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Si vous êtes incollable sur le mercato des gâteaux, le nom de Maxime Frédéric, aka « le Zidane de la pâtisserie », vous est bien connu. Depuis fin novembre, celui qui, à 35 ans, est toujours chef pâtissier du palace Cheval Blanc Paris (et de plusieurs projets orchestrés par Louis Vuitton) a ouvert sa propre boulangerie-pâtisserie dans le cossu 17e arrondissement, face à l’église Sainte-Marie des Batignolles. Relativement discret sur les réseaux sociaux, défenseur du collectif, il a choisi de ne pas mettre son nom sur l’enseigne.
Et pourtant, on doit faire la queue jusque sur le trottoir pour approcher les vraies stars de la boutique : la courte gamme de pâtisseries fraîches présentées sous cloches dans une alcôve immaculée. Leurs formes, inspirées de vieux moules à gâteau en cuivre, penchent vers le rustique-chic (le rustchic ?), mais leur architecture, leur précision, leur équilibre et leur sourcing soigné (Maxime Frédéric produit ses propres noisettes et œufs) affichent une modernité évidente. Flan, charlotte aux poires, entremets tout vanille ou tout noisette : des gâteaux simples, universels et prodigieusement délicieux.
On n’oublie pas les desserts en pot (mousse au chocolat, yaourt, parfait pour le déjeuner) ni le pain bien sûr, 100 % levain et farines anciennes. Et passer à côté des viennoiseries serait une faute de goût : entre ce feuilleté au riz au lait coiffé de caramel nappant à cet inouï croisement entre kouign-amann et chausson aux pommes, le jeune chef a...
C’est l’attraction du 17ᵉ arrondissement, et l’un des marchés les plus agréables de la ville. D’un côté, il y a le marché couvert, idéalement situé entre le parc Martin-Luther-King et le square des Batignolles, ouvert tous les jours sauf le lundi, avec (soyez vigilant) une petite pause à l’heure de la sieste entre 14 et 16h. Les traiteurs sont super, particulièrement les stands libanais et berbères. Et de l’autre, un peu plus loin, le marché biologique en plein air se pose en plein boulevard tous les samedis en début de journée, avec un casting similaire à celui du boulevard Raspail, et une ambiance tout aussi biobio.
Pour découvrir notre sélection des marchés incontournables de la capitale, c'est par ici.
Ammar, le propriétaire de cette petite boutique de la rue Nollet, se revendique fripier, mais les fripes que l’on trouve ici sont loin d’être anodines. Si bien que l’adresse est surtout connue des amateurs d’élégance traditionnelle qui se l’échangent comme un secret d’initié, car elle regorge de costumes faits sur mesure pour leurs précédents propriétaires et de souliers fabriqués par les plus grands bottiers. Reste plus qu’à naviguer entre types d’épaules, largeurs de revers et autres signatures de grands noms du tailoring à travers les époques pour trouver la pièce qui vous ira comme un gant, quitte à multiplier les essayages ou à vous laisser guider par les conseils du maître des lieux qui sait de quoi il parle…
Si vous voulez savoir de quel bois la Scandinavie chauffe son intérieur depuis les années 1950, alors ne manquez pas Allt, bien que tout le monde n’ait pas l’idée d’aller chiner son mobilier dans le 17e. Et pourtant, dans deux espaces séparés mais pas si éloignés qui permettent à l’enseigne d’avoir pignon sur deux rues, des chaises, des tables, plaids, luminaires ou étagères uniques cohabitent le temps d’être enlevés par des amoureux de teck, pieds compas, tapis colorés et bougeoirs démesurés. Charlotte Tassin, basée en Suède, déniche ces trésors suédois ou danois sur place et les expédie à son associé Didier Maréchal, qui les met en scène sans trop en faire. Ici tout n’est pas forcément à sa place bien longtemps : la boutique plutôt modeste emprunte plus au charme des antiquaires (les moins accumulateurs) que des concept stores pensés au millimètre par des « visual merchandisers ».
