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Club du souper
© Thomas Ledoux

Des repas dans des galeries d'art : bienvenue au Club du Souper

Où manger sous le radar dans des lieux uniques, pour se croire le cousin de Bernard Arnault.

Écrit par
Antoine Besse
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Une coupe de champagne à la main et un roulé de sardine à la sicilienne dans l’autre, on musarde sous une haute verrière entre un Saut dans le vide d’Yves Klein, des tirages uniques de Walter De Maria et des grappes de gens mieux habillés que le mieux habillé de tes potes. Bienvenue au sixième dîner du Club du souper, les soirées gastronomico-clando-arty organisées par trois complices férus de food : Arthur Beauvois-Boetti, producteur de ciné (et petit-fils de l’artiste italien Alighiero Boetti) ; Camille de Vion de Gaillon, manageuse d’un château en Aquitaine, et Alexandre Cabaret, directeur artistique dans l’évènementiel.

Le Club du Souper
© Thomas Ledoux

L’invitation reçue par mail laissait planer le mystère pour ce nouvel épisode de leur « arte di mangiar bene ». Rendez-vous donc devant le 76 rue du Faubourg-Saint-Honoré où il n’y a pas de restaurant mais… la salle des ventes de Sotheby’s, privatisée pour l’occasion. La trentaine de convives (des gens de l’art et de la mode mais aussi un pâtissier, un ingénieur nucléaire, une étudiante en médecine…) profitent donc d’une visite exclusive avant que les œuvres ne changent de mains. Là, un grand Warhol ; là, un petit Renoir. Entre des abstractions colorées de Sam Francis et de Tomory Dodge, une longue tablée fleurie décorée par Gaëlle Mancina est dressée dans la très discrète salle des ventes privées. 

Club du souper
© Thomas Ledoux

Les ventres, eux, ne sont privés de rien. Les chefs de cette édition, Cristian (passé par Passerina et Bruno Verjus) et Kevin Stradaioli, déploient un repas 100 % italien en quatre roboratives étapes. Vitello tonnato doux comme un agneau, crémeuses mezze maniche à l’artichaut et aux câpres, grand show du risotto Cacio e pepe al limone et une Zuppa Inglese. Les bouteilles de bordeaux château Talbot aident à délier les langues et on se surprend à échanger sur les anchois frais, l’heure de fournée des pains ou le prix de l’art avec nos voisins. Avant le dessert, les organisateurs obligent même les convives à changer de place pour mélanger encore plus les bandes. Finalement, pour cette parenthèse imperméable aux crises, dans le monde doré des happy few, comptez tout de même 105 € par tête (vin compris). Ça pique un peu pour une cuisine certes bonne mais plutôt simple. On paye le cadre et le moment, évidemment.

Afin d’assister à la prochaine réunion du Club du souper, pas de secret ni de carte de membre : il faut les suivre sur Instagram et attendre l’annonce. Attention, chaque expérience se veut unique : hôtel particulier, loft, rooftop, jardins, théâtres…
Premier à cliquer, premier servi.

Pour attraper votre place, ça se passe sur la page Instagram du Club du souper.

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