Ugo Rondinone
© Ugo Rondinone / Petit Palais Photo. Archives kamel mennour Courtesy the artist, studio rondinone and Eva Presenhuber, Esther Schipper, Sadie Coles HQ, Gladstone, kamel mennour, Kukje Gallery
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Critique

Ugo Rondinone

4 sur 5 étoiles

Présentée jusqu’au 18 janvier 2023 au Petit Palais, l’exposition inédite d’Ugo Rondinone nous envoie sur un petit nuage. Littéralement.

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Time Out dit

C’est devenu une tradition parisienne aussi incontournable que les serveurs mal léchés et la ligne 13 blindée. Chaque année, le Petit Palais prolonge la FIAC (aujourd’hui remplacée par Paris+) en invitant l’art contemporain à franchir les portes de son superbe bâtiment Belle Époque. Et cette année, c’est au tour de l'artiste helvète Ugo Rondinone de nous épater.

On prévient tout de suite : n’y allez pas si vous avez les cervicales en compote, car c’est le cou tordu vers le haut que l’expo s’apprécie. Lévitant sous la voûte du Petit Palais, des personnages grandeur nature nous accueillent, tout de nuages vêtus. Des petits bouts de ciel anthropomorphes qui flirtent avec la Gloria Victis d’Antonin Mercié, évoquant la grâce des danseurs qui s’élèvent tel Bébé dans Dirty Dancing. 

Le corps continue d’être mis à l’honneur dans la galerie des sculptures, dans une approche quasi chamanique cette fois-ci. Accroupies devant les plâtres du XIXe siècle, des ballerines au repos s’étirent, allant parfois jusqu’à se démembrer. Réalisés à partir de terres prélevées sur sept continents, ces trompe-l'œil nous guident vers une pièce cylindrique en bois de 10 mètres de haut. Derrière un calme apparent, l’installation organique cache une multitude d’écrans retransmettant une fête mystique, entre rite et rave. Au rythme des percussions, 18 danseurs s’adonnent à une danse extatique autour du feu… On a presque envie d’enlever nos fringues pour les rejoindre. Un final plus chaud que le vin des marchés des Tuileries inspiré du poème Il faut brûler pour briller de John Giorno, poète et amant disparu d’Ugo Rondinone.  

Un bémol pour finir : si elle se révèle des plus poétique, l’intervention mériterait cependant une médiation un peu plus musclée. Pour le moment, on devra se contenter d’un seul panneau un peu caché pour tenter de comprendre la puissance de l'œuvre de l’artiste suisse. Frustrant.

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Entrée libre.
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