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Critique
En 1983, alors qu'Oberkampf n’était pas encore l'épicentre des casquettes NY, Marie-Josée Mimoun et son mari ouvraient le Tagine. À l’image de sa taulière solaire, voilà une adresse chaleureuse et familière (même si vous débarquez pour la première fois), qui apparaît encore aujourd’hui comme une délicieuse anomalie dans le monde du couscous parisien.
Le cadre la joue khaïma saharienne (lanternes ajourées, tissus plissés au plafond, zellige…) mais l’important se joue ailleurs, en cuisine. Dans d’immenses marmites, le chef Driss fait frissonner le bouillon préparé avec des légumes bio, qui va rejoindre les viandes bien sourcées (poule de Marans, agneau des Pyrénées) et la graine aérienne d’un des meilleurs couscous de la ville. Attention, pas de couscous royal dans cette adresse républicaine fréquentée par François Hollande, mais un « spécial » !
Ce calme midi, on entame avec une brillante triplette de briouats au chèvre aussi croustis que parfumés, avant une beauté fumante de tajine d’agneau et figues fraîches de Solliès, à saucer jusqu’à la dernière goutte avec du pain maison. L’autre spécificité du lieu : une carte des vins 100 % nature (la passion de Marie-Josée Mimoun bien avant que ce soit à la mode) avec côte de Py de Jean Foillard (68 €), minervois de Jean-Baptiste Sénat (48 €) ou Tandem marocain d’Alain Graillot (58 €). S’il vous reste de la place, fondez sur les pâtisseries orientales (makroud, corne de gazelle, gâteau sellou) pour escorter le thé à la menthe.
Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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