On peut parfois y faire des trouvailles de design signé, mais ce qui séduit les fondateurs de Allt, dans ce marché saturé de sites qui exploitent le même filon en exagérant sur les lignes pures, c’est avant tout « le côté drôle de certains objets » et l’aspect plus traditionnel mais plus chaleureux de certains meubles (allant des années 1950 à 1980). Quelques créateurs actuels, auteurs de dessous de plat ou tisseurs de plaids (d'ailleurs, les plaids pure laine Klippan, neufs, douillets et colorés, donneraient presque envie de repousser l’arrivée du printemps), ont leur droit d’entrée. Pour un...
Pour qui ? Les nostalgiques de Ben's Cookies à LondresCookie culte ? Le nirvanesque Pistache toi-même : pistache grillée d'Italie, d'Iran et chocolat au lait.
Autre adresse : - 38 rue de Bretagne, 3e- 57 Rue Oberkampf, 11e
Derrière ce Billot Club tout carrelé de blanc, un trio reconverti dans la viande bien sourcée : Jean-Nicolas Meiffret, Sébastien Rouby et Augustin Savouré (ce dernier a remporté le championnat de France de barbecue 2019, pardon). Dans les vitrines, que des bidoches chouchoutées dans de petites exploitations visitées par les garçons, avec des bêtes nourries aux céréales (sans OGM) et le plus souvent abattues sur place sans un transport stressant. Certes, pas de quoi convaincre un végétarien, mais ça déculpabilise bien l’omnivore (et c’est vraiment bon).
Au programme de ce carné de (la) balle, de l’échine de porc noir gascon protégé par une couche de bon gras épaisse de deux phalanges, qui délivre à la cuisson un arôme de noisette de zinzin (29 €/kg) ; du filet de bœuf angus plus tendre qu’un regard d’amoureux (60 €/kg), de la volaille de Normandie… Pour Noël 2022, la grippe aviaire va rendre compliqué le foie gras de qualité mais vous pouvez vous rabattre sur la charcuterie maison : rillettes au thym avec de bons morceaux, pâté au piment d’Espelette… Et si vous avez revendu toutes vos poêles, le midi, le club propose un steak maturé, haché et smashé à glisser entre deux buns avec du cheddar et des pickles (un burger quoi).
Guerrisol, ou la friperie la moins chère de Paris. C’est un peu l’idée de ces magasins de vêtements d’occasion récupérés en Tunisie, qui proposent toutes sortes de fringues homme, femme, enfants, chaussures et accessoires. À l'inverse des Guerrisol ne trie pas et vend tout ce qu’il achète en gros. Un peu comme s’ils avaient besoin de se débarrasser de kilos en trop, et que nous, gloutons de fringues, les débarrassions. Pas question donc de pratiquer des prix exorbitants, bien au contraire. Et si certains le voient comme une boutique solidaire, d’autres y trouvent un intérêt tout autre : celui de dénicher des habits uniques qui changent des vêtements H&M, vus et revus sur les Parisiens. Parce qu’en fouillant dans ces espaces aux airs d’entrepôts qui fleurissent un peu partout en Ile-de-France (désinfectant pour les mains obligatoire), on tombe toujours sur un pull « trop stylé » à 2 euros, un short en cuir « trop canon » à 5 euros, ou encore des boots « complètement ouf » à 5 euros également… La qualité n’est pas forcément au rendez-vous donc ne vous attendez pas à tomber sur des fringues increvables, loin de là. Et parce que chez Time Out, on est vraiment sympas, on va vous donner un plan d’enfer : le réassort se fait le lundi, alors passez-y le mardi pour ne pas manquer les meilleures pièces !
Boutiques Guerrisol à Paris :
- 13 avenue de Clichy, Paris 17e
- 19 avenue de Clichy, Paris 17e
- 67 avenue de Clichy, Paris 17e
- 17 boulevard de Rochechouard, Paris 9e
- 21...
Certes, on est happés par un délicat fumet de fleur d’oranger qui appâte les piétons de la rue de la Terrasse, mais les clichés restent à la porte ! A l’intérieur ? On a tout simplement envie de TOUT acheter.
