The Horrors

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The Horrors

La discographie des Horrors est une histoire de couleur. Aussi noir qu'une lithographie d'Odilon Redon à ses débuts, le quintet londonien a, comme le peintre aquitain, découvert des teintes plus chaudes qui n'ont pas manqué de choquer les fans de leur première période gothique. Après 'Primary Colours' et 'Skying', le dernier 'Luminous' marque une étape supplémentaire dans l'évolution de ce groupe qui s'éloigne chaque jour un peu plus de Bauhaus, pour se rapprocher du rock transcendantal de Primal Scream. Le tout sans jamais tourner le dos à My Bloody Valentine.

Le groupe, qui passera le 15 mai à la Gaîté Lyrique, affiche sa volonté aujourd'hui assumée de composer un album « dansant et amusant ». En témoignent les excellents "In and Out of Sight" et "Chasing Shadow", que le groupe a composé « comme une piste techno ». Via des formats de chansons de plus en plus étirés ("I See You" passe les sept minutes, deux titres à peine descendent sous les quatre), "Luminous" possède de nombreux points communs avec le dernier 'More Light' de Primal Scream. Le titre éclairé bien sûr, mais aussi une esthétique qu'ils abordent sous un angle plus shoegaze, comme en témoigne le riff lançant "Jealous Son".

En première partie, The Propre Ornaments, qui accompagneront les Horrors après avoir joué avec les TOY, pendant post punk du groupe de Faris Badwin et de Rhys Webb. La formation également londonienne joue une pop sensible proche des Real Estate, pleine de jolies harmonies et de batteries dépouillées et dansantes comme un tube des années 1980. 50 ans plus tard, aurait-on enfin trouvé le pendant anglais des Byrds ?

Retrouvez la critique de l'album 'Luminous' sur notre blog.

Par Yves Czerczuk

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