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Que voir au théâtre en avril ?

Tous les spectacles à voir à Paris en avril 2016

© Aglaé Bory

Le printemps pointe le bout de son nez et avec lui une nouvelle fournée de spectacles poétiques et drôles, complexes et fragiles. 

100 % : le nouveau festival de La Villette

Imaginez un festival qui prenne possession du parc de La Villette. Qui investisse la toile des chapiteaux, les rectangles de verdure, la grande halle et l’intrigant WIP. Imaginez un festival qui ne se cantonne pas à un art mais qui puise sa matière dans le cirque, le théâtre, les arts plastiques et la danse. Sur le papier – pour le moment en tout cas – le festival 100 % titille la curiosité. Exit Hautes Tensions (qui réunissait danse, cirque et hip hop). 

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Par Elsa Pereira

Le Pas de Bême

Bême est un adolescent comme on dit « normal ». Il a des copains, des bonnes notes, il est intégré, respecté, aimé. Puis un jour, il « décide » de ne plus remplir ses copies de mots, de ne plus écrire, de rendre page blanche. Comme dans le roman de Michel Vinaver, Bême fait naître le débat, il ouvre la discussion, délie la parole. « Un pas de côté » qu’il fait malgré lui mais qui interroge amis, professeurs, parents... Ensemble, ils vont donc essayer de comprendre les motivations de ce geste, et ses conséquences pour chacun. Sur le plateau, les trois comédiens Charlotte Corman, Etienne Parc et Pierric Plathier questionnent notre liberté de penser et d’agir, nos rapports à l’autorité. 

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Jusqu'à Dim avr 3

Questcequetudeviens?

Il y a certaines questions que l’on entend régulièrement. Les premières rencontres ont ainsi leur lot de : « Tu fais quoi dans la vie ? », alors que les retrouvailles sont plutôt habituées aux : « Qu’est-ce que tu deviens ? » Des questions qui n’appellent pas vraiment de réponses voire auxquelles on ne peut que difficilement répondre. Prononcé dans un seul souffle le ‘Questcequetudeviens ?’ d’Aurélien Bory raconte ainsi l’histoire drôle et poétique d’une femme qui abandonne tout pour se lancer dans le flamenco. Sur scène, c’est l’excellente danseuse Stéphanie Fuster qui incarne ce destin en devenir, ce corps innervé, envahi, guidé par le mouvement.

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Jusqu'à Sam avr 16

Jamais assez

Recommandé

Jamais assez. Toujours plus. Pour le meilleur et parfois pour le pire. Pour Fabrice Lambert, le pire pèse 25 000 tonnes, 25 000 tonnes de déchets radioactifs. On dit qu'il faudrait cent mille ans pour que ce poids ne soit plus nocif pour la planète. Alors, parce que 25 000 tonnes ça se voit, en Finlande, des chercheurs ont imaginé le projet Onkalo. « La caverne » en finnois, un lieu d'accueil, un sous-sol voire même une cachette pour ensevelir nos dépenses énergétiques hors de notre regard coupable. C'est donc du projet Onkalo qu'est né 'Jamais assez', une chorégraphie organique écrite par Fabrice Lambert.

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Centre Pompidou (cinéma) , Le Marais Jusqu'au samedi 21 janvier 2017

Pulp Festival 2016

Depuis le centre de Paris, c’est vrai, il y a une petite trotte. La Ferme du Buisson, scène nationale de Marne-la-Vallée planquée au cœur de Noisiel, vaut pourtant le détour en RER A. Domaine de briques et de bois, la Ferme du Buisson s’agite depuis 1990 pour faire vivre l’art sous toutes ces formes. Salle de spectacle, de cinéma et lieu d’exposition, elle milite avec bon goût pour un décloisonnement des arts, un mélange des matières et des genres. La preuve début avril avec l’excellent Pulp Festival. Depuis trois ans, la bande dessinée occupe, le temps d’un week-end, les différents espaces du théâtre. 

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Jusqu'à Dim avr 10

Les applaudissements ne se mangent pas

'Les applaudissements ne se mangent pas'. Oui, d'accord. Mais à quoi servent-ils ? Derrière ce titre énigmatique et plein de sous-entendus se cache l'un des plus beaux ballets de la chorégraphe française Maguy Marin. Une pièce de danse imaginée en 2002 et inspirée par les rapports de domination et plus particulièrement ceux que subissent les pays d'Amérique latine. « Huit danseurs – huit êtres humains – joueront des états de tensions pour essayer d’en dégager ce qui contribue, de la complexité à l’indifférence, à nous faire croire que tel est le destin du monde, un monde où la réussite de quelques-uns fait face à "l’impuissance" de plusieurs milliards d’autres », explique la chorégraphe.

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03 mai 2016

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