Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche

Boldini

  • Art
  • 4 sur 5 étoiles
  • Recommandé
  1. Boldini
    © Petit Palais
  2. Boldini
    © Petit Palais
Publicité

Time Out dit

4 sur 5 étoiles

En invitant Giovanni Boldini à orner ses murs, le Petit Palais nous plonge dans un Paname aussi décadent qu’élégant : celui de la Belle Epoque.

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Giovanni Boldini, c’était LE peintre phare de son époque. Toutes les stars du Paname du début du siècle dernier voulaient leur croquis made in Boldini et s’il avait eu Insta en 1900, on parie qu’il aurait obtenu la pastille bleue sans galère. Et pendant que tous les influenceurs s’ambiancent à Coachella, Boldini, lui, s’expose au Petit Palais. Au programme de cette rétrospective ? Silhouettes distinguées, Belle Epoque et fêtes à Pigalle. Le tout avec un coup de pinceau unique et un usage de la couleur aiguisé. Pourtant, s’il a été le chroniqueur mondain de toute une époque, l’artiste est vite tombé dans l’oubli, lui qui a par la suite été taxé de trop maniéré, trop kitsch, trop exubérant… En bref, trop trop.

C’est dans une scénographie élégante que le Petit Palais – bâtiment tout aussi classe où le parquet en point de Hongrie côtoie des moulures tout en volutes – redonne ses lettres de noblesse à cette star déchue, présentant un corpus de 150 œuvres signées Boldini, ponctuées ici et là de robes somptueuses et autres trucs en plumes. Cernées de cadres dorés, les toiles du peintre italien dépeignent un monde que l’on a souvent fantasmé : le Paris de Proust, avec ses terrasses pleines à craquer et ses soirées au Moulin Rouge. Moins coincées que la Chronique des Bridgerton, les Années folles sont une source inépuisable de création pour l’artiste originaire de Ferrare. Lui qui n’était venu dans la capitale que pour de petites vacances ne repartira plus jamais, laissant la vie de bohème à Toulouse-Lautrec pour capturer le quotidien des plus fortunés de la capitale.

Une passion pour le luxe que l’on retrouve dans le parcours proposé par le Petit Palais. Équivalents visuels des personnages de la Recherche du temps perdu, les riches Parigots peints par Boldini prennent la pose dans des tenues fastueuses et lui permettent d’expérimenter différents styles, entre rococo italien et pinceau vivace avant-gardiste. L’occasion idéale de découvrir un nouveau peintre et de mater du beau, de la touche expressive aux merveilleuses fringues représentées.

Écrit par
Zoé Kennedy

Infos

Adresse
Prix
De gratuit à 14 €
Heures d'ouverture
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h. Nocturne jusqu'à 21h le vendredi.
Publicité
Vous aimerez aussi