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Critique
Après Onii San dans le Marais et Ojii à Saint-Germain, Arthur et Laetitia Cohen continuent de creuser le sillon des adresses d’inspiration japonaise, carénées pour les CSP ++. Ce bar Nomo reprend les codes de leur bar Omi voisin : une salle en longueur autour d’un majestueux comptoir avec, cette fois, des tons rouges, des appliques en bronze et des chaises hautes en résine et fleurs inspirées du fauteuil Miss Blanche de Shiro Kuramata. Rien à dire, ça flatte la rétine.
Histoire de ne pas cannibaliser son voisin, la carte évite les sushis pour se concentrer sur les temakis, ces cônes d’algue nori. Le menu midi à 32€, escorté d’une soupe miso et d’une assiette de sashimi, en propose quatre recettes au sourcing exigeant : replet avocat et miso au piment shichimi où le riz soufflé apporte du croustillant ou une sériole braisée relevée de ponzu... Le bar Omi s’avère une pause déjeuner nippone très valable dans ce quartier pas donné.
Difficile de dire la même chose le soir venu quand il se transforme en bar à cocktail. Les classiques nipponisés par Dimitri Barclais (ancien du Silencio) et Mathieu Zouhairi (The Social Food) affichent des prix déments (rien à moins de 18€ !) pour des verres qui troquent l'équilibre contre l'exotisme comme ce sakura martini (au saké, shochu, vermouth et gelée de cerisier) très sucré ou cet expresso martini au mezcal trop charpenté. Dommage !
Le comptoir où il fait bon être vu attire les duos de touristes plus riches que vous et de travailleurs et travailleuses du quartier plus en Dior qu'en bleu.
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