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Que s'est-il passé lors des Jeux Olympiques de 1924 à Paris ? 9 anecdotes à connaître

9 anecdotes sur les Jeux Olympiques de 1924 à Paris

Le 13 septembre 2017 à Lima, le Comité International Olympique choisira qui de Paris, Los Angeles, Budapest ou de Rome organisera les Jeux Olympiques 2024. Et à en croire les bruits de couloirs, la capitale serait en bonne posture. Bien que talonnée par L.A., la France a toutes les raisons d’espérer voir Paris accueillir les prochaines Olympiades, une jolie façon de boucler la boucle, cent ans après avoir accueilli l’événement en 1924. Alors que les Jeux Olympiques 2016 ont, une fois encore, été riches en polémiques et rigolades, la compétition sportive disputée il y a un siècle n’avait rien à leur envier côté anecdotes gratinées. La preuve en neuf points.

>>> Lire aussi notre article : 15 signes que les Jeux Olympiques te manquent.

1. Géo André, dit « le Bison au Racing », est désigné comme porte-drapeau des Français

Celui que l’on surnomme « l’athlète complet » a 35 ans lorsque Paris organise les Jeux Olympiques en 1924. Avec une vingtaine de titres de champion de France à son actif dans différentes disciplines (saut en hauteur avec et sans élan – oui, le saut sans élan existait vraiment – ainsi que 110 m et 400 m haies), il est choisi par le Comité olympique français comme porte-drapeau de sa délégation pour prononcer le serment olympique, le 5 juillet 1924. Malgré une cheville blessée par balle, le « Bison au Racing » finit quatrième au 400 m haies. Les J.O. 1924 signeront la fin de sa carrière et celle de ses exploits sportifs.

 

Le bison charge.

 

2. Johnny Weissmuller, la star de natation prêtera ses traits (et ses muscles) à Tarzan

Bien que sélectionné pour les Jeux Olympiques de Paris de 1924, Johnny Weissmuller ne peut disputer la compétition, faute de nationalité américaine. L’apatride falsifiera alors ses papiers d’identité en se faisant passer pour son frère. Une « petite » entorse à la loi qui lui permettra de se révéler à l’Olympiade parisienne où ses exploits sportifs l’érigeront en superstar de la natation (passant sous la minute au 100 m nage libre, premier homme à réaliser cette prouesse). En 1932, il sera choisi pour incarner Tarzan dans la production de Rice Burroughs, un personnage qui, malgré les années, lui est toujours associé (notamment son fameux cri « Ahiahiahiahiah », culte et inimitable).
 

 

L'un des trois est champion olympique : lequel ?

 

3. Les Quatre Mousquetaires, l’équipe de tennis invaincue pendant dix ans

De 1920 à 1930, l’équipe de tennis surnommée « Les Quatre Mousquetaires » composée de Jean Borotra, Jacques Brugnon, Henri Cochet et René Lacoste (fondateur de la célèbre marque) restera invaincue, cumulant vingt titres du Grand Chelem en simple et vingt-trois titres en double. Durant les Jeux Olympiques de 1924, le Français Jean Borotra remportera son premier Wimbledon contre son ami René Lacoste. Enfin, comment ne pas évoquer les exploits des Quatre Mousquetaires sans faire mention de Suzanne Lenglen, autre star du tennis de l’époque, devenue championne du monde sur terre battue à 15 ans à peine. Pour la petite anecdote, il se raconte que, sur les conseils de son père, elle avait pour habitude de boire une gorgée de cognac pour booster ses performances. Hélas en 1924, ce seront les Américains qui rafleront la totalité des médailles d'or au tennis.

