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Des zombies, des fantômes et des tronçonneuses : voici les films parfaits pour transformer votre Halloween en marathon de frissons.

Halloween ne tombe qu’un jour par an, mais les plus fervents adeptes de la fête trouvent toujours le moyen d’en faire un mois entier.
Et quoi de mieux pour ça que de se plonger dans des films ? Rien de plus simple, après tout : il existe tout un genre cinématographique consacré à l’art de faire hurler les spectateurs de peur. Mais contrairement à ce qu’on croit souvent, il y a une vraie différence entre les meilleurs films d’horreur et les meilleurs films d’Halloween. Un film comme Ne vous retournez pas (Don’t Look Now) figure peut-être parmi les œuvres les plus bouleversantes du genre, mais il est sans doute un peu trop cérébral pour la « saison des frissons ». En revanche, les apocalypses zombies, histoires de fantômes, massacres à la tronçonneuse et mélanges de monstres ? Là, on est pile dans le thème. Alors, pour vous aider à composer votre programme d’octobre, on a concocté cette liste de films d’Halloween à voir le 31 au soir.
Sur le papier, le conte macabre de Dario Argento ne paie pas de mine : une danseuse américaine timide intègre une mystérieuse académie de ballet en Europe, où d’étranges phénomènes ne tardent pas à se manifester. Mais ce point de départ simple permet au maître du giallo de s’en donner à cœur joie : couleurs hallucinées, mises à mort stylisées, et bande-son cauchemardesque signée par les rockeurs progressifs italiens Goblin. Un cauchemar baroque qui hante encore les nuits des cinéphiles.
Si vous ne revoyez pas Shining chaque mois d’octobre, c’est que vous ne célébrez pas vraiment Halloween. Stanley Kubrick adapte ici Stephen King avec une maîtrise glaciale : Jack Nicholson, en écrivain isolé dans un hôtel coupé du monde, sombre dans la folie la plus totale. Ascenseurs de sang, jumelles spectrales, “Heeeere’s Johnny!” — tout y est. Mais même après des dizaines de visionnages, le film garde des zones d’ombre : pourquoi Jack nous regarde-t-il comme ça ?
Même avec le volume à fond, le film fait plus frissonner qu’il n’effraie vraiment — mais c’est précisément là que réside sa force. Tourné pour trois fois rien par Daniel Myrick et Eduardo Sánchez, ce faux documentaire suit des étudiants qui refusent d’éteindre leur caméra malgré le danger. Visionnaire, presque prophétique, ce film annonce à la fois l’ère du found footage et notre obsession contemporaine pour l’auto-enregistrement.
Bien plus qu’un simple film de vampires, ce blockbuster de Ryan Coogler (avec Michael B. Jordan) aborde frontalement les questions de race, de foi et d’héritage culturel. Années 1930, Delta du Mississippi : un club de jazz noir est assiégé par des vampires musiciens. Entre fusillades au Tommy gun, transe mystique et hémoglobine, Sinners réussit l’impossible : allier le grand spectacle et le fond politique.
Qu’est-ce qui se passe chez ces hippies qui vomissent, blasphèment et se moquent de l’autorité ? Peut-être ont-ils besoin d’un prêtre.
Ce film mythique de William Friedkin reste l’incarnation des angoisses d’une époque. Et la soupe de pois cassés n’a jamais vraiment récupéré de sa “scène culte”. Le pouvoir du Christ vous pousse à le revoir — encore et encore.
Quand la décapitation d’un enfant n’est que la quatrième scène la plus choquante du film, c’est qu’on est face à un classique moderne. Avec son premier long-métrage, Ari Aster signe un drame familial étouffant, où les secrets refoulés se transforment en malédiction. Une horreur lente, poisseuse, inoubliable — et à déconseiller formellement à quiconque vit encore chez ses parents.
Le premier film de Jordan Peele a tout changé : un succès critique, un Oscar, et surtout une réhabilitation du film d’horreur comme miroir social. Un jeune homme noir découvre que la famille blanche de sa copine cache un secret terrifiant. Avec son concept du sunken place, Peele invente un cauchemar à la fois politique, symbolique et universel.
S’il y a une année pour vous lancer – si ce n’est pas déjà fait – c’est bien celle-ci. Le classique de Tobe Hooper, satire mordante de la lutte des classes à l’américaine (la survie du plus affamé), chronique d’adolescents perdus dans la cambrousse et chef-d’œuvre noir des années 1970, reste l’un des films les plus terrifiants jamais tournés. Malgré sa réputation sanglante, il n’est pas si gore ; simplement le plus effrayant de tous les temps.
À l’époque des films d’horreur “intellectuels”, la saga Destination Finale ne s’est jamais prise pour autre chose qu’un plaisir coupable : un enchaînement d’accidents mortels aussi absurdes qu’ingénieux. Et le sixième volet — le premier depuis quatorze ans — pourrait bien être le meilleur : une mort en cascade mêlant éclat de verre, tour de Jenga géante, trampoline défaillant et tondeuse à gazon.
Un ballet macabre aussi jubilatoire qu’improbable.
Les histoires de fantômes se modernisent dans ce classique suburbain signé Tobe Hooper (avec la patte discrète de Steven Spielberg à la production). Derrière ses effets spéciaux high-tech et son budget confortable, le film cache une critique du consumérisme américain : votre télé pourrait littéralement vous avaler. Et malgré tout, c’est un clown en plastique — et non les ectoplasmes — qui reste le vrai cauchemar du film.
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