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Le Refugee Food Festival élu meilleur évènement de l'année aux World Restaurant Awards 2019

Tina Meyer
Écrit par
Tina Meyer
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Cornaquée par un Antoine de Caunes en grande forme, la toute nouvelle et forcément très attendue cérémonie des World Restaurant Awards s'est tenue lundi 18 février à Paris. On était bien sûr au Palais Brongniart, aux côtés de Joe Warwick (cofondateur des World’s 50 Best) et Andrea Petrini (président du jury anti-langue de bois) pour soutenir neuf Parisiens nominés qu'on aime (vraiment) beaucoup chez Time Out ! Retour sur une soirée haute en émotions.

Larmichette de joie 

Nos copains du Refugee Food Festival, avec qui on avait fait la clôture du RFF à Paris, sont les grands gagnants de la catégorie Event of The Year. On brise le tympan de notre +1 en hurlant notre joie. Et on verse même notre petite larme. La jeune Marine Mandrila, accompagnée des membres de l'équipe, n'en revient pas non plus, et monte sur scène pour recevoir le curieux trophée – une assiette blanche en porcelaine de Limoges, qui, visiblement, pèse son poids. 

Son discours sobre salue la volonté et le courage de ces hommes et femmes réfugiés, qui, chaque jour, repoussent leurs limites en cuisine. L'occasion de rappeler que vous pouvez aider d'au moins trois façons toutes simples cette initiative citoyenne et solidaire :
-En allant manger pour une poignée d'euros au restaurant La Résidence, au sein de Ground Control. Lequel emploie des chefs réfugiés et aide à les insérer professionnellement toute l'année.
- En participant en juin prochain à la 4e édition du Refugee Food Festival
- En faisant un micro-don à l'asso ici (ça prend 30 secondes)

Autre nouvelle qui nous réjouit : Lara Gilmore remporte le prix Ethical Thinking pour Food for Soul, l'organisation caritative qu'elle dirige avec son mari Massimo Bottura. Lequel a ouvert plusieurs Reffetorio dans le monde entier (dont un à La Madeleine), pour sensibiliser le public au gaspillage alimentaire et à la pauvreté.

Bling, glam et rock’n’roll

Placée sous le signe du cinéma et du fun, avec montée des marches sur tapis rouge comme à Cannes, de la robe longue en veux-tu en voilà, la cérémonie récompense l’excellence, mais aussi et surtout l’intégrité et la diversité de 18 tables internationales, issues de 36 pays. Certaines catégories nous ont bien fait marrer. Tattoo-free chef of the year (« chef de l'année non tatoué ») : Ducasse. Et meilleur compte Insta de l'année : Alain Passard, dont les assiettes/tableaux de peintre nous ont, c'est vrai, souvent donné envie de lécher l'écran. 

Entre deux blagues descaunantes, la France décroche deux assiettes. Cocorico ! A Paris, Le Clarence est récompensé pour "son approche originale" (Original Thinking), et à Lyon, La Mère Brazier, institution de 98 ans, est reconnue comme un "classique intemporel" (Enduring Classic). Le grand gagnant de la soirée ? Un petit resto de plage sud-africain de 20 couverts, paumé à 150 km du Cap : le Wolfgat. Il remporte le prix du meilleur restaurant du monde, et celui de la meilleure destination hors sentiers battus. Un portrait vidéo nous apprend que son chef Kobus van der Merwe travaille des produits bruts, crus et locaux : fruits de mer, plantes et herbes aromatiques… Et fabrique lui-même son pain et son beurre, pour un menu dégustation en 7 plats à… 53 €. 

Un mois après celle du Guide Michelin, et juste avant celle des World's 50 Best Restaurants et de la Liste, ce nouveau classement des meilleurs restaurants de la planète sait déjà faire parler de lui. Bravo !

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