 

 

Les Mousquetaires : Jacques Brugnon, Henri Cochet, René Lacoste, Jean Borotra

 

4. Quand deux coureurs britanniques inspirent le film ‘Les Chariots de feu’

Sorti en 1981, le film britannique signé Hugh Hudson relate l’histoire et la rivalité de deux athlètes courant sous les couleurs de la Grande-Bretagne. D’un côté, Harold Abrahams (interprété par Ben Cross), fils d’usuriers juifs, subit l’antisémitisme de ses camarades. De l'autre, Eric Liddell (Ian Charleson), brillant coureur du 100 m (on le surnomme d’ailleurs « L’Ecossais volant ») et protestant. Alors que tous deux se préparent à l’Olympiade parisienne de 1924, Liddell, fervent pratiquant presbytérien, décide de déclarer forfait, car il refuse de courir un dimanche, jour du Seigneur - heureusement que Twitter n'existait pas à l'époque, on imagine déjà la polémique. Suite à son abandon, l’athlète sera toutefois autorisé à disputer la course du 400 m un jeudi, tandis que son compatriote Abrahams affrontera seul et battra les Américains Jackson Scholz et Charlie Paddock lors du 100 m, dans une course devenue légendaire.

 

 

La fameuse scène des 'Chariots de feu' sur la plage.

 

5. Charles Rigoulot, « l’homme le plus fort du monde »

Haltérophile et coureur automobile, celui que l’on surnomme à l'époque « l’homme le plus fort du monde » se voit couronné d’une médaille d’or olympique en mi-lourds lors des Jeux Olympiques de 1924. Avec ses 103 kilos pour 1,73 m (bref, une belle bête quoi), Charles Rigoulot détiendra plusieurs records du monde et fera le tour de la France et du monde lors de spectacles très populaires, avant de se blesser gravement, tentant de battre le record à l’épaulé jeté à 185 kg, en 1931. Pour l'anecdote, l'homme est si réputé que les haltères en boule qu'on peut voir sur les photos portent son nom en anglais (la « Rigoulot bar ») et que son record à l'arraché d'un seul bras tient encore aujourd'hui.
 

 

Charles Rigoulot, c'est pas de la rigolade.

 

 

 


6.
 Le match de rugby entre les Etats-Unis à la France : injures, coups de canne et gifles sur le terrain

Difficile à imaginer et pourtant, c’est ce que l'on retient du match de football-rugby des J.O. 1924. Très confiante après avoir dominé les Roumains, l’équipe française est persuadée d’arracher la médaille d’or aux Américains. Pourtant, le match disputé dans le nouveau stade de Colombes scellera un tout autre dessein. Parfaitement bien préparée, l’équipe américaine n’a besoin que de quelques minutes pour écraser son pendant français, le menant 17 à 3. Les 50 000 spectateurs de Colombes, mauvais perdants, y voient alors tricheries et injustices. Dans le public, huit supporters américains sont battus à coups de canne, les injures et les gifles pleuvent et des cailloux sont même envoyés en direction du cameraman, qui tentait vainement de capturer cette scène ahurissante. Après un tel désastre, le rugby ne figurera plus au programme olympique durant de longues années. 

 

7. L’histoire du village olympique à Colombes

En 1924, les organisateurs construisent pour la première fois un village olympique pensé par l’architecte Louis-Faure-Dujarric, qui prendra place à Colombes. Fait de baraquements de bois et d’allées de terre, le site fait preuve d’un confort relativement approximatif. L’ouverture de la cérémonie accueillera pourtant 40 000 spectateurs, tandis qu’une retransmission à la radio (une première !) fera vivre la compétition en direct, grâce à l’arrivée de la TSF.

8. La canicule s’abat sur la capitale

Le 12 juillet 1924, de fortes températures avoisinant les 40 degrés règnent sur la capitale, contraignant 23 des 38 participants au cross-country d’abandonner, victimes d’insolation. Ce sport sera alors définitivement supprimé du programme olympique, faisant du coureur Paavo Nurmi le dernier vainqueur. 

9. Les Jeux Olympiques de 1924 en quelques chiffres

Plus de 3 000 participants (dont 135 femmes) ont pris part à la compétition, représentant 44 nations (parmi lesquelles l’Allemagne ne figurait pas, tout comme en 1920). Cent cinquante-six épreuves ont ainsi été disputées dans 17 sports différents. 



>>> Lire aussi notre article : Les 10 polémiques à retenir des J.O. 2016.


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