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© Winestar
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Les canettes de vin nature, la prochaine grosse tendance à Paris ?

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Écrit par
Tina Meyer
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Dieu sait si chez Time Out Paris, on aime boire. La Rédac' a le lever de coude facile et doit être une de celles qui défend le plus le vin dit "naturel". Pour rappel, et pour faire bref  : il s’agit d’un vin au-delà du bio, dont les raisins mais aussi la vinification se font sans intrants chimiques (ou à dose infinitésimale). En gros : un vin dit "nature" est le plus naturel possible, tout simplement.

Bonne nouvelle ! La start-up Winestar, pionnière du "vin français premium en canette", récompensée du prix Sial Innovation 2012, s'est acoquinée avec un célèbre vigneron de Loire, Jean-Pierre Robinot (Les Vignes de l’Angevin), et sa fille Juliette. Ensemble, ils comptent sortir en mai prochain... les premières canettes de vin sans sulfites de France et même du monde !

Une production confidentielle, en édition limitée et numérotée

Deux options : un rouge (pré-commande ici), 100% cabernet-franc. Et un blanc, pur chenin, autre cépage emblématique de Loire ()... Comptez 48 € en ligne pour un pack de six (soit 8 € la canette !!!) Joint par téléphone, Cédric Segal, le directeur aux manettes de Winestar, nous confirme qu'il s'agit bien d'une production plus que confidentielle : 4000 canettes de 250 ml, numérotées. Mais nuance le propos : sur des gros volumes d'achat, les prix baissent : 84 € les 12 canettes, et 144 € les 24 (soit 6 € la canette).

© Winestar
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S' il faudra encore patienter un peu pour qu'on vous communique le réseau de distribution parisien, Cédric Segal pense que "la majorité de cavistes parisiens qui proposent déjà les bouteilles de Jean-Pierre Robinot devraient suivre". "Comme Crus et Découvertes, rue Paul Bert, dans le 11e arrondissement."  C'est vrai que notre chère capitale est aussi une des villes de l'Hexagone (voire du globe) où l'on consomme le plus de vins de ce type. Le nombre de salons, cavistes ou barav naturels est exponentiel, avec ces cinq dernières années une tendance nette à l'hybridation, ces nouveaux spots mixant vin nature et vinyles.

Paris, ville rêvée pour tester ce nouveau concept

L'intérêt de ce contenant incassable et léger ? "Un usage décomplexé, nomade (coucou les pique-nique, festivals en open air...), qui va séduire une clientèle plus jeune, citadine", explique l'entrepreneur. "Des 18-25 ans qui n'ont pas forcément de cave en sous-sol de leurs petits appartements, et donc cherchent des vins glouglou, à boire sans trop attendre". Un peu comme on le ferait avec un soda, en somme. Recyclable à l'infini, la canette aluminium est aussi en théorie le contenant le plus éco-friendly qui soit : "elle permet de réduire l’empreinte carbone, avec un impact écologique inférieur à celui du verre", ajoute Cédric. Bon à savoir en effet : selon cette étude, une tonne d'aluminium recyclée, c'est 6,89 tonne de CO2 économisé... Là où une tonne de verre recyclé ne permet d'économiser que 0,46 tonne d'émissions carboniques. 

A l'étranger, le vin en canette cartonne. Certes, il s'agit là de vins dits conventionnels, quand ce n'est pas de la grosse piquette. Mais n'empêche. Aux Etats-Unis notamment, l'offre de canned wine a triplé depuis 2018 : plus de 900 références sont aujourd'hui disponibles sur le marché ricain, selon une étude du cabinet WICResearch. Alors, est-ce que les Parisiens vont s'y mettre ? Les paris sont ouverts. Nous, on y croit !

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