Claudia Rivera, la Latin Connection
© Hélène Tchen | Claudia Riviera
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Claudia Rivera, la Latin Connection

Comme Bad Bunny au Super Bowl, l’artiste et activiste parisienne Claudia Rivera rassemble et célèbre les cultures latino-américaines.

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Un pop-up au Bon Marché, des soirées à la Machine du Moulin Rouge, une expo de photos… : depuis quatre ans, Claudia Rivera s’active partout dans la capitale pour faire briller les communautés latino-américaines. Ce mardi après-midi, elle n’a pas beaucoup plus de temps : avant les concerts de Bad Bunny à Paris, elle réunit, avec son agence Amaru, des talents créatifs latinos autour d’un dîner organisé avec adidas, qui lui a demandé de customiser une collection pour la tournée de la star portoricaine. 

Claudia Rivera, la Latin Connection
© Claudia RivieraClaudia Rivera, la Latin Connection

L’occasion parfaite de présenter sa vision pour cette artiste et créatrice franco-péruvienne qui travaille sur l’image des latinos et latinas depuis qu’elle est en âge de tenir le caméscope familial. « Mes parents m'ont toujours fait comprendre que j'étais Péruvienne. Je parlais espagnol avant de parler français », raconte cette fan de Selena Gomez. « A la maison, c’était très Pérou, dans la nourriture, dans la musique. Donc je n'ai jamais eu de souci par rapport à mon identité. Et après la maison, c'est Paris. »

Déconstruire une image figée

Dehors, c’est plus flou : on la prend souvent pour une Maghrébine. « En France, j’ai vécu beaucoup d'islamophobie. C’était bizarre parce que je vivais un racisme qui ne concernait même pas ma communauté. Et quand les personnes comprennent qu'on est latino ou latina, elles disent “Ok, ça va”, mais par contre, elles commencent à nous hypersexualiser. Franchement, on prend cher sur ça. »

Claudia Rivera, la Latin Connection
© Hélène TchenClaudia Rivera

Ce sera d’ailleurs la conclusion de son mémoire sur la représentation des femmes latino-américaines. Ce travail lui permet de bâtir les fondations de ses activités d’aujourd’hui, qui visent « à déconstruire cette image un peu figée du latino et de la latina ». Et même si le terme est controversé pour sa nature coloniale, Claudia le trouve utile : « Dans le meilleur des mondes, je rêverais de pouvoir dire que je suis péruvienne, descendante d’indigènes Huancas, parce que j'ai la chance de savoir exactement les racines de mes origines. Mais pour nous, en tout cas les filles dans le projet, ça a été quelque chose d'important de se retrouver en tant que femmes latinas, parce que, avant, on était seules. Mais il y a une infinité de façons d'être latina. »

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