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6 expositions gratuites qui valent vraiment le détour à Paris en août

La relève de Martin Parr, le cool kid de la peinture allemande, une utopie textile dans l’enceinte de l’espace Niemeyer… Les meilleures expositions de l’été ont le bon goût d’être gratuites !

Alix Leridon
Écrit par
Alix Leridon
Journaliste, Time Out Paris
6 expositions gratuites qui valent vraiment le détour à Paris en août
© Aurélien Mole | Babi Badalov, vue de l’exposition Utopia utopia, Palais de Tokyo hors-les-murs, Espace Niemeyer, Paris, 2026.
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Paris au mois d’août. Les trottoirs retrouvent un peu d’air, les vélos filent sans klaxons et les rideaux métalliques remplacent peu à peu les vitrines. Le temps est venu de ralentir, et de se remplir la tête sans vider son portefeuille. Car le monde continue de vibrer et de se raconter de galeries en musées. Des photographies acidulées de Kourtney Roy aux toiles monumentales de Florian Krewer, certaines des plus belles expositions de l’été sont à découvrir en accès libre. En voilà six à voir au mois d’août (et une en bonus pour attaquer septembre du bon pied).

« Utopia Utopia » de Babi Badalov à l’Espace Niemeyer

Peu d’expos offrent un aussi beau prétexte pour découvrir un bâtiment mythique. Habituellement fermé au public, l’écrin moderniste de l’ancien siège du Parti communiste est investi tout l’été par le Palais de Tokyo, qui nous y fait découvrir l’œuvre de l’artiste Babi Badalov, né en Azerbaïdjan. Ses bannières textiles, collages et jeux typographiques épousent et réveillent les courbes de l’Espace Niemeyer, formant un dialogue particulièrement réussi entre deux utopies.

Quand ? Jusqu’au 20 septembre 2026.
Où ? Espace Niemeyer, 2 place du Colonel-Fabien, Paris 19e.

« Woven Thin » de Florian Krewer au musée d’Art moderne

Le musée d’Art moderne offre sa première expo française à Florian Krewer, cool kid ultra prometteur de la peinture contemporaine. Installé dans le Bronx, l’artiste allemand compose de grandes scènes où des corps dansent, se frôlent, s’affrontent ou s’enlacent dans une explosion de couleurs. Ici, seize toiles XXL composent un drôle de théâtre en apesanteur, à découvrir gratuitement au détour des collections permanentes du musée. Une très bonne occasion de les (re)parcourir.

Quand ? Jusqu’au 4 janvier 2027.
Où ? Musée d’Art moderne de Paris, 11 avenue du Président-Wilson, Paris 16e.

« All Inclusive » de Kourtney Roy à Citéco (la Cité de l’économie)

La relève de Martin Parr ? On avait découvert les images kitsch aux couleurs saturées de la photographe aux Rencontres d’Arles, en 2025. On retrouve Kourtney Roy avec le même plaisir à Paris, où ses photos sont exposées à la Citéco. Piscines turquoises, ferrys démesurés, motels rétro et chevelures peroxydées : « All Inclusive » dépeint nos vacances dans toutes leurs ambivalences. Des mises en scène percutantes, aussi drôles qu’inquiétantes.

Nota bene : entrée gratuite tous les week-ends jusqu’au 16 août 2026.

Quand ? Jusqu’au 20 septembre 2026.
Où ? Citéco, 1 place du Général-Catroux, Paris 17e.

« Simulacres » aux Magasins Généraux

Alors que les images s’entêtent à nous mentir un peu plus chaque jour (on en arrive presque à croire en ce chat cuisinier généré par IA), les Magasins Généraux s’attaquent à la question avec une exposition aussi joueuse que vertigineuse. Une vingtaine d’artistes internationaux y multiplient les illusions d’optique, trompe-l’œil et simulacres numériques pour mettre nos certitudes en péril. À vous d’essayer de distinguer le vrai du faux.

Quand ? Jusqu’au 27 septembre 2026.
Où ? Magasins Généraux, 1 rue de l’Ancien-Canal, Pantin.

« We Are [Still] Here » au Petit Palais

Deux ans après sa première édition, le tycoon du street art parisien Mehdi Ben Cheikh investit de nouveau le Petit Palais avec l’expo « We Are [Still] Here ». Jusqu’au 20 septembre, on y découvre les œuvres de plus de soixante-dix artistes du monde entier, lesquelles ont pour idée de causer avec les collections du musée, tout en s’insérant directement au milieu des accrochages. Le casting laisse voir de sacrés blazes du genre, qu’il s’agisse des Américains Swoon et Shepard Fairey ou des locaux Invader et Seth.

Quand ? Jusqu’au 20 septembre 2026.
Où ? Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8e.

« C’était Paris en 1970 », à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris

Des voitures colorées et des façades lépreuses, des commerces partout et des téléphones nulle part, Belleville en destruction et le Périphérique en construction… Paris, était-ce mieux avant ? Vous allez pouvoir juger sur pièces avec cette expo à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris intitulée « C’était Paris en 1970 ». Un témoignage précieux, par son ampleur et sa simplicité, d’une ville en pleine mutation, s’ébrouant d’un passé ouvrier pour plonger la tête la première dans une certaine idée de la modernité, celle du tout-voiture, des tours vitrées et des autoroutes urbaines.

Quand ? Jusqu’au 7 octobre 2026.
Où ? 24 rue Pavée, Paris 4e.

À voir en septembre : Anselm Kiefer chez Thaddaeus Ropac, à Pantin

Avis aux kiffeurs d’Anselm : à Pantin, l’incontournable peintre allemand transforme la galerie Thaddaeus Ropac en sanctuaire immémorial peuplé de nymphes fantomatiques, de villes en ruines et de paysages dévorés par la matière : plomb, paille, peinture, or ou cendre. Plus de vingt toiles monumentales (et inédites !) pour une exposition aussi spectaculaire que physique. Attention, la galerie est actuellement fermée jusqu’au 31 août.

Quand ? Jusqu’au 25 octobre 2026 (galerie fermée jusqu’au 31 août).
Où ? Galerie Thaddaeus Ropac, 69 avenue du Général-Leclerc, Pantin.

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