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Thomas Dévényi expose deux ans de reportage en Palestine à la galerie Spot

Quand l'accès à Gaza est verrouillé, le photojournaliste Thomas Dévényi choisit de déplacer son regard. Deux ans de terrain, des kibboutz aux camps de réfugiés, à exposer dès le 26 mars à la galerie Spot.

Écrit par
La Rédaction
Thomas Dévényi expose deux ans de reportage en Palestine à la galerie Spot
© Thomas Dévényi
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Le 7 octobre 2023, plus de 1 200 Israéliens ont perdu la vie lors des attaques menées par les forces du Hamas. Depuis, la riposte de l'armée israélienne sur la bande de Gaza a fait plus de 70 000 morts palestiniens. Un bilan qui a conduit plusieurs instances internationales à évoquer le terme de génocide. Deux années d'une guerre qui a ravivé des blessures séculaires et redessiné les contours de traumatismes déjà profonds.

Dans ce contexte de violence extrême, les reporters internationaux se heurtent à un obstacle supplémentaire : l'interdiction d'accès à Gaza imposée par les autorités israéliennes. Face à ce vide documentaire, comment continuer à témoigner ? C'est la question à laquelle Thomas Dévényi a choisi de répondre par le mouvement. Depuis le printemps 2023, il parcourt la région, appareil en main, cherchant à saisir ce que le conflit laisse visible depuis ses marges.

De la frontière libanaise au nord aux kibboutz qui jouxtent Gaza au sud, de la vallée du Jourdain aux camps de réfugiés de Cisjordanie occupée, Dévényi a traversé les lignes géographiques et symboliques qui fracturent ce territoire. Son travail ne prétend pas supplanter ce qui ne peut être montré, il l'encadre, l'annonce, l'éclaire par le contexte.

C'est le fruit de ces deux années de terrain que la galerie Spot a l'honneur de présenter sous le titre De part et d'autre. Une exposition qui est aussi un engagement : la totalité des tirages mis en vente sera reversée au profit de Médecins du Monde, organisation présente directement dans la bande de Gaza et dans les zones enclavées de Cisjordanie.

L'exposition ouvre ses portes le jeudi 26 mars 2026 au soir, avec un vernissage à partir de 18h30. Une occasion rare de rencontrer un travail photographique qui refuse l'impuissance face à la censure, et choisit, à la place, de déplacer le regard.

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