Bérengère Krief - Amour

Théâtre, Comédie
Recommandé
4 sur 5 étoiles
Bérengère Krief - Amour

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

Au théâtre de la Gaîté-Montparnasse, la comédienne présente sa recherche de l’amour dans un seule-en-scène teinté d’humour…

Pour qui ? Ceux qui préfèrent « écouter le débrief du dernier date de Marine plutôt que l’histoire de la création de la SARL de Philippe »
Voir quoi ? Une Bridget Jones à la française, Hugh Grant en moins 

C’est où, l’amour ? On dit que certains l’auraient trouvé entre deux rayons de livres à Notting Hill, d’autres entre deux paquets de quinoa chez Bio c’ Bon, et d’autres encore entre deux shots de vodka dans une boîte presque sympa. Bérengère Krief, elle, l’a cherché pendant longtemps : de tournages en voyages, de Tinder en folles soirées, guidée par le désir d’avoir une belle histoire à raconter. 

Son histoire d’amour avec l’amour, l’ex-« plan cul régulier » de Bref. nous la raconte avec humour et sincérité, sans omettre la moindre déception ou humiliation. Entre un stage de développement personnel en Ardèche et un trip en solitaire en Australie, Bérengère Krief détaille les différentes étapes qu’elle a dû passer pour soigner sa maladie d’amour, de la méditation à la bougie au petit vomi sur une target en boîte de nuit. Parce que l’amour, c’est plus marrant – et moins désespérant – en chantant, son récit est rythmé par de nombreux intermèdes musicaux sur lesquels la comédienne, qui se décrit elle-même comme un croisement entre Aya Nakamura et Nicole Croisille, chante en play-back. Du haut de son joli cerceau, devant un beau rideau de paillettes, Bérengère danse sa vie avec une douce énergie.

Sur les sièges de la Gaîté Montparnasse, on se sent un peu comme sur le canapé d’une bonne copine : on rit, on compatit, mais on ne ressort pas particulièrement ébloui. Si le spectacle est la promesse d’une bonne soirée (et c’est déjà beaucoup), il ne révolutionne pas le genre ni notre conception de l’amour. Quelques belles trouvailles, comme les mordants « tutos de Véro », valent toutefois le détour et font qu’au bout du compte, on en pince pour Bérengère Krief.

Par Alix Leridon

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