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Les 10 expositions qui vont marquer le printemps 2026 à Paris

Au cartel ? Henri Matisse, Auguste Renoir, Nan Goldin ou Lee Miller. Le printemps 2026 s'annonce très fertile sur les cimaises parisiennes.

Écrit par
La Rédaction
,
Smael Bouaici
et
Julien Lambea
Nan Goldin
Nan Goldin, Picnic on the Esplanade, Boston (1973) © Nan Goldin
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Le soleil est de retour (mais conserve son statut d’intermittent), les Parisiens sortent la tête de leur couette et les musées célèbrent tous en même temps (ou presque) l’arrivée du printemps. Et avec les nouvelles expos de ce cru 2026, il y en a pour tous les goûts et pour tous les scénarios météo ! Au cartel ? Matisse, Renoir, Nan Goldin ou Lee Miller.

Renoir et l’amour, au musée d’Orsay

2026 marquant les 150 ans du fameux Bal du moulin de la Galette, le musée d’Orsay consacrera une grande exposition à Auguste Renoir, guidée par le sentiment amoureux. Elle s’attachera à déconstruire les idées reçues autour d’une peinture perçue comme “sentimentale”, tout en mettant en exergue le regard “amoureux” de son auteur, qui se traduit aussi bien dans les sujets que dans l’attention aux détails. Ce sera également la première fois depuis 1985 que l’on pourra voir autant de chefs-d’œuvre de la première partie de la carrière de Renoir à Orsay.

Quand ? Du 17 mars au 19 juillet 2026
Où ? musée d’Orsay, 1, rue de la Légion d'Honneur, Paris 7e

Auguste Renoir Alphonsine Fournaise, 1879 Musée d'Orsay Don D. David-Weill, 1937 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
Auguste Renoir Alphonsine Fournaise, 1879 Musée d'Orsay Don D. David-Weill, 1937 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Nan Goldin, This Will Not End Well, au Grand Palais

Présentée à Stockholm, Amsterdam, Berlin et Milan dans le cadre d’une tournée internationale, l’exposition Nan Goldin, This Will Not End Well fera escale à Paris du 18 mars au 21 juin avec une scénographie conçue par l’architecte Hala Wardé, constituée de pavillons uniques dans le Salon d’honneur du Grand Palais ainsi que dans la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière. Derrière ce titre pessimiste, qui cache la “joie de vivre inébranlable caractéristique de Goldin” selon son commissaire, cette rétrospective s’intéresse à l’œuvre de la photographe en tant que cinéaste à travers vidéos et diaporamas, incluant notamment The Ballad of Sexual Dependency, la série de photos qui a fait connaître Nan Goldin dans le monde entier.

Quand ? Du 18 mars au 21 juin 2026
Où ? Grand Palais, 17 avenue du Général Eisenhower, Paris 8e

Nan Goldin, This Will Not End Well, au Grand Palais
© Nan GoldinNan Goldin, Nan on Brian’s lap, Nan’s birthday, New York City, 1981 de la série “The Ballad of Sexual Dependency” Tirage à destruction de colorants (Cibachrome) ; 51 x 61 cm Acquis en 1993

K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène, au musée Guimet

Pourquoi la pop culture coréenne fascine-t-elle autant ? Sans doute parce qu’ils sont toutes et tous hyper BG dans les clips et les séries télé ? Pour aller plus loin dans l’analyse, le musée Guimet, dédié aux arts asiatiques, présente une nouvelle exposition à partir du 18 mars pour raconter l’histoire de cette culture de la beauté qui trouve ses origines au Moyen Age. Synonyme de pureté et de statut social élevé, la quête du teint de peau le plus clair possible est une tradition ancestrale en Corée et cette esthétique qu’on voit aujourd’hui partout répond à des codes bien précis. L’exposition K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène rassemble ainsi des œuvres qui datent de la fin du XVIIIe siècle, où les peintres coréens saisissent ces femmes à la peau pâle et à la coiffure sophistiquée en train de se maquiller. L’exposition racontera ensuite comment cette culture s’est transformée jusqu’aux années 2000, où elle infuse l’Hallyu, la vague de pop culture coréenne, faisant résonner dans le monde entier ce rituel de self-care qui vise une forme d’harmonie, à l’intérieur comme à l’extérieur de la peau.