Déjà, ces pots de pâtisserie décorés zéro déchet (10 % de réduction quand vous le ramenez) et surtout ce qu’on peut y glisser : le goût arabo-andalou, importé avec rigueur du Maroc depuis un laboratoire ISO 9000 à Rabat, pour profiter à la fois de la gomme arabique locale et d’amandes moins sèches. La corne de gazelle de Tétouan striée est d’une grande douceur (une quinzaine d’euros le pot rempli à ne plus le refermer).
Le midi ? C’est couscous en direct du traiteur : que ce soit légumes, classique ou guez-mer à la française, les portions XXL imposent presque de partager sa part. La propriétaire, Mouna Berrada, a pensé cette boutique comme “un écrin des marques connues des Marocains pour mettre en avant autre chose que du produit brut”. On savoure donc la délicatesse de l’amlouly à base d’huile d’argan (capable d’autres douceurs que celle de notre peau), dans des versions amandes ou cacahuètes à adopter fissa pour remplacer Nutella ou marque industrielle. On (se) l’offre à partir de 9 € dans la gamme Dima Terroir, marque de Meryem Cherkaoui, ancienne cheffe du Mandarin Oriental de Marrakech.
Les jeunes talents marocains y trouvent une nouvelle vitrine: une bouteille de Château Aslane, un vin marocain reconnu AOC en France, des huiles, parfums et bougies aux packagings...
Direction le paradis qui monte chez les « hispters à tendance artistique » : j'ai nommé les Batignolles. Déco minimaliste, parquet brut, éclairage blanc... On se croirait bel et bien dans un minuscule atelier d'artiste. Une boutique pleine de couleurs dans laquelle on passe un temps fou à tout observer et à tout essayer (bagues, pin's, broches, tours de tête...) tout en discutant du quartier ou de la pluie et du beau temps avec la créatrice. Les bijoux et accessoires d'Aliénor vont du relativement classique au plus original, comme les boutons de manchette à l'effigie de Sherlock Holmes (avis aux amateurs du 221B Baker Street). Les prix restent raisonnables (de 16 € à 80 €) pour un univers ultra féminin et onirique. A deux pas de la place de Clichy et dans la très commerçante rue des Dames, L'Atelier Haut Perché est une adresse plutôt sympa. Pour les plus artistiques d'entre vous, possibilité de faire réaliser le bijou que vous avez en tête. A moins que vous ne préféreriez finalement succomber et ouvrir votre propre atelier...
Quand on est au régime ou diabétique, il est des choses qu’on préfère bannir. Comme les pâtisseries par exemple : le gâteau et la crème fouettée, bien trop sucrés, donnent presque des cauchemars à ces personnes en manque de gourmandises, obligées de se faire toutes petites à l’heure du dessert. Elles peuvent désormais se réjouir : une boulangerie proclame la guerre au sucre tout en se faisant le héraut du goût. Eugène, dans le 17e arrondissement.
Dans le rôle des sauveurs : Christophe Touchet, lui-même diabétique, et Luc Baudin, son associé. Les deux compères proposent des brioches, viennoiseries et autres sandwichs qui ne feront pas exploser votre indice glycémique : environ 50 % de sucre et 30 % de graisses saturées en moins, et un apport en fibres qui décolle (jusqu’à 70 % en plus). Le tout sous la houlette d’un médecin et d’un diététicien. Salvateur.
Dans les faits, ça donne une farine de lentille et de pois chiche pour la pâte à choux et du sirop d’agave pour remplacer le sucre. Résultat ? Une myriade de douceurs plus que réussies comme cette tarte au citron, chocolat blanc et crème légère et aérienne (3,60 €), cet éclair vanille, praliné, noix de coco et noix pécan (3,90 €), ce roulé aux baies de Goji pour remplacer le traditionnel pain aux raisins (1,30 €) et de délicieux chocolats en tout genre pour garder la ligne… En bref, c’est bon pour le corps et un délice pour les papilles. De quoi y aller, à la manière de Gilbert Montagné, les yeux fermés… Mais la bouche...
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