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Le mythique club londonien Fabric ferme définitivement ses portes

Fabric
© Sarah Ginn

C'est une page de la nuit londonienne qui se tourne aujourd'hui. Dans une lettre ouverte au conseil de l’Islington (district londonien où est implanté le club) rédigée il y a quelques jours, notre collègue de Time Out London prenait parti pour la conservation de ce lieu prisé des fêtards anglais. Hélas, la sentence est tombée : le conseil de l’Islington a révoqué la licence du club, le poussant à la fermeture.

Depuis quelques années déjà, les relations du club avec la police s’étaient détériorées, les autorités reprochant au club son laxisme sur les contrôles de papiers d’identité et anti-drogue. Les leaders de la Fabric ont, de leur côté, pointé les démarches de la police visant à fermer définitivement le club. Suite aux tragiques décès par overdose de deux adolescents de 18 ans en août dernier, la police avait suspendu la licence de la Fabric, engageant alors des discussions avec le conseil quant à l’avenir du club.

Des chiens renifleurs de drogue à l'entrée des clubs

« C’est entre les mains des autorités locales », avait déclaré le maire Sadiq Khan en interview à Time Out, tout en se positionnant pour le maintien de la Fabric. Malgré une forte mobilisation sociale (la pétition relayée par Time Out London avait recueilli plus de 150 000 signatures) et les encouragements du maire de Londres, le conseil a tranché en faveur de la police, révoquant définitivement la licence de la Fabric. L’argument principal est l’importante circulation de drogues au sein de l’établissement, que le conseil et la police leur reprochent de ne pas réussir à contrôler.

Il est regrettable que les différentes parties n'aient pas trouvé de compromis entre une politique de contrôles difficiles à appliquer et la fermeture irrévocable du club. Pour les acteurs de la vie nocturne, des contrôles trop intrusifs - la présence de chiens renifleurs de drogue par exemple comme le suggérait la police à la Fabric - font souvent fuir le public, qui recherche une ambiance plus libre et des fêtes moins conventionnelles. D'ailleurs à Paris, les fêtes se délocalisent progressivement en banlieue et dans des lieux alternatifs, ce qu'illustre l'excellent documentaire du webzine Utopie Tangible 'Le Renouveau'.


Pour ceux qui l'ignorent, la Fabric, c'était ça : 

 

 

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Commentaires

1 comments
Emmanuel Chirache

Dommage pour le symbole d'une nuit londonienne qui semble elle aussi mourir à petit feu. Après, j'y suis passé il y a quelques années et ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, plutôt des acouphènes et une semi-surdité. Musique épuisante et chacun dans sa bulle, pas étonnant si la drogue coule à flots.