Quand ? du 18 mars au 6 juillet 2026.
Où ? musée Guimet, 6 place d'Iéna, Paris 16e.

K Beauty Musée Guimet
Magazine Femme volume 1-3 - ©The Modern Bibliography Review Society.

Matisse, 1941-1954, au Grand Palais 

Focalisée sur les dernières années de la vie de celui qui est considéré comme le chef de file du fauvisme, l’exposition Matisse, 1941-1954 montrera la diversité de son œuvre et comment il a su se réinventer jusqu’au bout. Coproduite par le Centre Pompidou et le Grand Palais – RMN, elle présentera plus de 230 travaux tirés des collections de Beaubourg et de prêts internationaux, dont un ensemble exceptionnel de gouaches découpées, un médium auquel il a donné ses lettres de noblesse, ainsi que des peintures parmi les plus vibrantes de son œuvre. Voilà qui annonce un voyage riche en couleurs dans l’univers d’un artiste qui fascine toujours autant.

Quand ? du 24 mars au 26 juillet 2026
Où ? Grand Palais, 17 avenue du Général Eisenhower, Paris 8e

 Henri Matisse
Service de la documentation photographique du MNAM - Centre Pompidou, MNAM-CCI Henri Matisse, Nu bleu II, 1952

Henri Rousseau, l’ambition de la peinture, au musée de l’Orangerie 

Premier musée à bénéficier des prêts de la Barnes Foundation de Philadelphie, le musée de l’Orangerie présentera une rétrospective inédite au printemps 2026 avec une cinquantaine d’œuvres de celui que l’on surnomme le “Douanier Rousseau”. En plus de revenir sur sa carrière et la matérialité de son travail, ce sera l’occasion de rendre hommage à Paul Guillaume, marchand d’art fervent collectionneur de l’artiste et ancien propriétaire d’une part importante des œuvres de l’Orangerie.

Quand ? Du 25 mars au 20 juillet 2026.
Où ? musée de l’Orangerie, Jardin des Tuileries, Paris 1er.

Henri Rousseau
© Musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn / Patrice Schmidt

De part et d'autre, à la galerie SPOT

Le 7 octobre 2023, plus de 1 200 Israéliens ont perdu la vie lors des attaques menées par les forces du Hamas. Depuis, la riposte de l'armée israélienne sur la bande de Gaza a fait plus de 70 000 morts palestiniens. Un bilan qui a conduit plusieurs instances internationales à évoquer le terme de génocide. Deux années d'une guerre qui a ravivé des blessures séculaires et redessiné les contours de traumatismes déjà profonds. Dans ce contexte de violence extrême, les reporters internationaux se heurtent à un obstacle supplémentaire : l'interdiction d'accès à Gaza imposée par les autorités israéliennes. Face à ce vide documentaire, comment continuer à témoigner ? C'est la question à laquelle Thomas Dévényi a choisi de répondre par le mouvement. Depuis le printemps 2023, il parcourt la région, appareil en main, cherchant à saisir ce que le conflit laisse visible depuis ses marges. De la frontière libanaise au nord aux kibboutz qui jouxtent Gaza au sud, de la vallée du Jourdain aux camps de réfugiés de Cisjordanie occupée, Dévényi a traversé les lignes géographiques et symboliques qui fracturent ce territoire. Son travail ne prétend pas supplanter ce qui ne peut être montré, il l'encadre, l'annonce, l'éclaire par le contexte. C'est le fruit de ces deux années de terrain que la galerie Spot a l'honneur de présenter sous le titre De part et d'autre. Une exposition qui est aussi un engagement : la totalité des tirages mis en vente sera reversée au profit de Médecins du Monde, organisation présente directement dans la bande de Gaza et dans les zones enclavées de Cisjordanie. L'exposition ouvre ses portes le jeudi 26 mars 2026 au soir, avec un vernissage à partir de 18h30. Une occasion rare de rencontrer un travail photographique qui refuse l'impuissance face à la censure, et choisit, à la place, de déplacer le regard.

