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Avant les premiers BPM parisiens et l’annonce la semaine prochaine de l’affiche de la soirée mauricienne (en janvier), on a demandé à GЯEG de nous raconter cette nouvelle histoire.

Il a joué lors de la cérémonie de clôture des Jeux Paralympiques de Paris, Brice Coudert d’Essaim (ex-Concrete) dit de lui qu’il est le meilleur DJ de France et le 22 novembre 2025, au Rex Club, GЯEG amorcera l’un des arcs les plus personnels de sa carrière. Il lancera Trasman – “un bon tuyau”, en créole –, sa soirée imaginée avec son ami Alex Paturau dont le but est de décloisonner la fête de son île Maurice natale. Comment ? En célébrant les différents styles locaux tout en les connectant aux communautés et clubs du monde entier. Avant les premiers BPM parisiens et l’annonce la semaine prochaine de l’affiche de la soirée mauricienne (en janvier), on a demandé à GЯEG de nous raconter cette nouvelle histoire.
Quelle est l’origine de Trasman ?
Trasman part d’un constat partagé avec mon ami Alex Paturau, avec qui j’ai fondé le collectif : on s’est rendu compte qu’on avait l’embarras du choix pour sortir à Paris mais qu’en revanche, il existait peu de choses qui nous chauffaient à Maurice.
Pourquoi créer Trasman à ce moment de ta carrière ? Qu’est-ce que ça fait résonner en toi ?
La Boiler Room à Maurice enregistrée en début d’année a été un vrai déclencheur. J’ai participé à l’organisation et à la création du line-up et ça m’a donné envie de faire ma soirée de A à Z : prog, production, communication etc. Et au-delà d’une envie personnelle, cette Boiler Room et d’autres soirées mauriciennes comme Applause m’ont fait prendre conscience que le public était en demande de sonorités plus électroniques.
« Trasman veut casser les codes » dit le texte de présentation. De quels codes parlez-vous ?
La fête mauricienne est globalement divisée en deux scènes, avec d’un côté les gens privilégiant des soirées plus commerciales, et de l’autre, ceux préférant les fêtes techno ou psytrance. Trasman part de l’envie de décloisonner et de créer un entre-deux. Comment réunit-on tout le monde dans une même soirée ? Comment unit-on un public fan de dancehall/shatta/bouyon et celui qui aime la musique électronique ? C’est ce qu’on veut défendre, qu’on a déjà réussi à faire avec Applause et Boiler Room, et on veut le transposer autant sur l’île que dans les clubs du monde entier.
A quoi peut-on s’attendre pour ces premières soirées Trasman ?
Ces deux premières soirées sont là pour planter le décor et créer des liens. Pour la première au Rex, l’idée était de faire un line-up faits de noms pas forcément rutilants mais pointus et avec des sélections que j’admire : Leod, un bête de producteur anglais dont tous les DJ jouent les sons en ce moment et qui fera sa première date à Paris, et Gabrielle Kwarteng, une résidente NTS. La seconde soirée aura lieu à Maurice en janvier avec les venues de deux DJ qu’on annoncera la semaine prochaine, une Française et un Portoricain basés à New York. Cette idée de pont entre différentes zones, c’est vraiment ça que je voudrais pousser dans le futur.
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