus surprenant reste Elton John. Sorti le 3 juin dernier, le nouvel opus présente un visage relativement sombre, complexe, des morceaux mid-tempo et difficile à appréhender rapidement. Après leur passage au Trianon récemment, une salle modeste pour un tel mastodonte, ce qui avait posé des problèmes pour l'achat des billets, les QOTSA ont prévu deux dates au Zénith, histoire de se rattraper.

Mercredi 13 et jeudi 14 novembre

Pendentif

Dans le sillon d’Aline, La Femme ou Fauve, toute une pléiade de groupes qui chantent en français tracent à leur tour leur chemin, formant presque une petite famille. Parmi eux, les Pendentif sont probablement l’un des plus talentueux. Originaires de Bordeaux, Cindy Callède et ses acolytes ont développé un son plus surf, plus californian way of life (d’où les refrains en anglais), fait pour sentir la houle et la brise sur une plage atlantique. C’est frais, léger, presque naïf, et ça fonctionne admirablement bien. Exemple avec les premiers singles du groupe, "Riviera", "Jerrycane" ou encore "Embrasse-moi", des sucreries pop joliment troussées qui n’attendent que le succès. Pour fêter la sortie prochaine de leur premier album 'Mafia Douce', qu'on attend impatiemment, le groupe passera à la Maroquinerie en novembre. Une soirée sexy et aérienne en perspective.

Jeudi 14 novembre

Nick Cave and the Bad Seeds

Retour sur scène et sur album d’un des derniers géants du rock alternatif à l’ancienne. Nick Cave et ses Bad Seeds ont en effet enregistré dans le sud de la France un nouveau disque, 'Push The Sky Away', paru le 18 février 2013. Une sortie qui s’était accompagnée de quatre concerts exceptionnels à Paris, Londres, Berlin et Los Angeles. Le single "We No Who U R" révéle des sonorités douces et lancinantes le temps d’une courte mais agréable ballade. On retiendra aussi le fabuleux "Jubilee Street", une montée en puissance comme seul Nick Cave sait les procurer. Sur scène au Trianon le 11 février dernier, les Australiens étaient accompagnés par un chœur d'enfants et un ensemble de cordes, de quoi frissonner à chaque titre. Espérons qu'au Zénith, Nick Cave jouera son concert avec la même intensité.

Mardi 19 novembre

Metz

Chaînon manquant entre Toronto et la Lorraine, dignes successeurs de Nirvana et Jesus Lizard ou grosse claque de 2012 : ce sera comme vous voudrez. Une chose est sûre, le trio canadien Metz foulera les planches de la Gaîté Lyrique le 20 novembre prochain, pour un concert qui s’annonce on ne peut plus électrique. Entre la frappe bien appuyée du batteur Hayden Menzies, la basse réactive de Chris Slorach et la déferlante de riffs d’Alex Edkins, on peut déjà s’attendre à du très grand live. Non seulement parce que leur premier album (on vous en parlait ici) met déjà la fièvre, mais aussi car leur réputation sur scène est des meilleures – et après quelques clics sur YouTube, on comprend mieux pourquoi. Les fans de grunge, punk et noise devraient y trouver leur compte, le public s’annonce d’ailleurs pour le moins bigarré. Une occasion en or de découvrir pour une poignée d’euros des scuds sonores comme "Wasted" et "Get Off", slammer un mercredi soir et prendre une bonne douche à la bière. Bienvenue dans les nineties.

Mercredi 20 novembre

Jake Bugg

Jake Bugg est un parfait anachronisme : ce gosse de 18 ans né à Nottingham rejoue à la perfection le folk primitif de Dylan et Donovan. Doté d’une voix déjà mature et nasillarde, le jeune Anglais alterne ballades au finger picking assuré ("Someone Told Me" ou "Country Song") et folk songs plus énergiques ("Lighting Bolt" ou "Trouble Town"). C’est donc dans la plus pure tradition early sixties que Jake Bugg s’inscrit pour l’instant, jusque dans sa coupe de cheveux façon Beatles revue et corrigée par Oasis. A 19 ans à peine, celui qui pourrait être le fils de Noël Gallagher cartonne grâce à un premier album déjà abouti, en tout cas rondement mené. A l’arrivée, le talent et la fraîcheur du jeune homme ont raison des quelques doutes sur sa durabilité. Aperçu au festival des Inrocks en 2012 puis au Trianon en mars 2013, le voici qui remplit l’Olympia, car nul doute que les places vont partir vite ce vendredi 12 avril.

Jeudi 21 novembre

The Inspector Cluzo

Comment, vous ne connaissez pas encore les Inspector Cluzo ? L’un des groupes de rock les plus excitants du moment est français, alors pavanons fièrement, pour une fois que ça arrive ! Surtout, il ne s’agit pas d’indie-rock à franges méchées, ni d’électro-pop branchouille, mais bien de funk, de hard-rock, et de soul. Ce duo originaire des Landes, qui porte haut ses fières couleurs gasconnes (rugby, patois et bonne chère sont indissociables du groupe), conquiert tout sur son passage à force de prestations scéniques démentielles. En festival ou en concert, les « French Bastards » comme les ont surnommés les Australiens, font en effet pogoter les foules et vriller les tympans sans faiblir. Pour la sortie de leur 4e album, intitulé 'Gasconha Rocks' excusez du peu, ils festoient à la Maroquinerie le 23 novembre comme ils l'avaient fait à la Cigale en 2012, c'est-à-dire avec en plus du concert un entracte dédié à l'Armagnac et aux spécialités culinaires landaises. On sait recevoir, chez les Cluzo.

Samedi 23 novembre

BEAK>

On aurait tort de reléguer Beak>, le « nouveau » groupe de Geoff Barrow (Portishead), au simple rang de projet parallèle. Formé en janvier 2009 par Billy Fuller, Matt Williams et Geoff Barrow, le trio british se présente plutôt comme un terrain d’expérimentation libre et fertile, une aventure toujours en devenir ; en témoignent leurs deux albums improvisés, enregistré live dans une même pièce (et en douze jours pour le premier). Puisant principalement ses influences dans le krautrock des années 1970 (Can et Neu ! en tête), Beak> revendique une approche spontanée et instinctive de la musique, témoignant du plaisir simple qu’ils prennent à se réunir et jouer ensemble. La production de leurs disques, aérée et dense à la fois, épouse la même philosophie, bien éloignée de la tendance au formatage et à l’hyper-compression du son. Après leur passage remarqué au festival BBMix fin 2012, la Maroquinerie a la bonne idée d’inviter le groupe ce 28 novembre. Un cadre parfait pour un concert qui s’annonce intense et remuant, en petit comité. Un conseil : ne traînez pas pour prendre vos places !

Jeudi 28 novembre

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