Quand ? à partir du 26 mars
Où ? 50 boulevard Beaumarchais, Paris 11e

Thomas Dévényi expose deux ans de reportage en Palestine à la galerie Spot
© Thomas Dévényi

Africa Fashion, au musée du Quai Branly - Jacques Chirac 

Conçue par l’excellent Victoria and Albert Museum de Londres, l’exposition Africa Fashion s’exporte à Paris en 2026 après des étapes en Australie, au Canada et aux États-Unis. L’occasion de faire rayonner la scène mode du continent africain dans la capitale de la haute couture mais aussi de faire dialoguer créations contemporaines et collections historiques du musée du Quai Branly. Une confrontation entre passé et présent qui mettra en lumière une autre vision de la mode façonnée à la fois par des savoir-faire locaux et une nouvelle génération de créateurs.

Quand ? Du 31 mars au 12 juillet 2026
Où ? Quai Branly - Jacques Chirac, 37 quai Branly, Paris 7e.

Africa Fashion
Mbeuk Idourrou collection, Imane Ayissi, Autumn/Winter 2019, Paris, France. Photo: Fabrice Malard / Courtesy of Imane Ayissi

Video Games & Music, à la Philharmonie de Paris

La musique de jeu vidéo est une forme d’art injustement sous-estimée. Pour s’en convaincre, il suffira de visiter à partir du 2 avril prochain l’exposition Video Games & Music, qui racontera la façon dont les musiciens ont accompagné l’ascension de ce qui est devenu la première industrie culturelle mondiale. Des limitations techniques des débuts à l’intégration du son dans la mécanique du jeu en passant par des BO cultes devenues de véritables madeleines de Proust, attendez-vous à une véritable odyssée vidéoludique pas seulement réservée aux hardcore gamers.

Quand ? du 2 avril au 1er novembre 2026
Où ? Philharmonie de Paris, 211 avenue Jean Jaurès, Paris 19e

A la Philharmonie, une exposition sur les musiques de jeux vidéo s’apprête à tout casser IRL
Children of the Light © That Game Company, 2019

Lee Miller, au musée d’Art moderne

Artiste, muse et mannequin dont la trajectoire exceptionnelle fut le sujet d’un biopic sorti en salles en 2024, Lee Miller fera l’objet d’une grande rétrospective au printemps 2026 au musée d’Art moderne. Organisée en collaboration avec la Tate Britain et l’Art Institute de Chicago, l’expo retracera toute l’ampleur et la diversité de son œuvre en tant que photographe : mode, paysage ou portraits mais aussi reportages de guerre dans les années 40. Une traversée artistique et biographique qui fera voyager le visiteur par le biais de clichés pris dans une vie en constant mouvement. 

Quand ? du 10 avril au 2 août 2026. 
Où ? musée d’Art moderne, 10 avenue du Président Wilson, Paris 16e.

Lee Miller
Lee Miller, Modèle avec une ampoule Model with Lightbulb Studio Vogue, Londres, 1943 Lee Miller Archives © Lee Miller Archives, England 2025 All rights reserved

Calder, Rêver en équilibre, à la Fondation Louis Vuitton

Pour marquer le centenaire de son arrivée en France et les 50 ans de sa disparition, la Fondation Louis Vuitton dédie une grande exposition à Alexander Calder à partir du 15 avril 2026. Annoncée comme l’une des plus importantes lui ayant jamais été consacrée, cette rétrospective promet d’aborder toutes les dimensions de son art en regroupant près de 300 œuvres : les fameux mobiles et stabiles qui devraient égayer l’architecture conçue par Frank Gehry, mais aussi des portraits réalisés à partir de fil de fer, des figures en bois sculpté, peintures, dessins et bijoux.

Quand ? Du 15 avril au 16 août 2026
Où ? Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma Gandhi - Bois de Boulogne, Paris 16e

Alexander Calder
© 2025 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris
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