Petit déjeuner chez Xu
© Benjamin Boukriche | Petit déjeuner chez Xu
© Benjamin Boukriche

Cinq petits déjs salés à moins de 5 euros

Dans un monde de brownies hors de prix et de latte de luxe, il existe encore des boui-bouis où voyager dès le matin

Publicité

Envie de chopper un petit truc à manger sur la route du travail mais pousser la porte d'un coffee-shop signifie la commission de surendettement et vous n'avez pas le temps pour un brunch ? On vous livre nos meilleures adresses, ouvertes dès potron-minet, pour un petit-déj salé, copieux et à prix modique. Après ça, vous ne regarderez plus du même œil votre bol de céréales. 

Chez Tante Farida

Dès 9 h du matin, depuis son modeste comptoir, notre tante préférée Farida Benbouzit mitonne ce que l’Algérie fait de meilleur. Par exemple un msemen – une galette feuilletée – garni de Vache qui rit (4€) avec un thé à la menthe fraîche. Autre kiff : la kesra, un génial pain plat à la semoule et à l'huile d’olive (2,50€). Et si vous êtes du genre ogre matinal, foncez sur les bricks aux pommes de terre et viande hachée (4€). Attention, si vous ne finissez pas votre assiette, Farida vous fera les gros yeux ! 

Avec qui ? Des franco-algériens en mal du pays, des jeunes parigos du quartier, des touristes qui se remplissent avant d’arpenter le Père-Lachaise. 

Où ? 13 rue de Bagnolet, Paris 20ᵉ

  • Chinois
  • Arts et Métiers
  • prix 1 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Dans le plus ancien quartier chinois de Paris (et oui !), cette cantine ouverte dès 8 h 30 envoie les classiques du petit-déj chinois à prix modique. Pour un en-cas express, foncez sur le bao au porc (1,50€). Attention : ce petit coussin chaud et moelleux, cuit à la vapeur, s’avère très addictif. Si vous avez le temps de vous asseoir, on vous conseille ce beignet long qui ressemble un peu à un churros (yu tiao, 1,50€) à trempouiller dans un flan de tofu soyeux avec sauce soja (2,50€). C’est crousti-fondant et c’est délicieux.

Avec qui ? Des touristes chinois ou des franco-chinois qui n’ont pas cédé à la dictature du petit-déj sucré. Vous n’entendrez pas parler français ici. 

Où ? 9 rue Volta, Paris 3ᵉ

Publicité
  • Turc
  • Grands Boulevards
  • prix 1 sur 4
  • 5 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Les börek Ces petits chaussons faits de pâte feuilletée, (très) généreux en beurre vous donneront envie de sortir de votre lit. C’est la spécialité de Mesken, une borëkcisi (boulangerie) ouverte depuis 20 ans, en plein quartier turco-kurde de Strasbourg-Saint-Denis. Dès 7 h 30 du mat, vous avez le choix entre une merveilleuse variété de chaussons, à 4€ pièce : épinards, pomme de terre et oignons (un banger), viande hachée ou beyaz peynir, un fromage frais proche de la feta. Et en cas de grosse faim, rajoutez un simit, un genre de croissant au sésame (1,50€). Accompagné d’un ayran (1,50€), du yaourt salé à boire, la boisson nationale turque. 

Avec qui ? Des ouvriers turcs moustachus en route pour leur premier chantier de la journée, ou des graphistes moustachus de retour de vacances à Antalya. 

Où ? 15 rue de l'Échiquier, Paris 10ᵉ

  • Vietnamien
  • Quartier de la Gare
  • prix 1 sur 4
  • 3 sur 5 étoiles
  • Recommandé

Prenez une bonne baguette, enlevez le beurre et la confiture, et remplacez par un pâté viet’, des pickles de légumes, de la mayo, de la coriandre…et vous avez un banh mi. Ça se sait peu, mais ce temple parisien de ce casse-dalle vietnamien (en place depuis 1987 !) ouvre dès 8 h 30. Banh mi au pâté spécial, rôti de porc, porc laqué, bœuf citronnelle, tofu… Le choix est large, le service plus rapide que l’éclair, et les prix riquiqui (3,50€ le sandwich, 4,70€ le "super plus"). Il n’y a pas de table pour manger sur place, mais en dévorant ce sandwich sur la dalle des Olympiades, votre journée peut bien commencer. 

Avec qui ? Des mamans franco-vietnamiennes qui vont faire les courses chez Tang Frères, juste à côté.  

Où ? 50 av. d’Ivry, Paris 13ᵉ

Publicité

Mon baladé

Dès 9 h, cette épicerie familiale entre République et Bastille jette sur une plaque bombée (le saaj) des man’ouchés, ces galettes de blé dont l’odeur inimitable fait verser une larmichette de bonheur à tous les Libanais. On les mange garnies de zaatar (thym, sésame et huile d’olive) et encore fumantes ou on les garnit de labneh (5€) ou de légumes, menthe et olives (5,50€). Et tant qu’à être là, profitez-en pour remplir votre cabas de produits importés en direct du Liban, comme la mélasse de grenade, le tahini ou le mloukhieh. 

Avec qui ? Pas grand-monde, c’est plutôt calme le matin, alors vous pourrez discuter avec Têta Molly, l’adorable patronne. Têta, ça veut dire “grand-mère” en libanais, vous comprendrez vite pourquoi. 

Où ? 16 bd des Filles-du-Calvaire, Paris 11ᵉ



Recommandé
    À la une
      Publicité