Recevez Time Out dans votre boite mail

Recherche

Musée d’Art Moderne de Paris

  • Musées
  • Chaillot
Musée d'art moderne
© Raphael Chipaut
Publicité

Time Out dit

Posté dans l’aile Est du Palais de Tokyo, construit en 1937 à l’occasion de l’Exposition internationale des arts et techniques, le musée d’Art moderne recèle depuis 1961 une collection issue des avant-gardes historiques. Fauves, cubistes (plutôt de l'école des Delaunay que de Braque et Picasso), post-cubistes, orphiques et membres de l’Ecole de Paris dominent les galeries du MAM, sur lesquelles trônent les Delaunay, Georges Rouault, Chaïm Soutine et Kees Van Dongen. L’ensemble, éclectique, est couronné par La Danse de Matisse, coqueluche indéfectible de l’établissement. D’autres salles partagent leur programmation entre les collections d’art contemporain et la présentation d’expositions temporaires (Jean-Michel Basquiat, Marc Desgrandchamps, Larry Clark et Les Etats-Unis des sixties sont passés par-là). Au sous-sol, un espace de projection et une salle réservée à Christian Boltanski ont, par ailleurs, ouvert au public dans les années 2000.

Le musée fait la Une en mai 2010, suite au vol de cinq tableaux de maître. La récolte, d’une valeur de 100 millions d’euros, est un bouquet de chefs-d’œuvre signés Picasso, Matisse, Braque, Modigliani et Léger. Soit le plus grand casse de l’histoire des musées français.

Écrit par TB

Infos

Adresse
10 avenue du Président Wilson
Paris
75016
Transport
Métro : Alma-Marceau
Prix
Entrée libre aux collections permanentes, de 5 à 12 euros pour les expositions temporaires
Heures d'ouverture
Le Musée d'Art Moderne de Paris est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h, et les jeudis jusqu'à 22h.
Vous êtes propriétaire de ce commerce ?
Connectez-vous et revendiquez le commerce

Programme

Anita Molinero. Extrudia

  • 5 sur 5 étoiles
  • Sculpture

Chaud devant ! Torsion, combustion, brûlure… Mais qui peut bien être l’auteur de cette torture infligée à un objet aussi usuel (et innocent) qu’une poubelle ? Anita Molinero, aka la reine de « l’art du feu », pardi ! À bientôt 70 ans, cette fille d’anarchiste aux affinités punk cultive toujours un geste radical : arracher des biens industriels aux déchèteries auxquels ils appartiennent pour leur offrir une « seconde vie ». Renaissance tourmentée, née d’un coup de chalumeau ou de lance-flamme… Pour un résultat aux notes monstrueuses qui flirte avec une esthétique SF 100 % assumée, et dont Extrudia offre d’éclatants exemples à travers la réunion d’une quarantaine d’œuvres d’Anita, retraçant l’ensemble de son parcours depuis les années 80 à nos jours. Il y a tout d’abord L’Irremplaçable expérience de l’explosion de Smoby, l’étrange cabane en plastique d’enfant qui nous accueille à l’entrée de l’expo. Ses boursouflures, meurtrissures et protubérances l’attestent : une bombe est passée par là. Ailleurs dans l’exposition, c’est une poubelle éventrée, des visages de mannequins en fusion quasi magmatique ou de simples morceaux de polystyrène extrudé – le matériau de cœur d’Anita – fondus qui disent et racontent la fin d’un monde en surchauffe.  Entre les murs du MAM, les teintes sont orangées (l’eau se fait rare), et quelques rebuts de notre société de consommation (casques de coiffure, plots de chantier…) ont mué en figures mutantes qu’on n’aurait pas été étonné de croiser dans un j

Toyen, l'écart absolu

  • 5 sur 5 étoiles

Pour présenter l’icône de la peinture tchèque Toyen au public français, le MAM mise sur une giga-expo et saute sur l’occasion de redonner une place de choix à la grande pote de Breton et Eluard, dont la pratique artificialiste annoncera même, avec trente ans d’avance, la création de l’abstraction lyrique. Eh ouais, si Toyen a longtemps été zappée des expos, il est enfin temps de la célébrer comme il se doit !  D’abord, une petite présentation s’impose. De son vrai nom Marie Čermínová, Toyen choisit rapidement un nom d’emprunt non genré, issu du terme “citoyen” qui est si cher à son cœur. Une décision qui lui permet de se faire une place au sein du groupe très (trop ?) viril des surréalistes. Engagée, l’artiste défie le fascisme pendant la guerre et s’exile à Paris, sans jamais arrêter de se positionner contre le totalitarisme qui s’installe dans son pays. Une meuf bien badass en résumé. A travers un parcours chronologique, l’exposition nous fait osciller entre rêve et cauchemar, nous attirant dans le monde fantasque d’une artiste radicalement avant-gardiste. Croquis, dessins, peintures, ce sont plus de 150 œuvres qui se succèdent dans une scénographie épurée qui laisse élégamment la place à l’artiste. Le corpus, extrêmement dense, alterne entre représentations d’animaux, conceptions de symboles mystiques, nombreuses allusions au sexe et tentatives (magnifiques) d’abstraction. L’ensemble, très coloré, saisit immédiatement, dès les premières œuvres, grâce à une intensité du tra

Publicité
Vous aimerez aussi