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Critique
Depuis son ouverture (en juin 2017 déjà), Combat continue à dominer sans forcer le game de la mixologie bellevilloise. Même s’il y a désormais une petite concurrence (Kissproof) et que la cheffe pugiliste, Margot Lecarpentier, se fait plus rare derrière le comptoir en inox, l’équipe en charge du petit bar brut à plafond végétalisé continue d’envoyer des verres qui calment des gosiers plus en pente que la rue.
A la carte, on retrouve des créations toujours futées et affutées, comme ce réussi Bou Rou, inspiré du classique Boulevardier (un negroni, mais au bourbon). Ici, ce cocktail composé de whisky japonais, amer à l’artichaut et vermouth rouge regarde vers l’Orient, avec l’ajout de sauce soja pour le soyeux et du tamarin pour adoucir l’amertume de la recette originelle. D’un continent l’autre, avec le Combat Margarita, l’un des incontournables du lieu. Composé, ici, de tequila, camomille, saké, dry curaçao, citron vert et CBD, le drink prend le parti de faire briller d’autres ingrédients, comme les notes d’orange du dry curaçao, plutôt que la seule agave. Le saké nigori apporte de la texture, tout en rééquilibrant l’acidité du citron vert et l’huile de CBD s’accorde parfaitement à la bande son 100% dub ce soir-là. Mention spéciale pour l’offre cocktails sans alcool, auxquels Margot fut l’une des premières à accorder de la considération. Maline proposition d’accord cocktail Impecâpre à la gentiane / assiette d’artichauts et noisettes pour une autre idée du végétal. Tout cela se complète avec des solides en duo sérieusement sourcés pour mettre KO l’apéro : gouda vieux et pickles, poivrons confits et stracciatella. Le Combat continue…
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