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Critique
Depuis 2013, Dirty Dick a mis Pigalle sur la carte mondiale du Tiki. Mais, au fait, c’est quoi le Tiki ? Un style de bar, né au milieu des années 1930 à Los Angeles qui surjoue l’exotisme des îles paradisiaques comme passeport pour l’évasion, à l’aide de cocktails mariant rhums et ingrédients tropicaux. L’établissement, qui a emprunté son nom à l’ancien bar à hôtesses dans lequel il s’est lové, ne déroge pas aux lois du genre : mobilier en rotin, totems polynésiens, et grande fresque kitsch d’une pin-up devant un coucher de soleil. La bande son, à l’avenant, mixe deux mesures de surf rock pour une mesure de mambo, avec un trait d’Exotica.
Aux shakers, le solide Scotty Schuder - présent depuis l’ouverture ! -, Matteo Bragutti et leur équipe confectionnent des potions aussi colorées que leurs chemises. La carte navigue entre créations fidèles à l’esprit Tiki et grands classiques de la spécialité. A l’image de ce Maï Taï, réalisé dans les règles de l’art, où les rhums, la liqueur d’orange amère et le jus de citron vert se font caressants grâce aux notes d’amandes torréfiées du sirop d’orgeat maison. Ceux qui croient aux forces de l’esprit oseront le Zombie. Servi dans un grand Tiki mug, ce cocktail tout feu tout flamme dissimule sa véritable puissance arhumatique à grand renforts d’ingrédients secrets pour un résultat étonnamment fruité, avec des notes de cannelle. Attention : plus de 2 verres de ce breuvage et vous serez bons pour la chorégraphie de Thriller dans le fumoir du bar !
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