Le monde selon Roger Ballen

Art, Photographie
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Time Out dit

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Il était temps que le photographe sud-africain s’expose à Paris. C’est désormais chose faite avec une rétrospective à la Halle Saint-Pierre.

Pour qui ? Les fans de films d’horreur
Voir quoi ? De la folie à l’état pur

Entre la réalisation du clip I Fink U Freeky de Die Antwoord ou sa photo iconique Dresie and Casie, Twins, Western Transvaal, Roger Ballan s’est fait un nom comme photographe de l’étrange. 69 ans et une trentaine d’années de photo derrière lui, l’ancien géologue se refuse aux conventions, évoluant en marge du milieu, et ne provoque chez le spectateur que des sentiments extrêmes, de l’amour à la haine. Pas de surprise donc lorsqu’il choisit la Halle Saint-Pierre, espace parisien dédié à l’art brut, pour sa première rétrospective française. Installations dérangeantes, photos énigmatiques et dessins terrifiants constituent le décor d’une expo auquel il ne manque que les rats désirés par l’artiste, mais rejetés par l’institution (faut quand même pas déconner). Une anecdote qui résume assez bien les positions « ballenesques » de l’artiste, qui ne considère son art que comme total.

Expo parfaite dans une ambiance post-Halloween, on conseille cependant aux spectateurs d’avoir le cœur bien accroché. Car tout chez Roger Ballen évoque l’horreur, de ses peintures cauchemardesques à ses photos en noir et blanc glauques à souhait, en passant par son mobilier souillé par des animaux morts ou des corps ensevelis sous des cordes. 

Mais finalement, c’est cet amour de l’extrême qui confère à l’expo une atmosphère immersive unique, à mi-chemin entre la galerie d’art et la maison hantée. Et même si l’on n’aimerait pas vivre dans « le monde selon Roger Ballen », on ne peut que saluer la performance et le jusqu’au-boutisme de l’artiste.

Par Zoé Kennedy

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