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L’artiste française s’est inspirée de la physique quantique pour créer une œuvre qui devrait projeter les visiteurs dans une autre dimension.

En pleine course à l’IA, vous avez probablement entendu parler des ordinateurs quantiques, dont la puissance de calcul promet des avancées technologiques et scientifiques extraordinaires. Intriguée par la physique quantique, l’artiste Laure Prouvost a eu accès à l’un d’entre eux pour tenter de répondre à la question suivante : « Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique ? » Après deux ans de recherches menées avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, cette réflexion a donné naissance à une première œuvre commandée par la LAS Art Foundation de Berlin, WE FELT A STAR DYING, adaptée pour être exposée au Grand Palais, à Paris, du 10 juin au 26 juillet 2026 sous le nom de Nous, frissons d’étoiles.
Comme l’explique l’institution, cette œuvre monumentale mêlant vidéo, sculpture, sons, odeurs et lumière « propose de voir le monde autrement » autour d’une sculpture cinétique « animée par le son et la lumière, dotée de six membres qui se déploient dans l’espace ». À cela s’ajoutent une vidéo centrale et des éléments périphériques nommés Cute Bits – une référence aux qubits de l’informatique quantique – qui projettent sons et odeurs. De quoi promettre une expérience sensorielle, mais pas forcément extraterrestre : l’artiste ambitionne plutôt de nous révéler « un monde interconnecté dans lequel “nous ne faisons qu’un”, “we are we” ». Un avant-goût du futur ? À moins que cela ne soit déjà le présent…
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