Le Bon Marche
Photograph: Time Out | Le Bon Marche
Photograph: Time Out

7e arrondissement : les boutiques

Le 7e, la main dans le sac

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  • Fromagers
  • 7e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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Une page se tourne dans le caillé. Nicole Barthélémy, patronne agréable comme un munster  au verre pilé, a transmis à Claire Griffon, nouvelle virtuose du lactose, sa mythique boutique de la rue de Grenelle qui garnit depuis des décennies les plateaux de l’Elysée ou de Matignon. Pas de panique, rien ne change. On reste avec le même bijou de crèmerie parigote à l’antique avec devanture champêtre et intérieur capitonné de marbres aux teintes aussi alléchantes que les croûtes exposées : chèvres en nuancier de blancs, brebis beiges ou piqués de bleu, vaches mordorés ou orangés… Des centaines de ronds, de losanges, de pavés, de cylindres artisanaux affinés sur place, dans la cave sous le carrelage, bunker à bombance où l'on aimerait se cloîtrer en cas d’attaque zombie (ou de Fashion Week).  Rincez-vous l'œil mais sachez que vous pourriez le laisser à la caisse parce que ça douille sérieusement (mais quel matos !): merveille absolue de baby mont d’or cerclé d’un ruban vert (17 €) ; selles-sur-cher (c’est le cas de le dire, 8,60 €) à l’affinage expert ; comté vieux joliment cristallisé (44,80 € du kg)… Sans parler du fontainebleau maison servi comme une glace à l’italienne, du beurre à la baratte à bois moulé à la main (titre !) et autres joyaux lactiques.  Chez Time Out, tous les établissements sont testés anonymement par nos journalistes, en payant l'addition à chaque fois, comme n'importe quel client !
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  • 7e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • Recommandé
Le plus ancien des parfumeurs de niche, celui qui a refusé les odeurs de masse dès 1974, propose une ample gamme créée par des nez de premier ordre. On papillonne d’un bouquet fleuri à un ambre profond, d’un souffle marin à une épice de feu. La maison vient de s’offrir un nouveau look sur le thème du jardin botanique : on apprécie la sobriété du nouveau flacon noir et la présence d’une petite serre dans chaque boutique. Nos préférés : Nuit de Tubéreuse pour les femmes fatales, Traversée du Bosphore pour les voyageurs, Piment Brûlant pour les audacieux. Nouveau flagship au 167 boulevard Saint-Germain, Paris 6e.
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  • Musées
  • 7e arrondissement
  • 4 sur 5 étoiles
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Maison Deyrolle
Maison Deyrolle
Musée ? Boutique ? L’endroit est si atypique qu’on ne sait pas très bien comment le définir. Certes, tous les plantigrades empaillés, les oiseaux naturalisés et les minéraux qui peuplent les étagères en bois sont à vendre et étiquetés. Mais n’importe qui peut aussi déambuler librement à l’étage de cet hôtel vraiment particulier, juste pour le plaisir d’admirer de près et sans risque un ours brun ou une licorne reconstituée (si, si !). Savant et délirant    Il faut dire que la Maison Deyrolle, établie au 46 rue du Bac depuis 1888, sait à merveille allier sérieux des sciences naturelles avec fantaisie, voire magie. La taxidermie et l’entomologie sont ses spécialités, mais un grain de folie dans la mise en scène de ce bestiaire fabuleux fait toute son originalité. Résultat : cette maison scientifique presque bicentenaire s’inscrit à la fois comme une Mecque pour les collectionneurs passionnés et comme une attraction inoubliable pour les néophytes intrigués.  De ce savant mélange résulte le succès qui a valu à la Maison Deyrolle une renommée parmi les plus grands artistes de leur temps, des peintres Dubuffet à Salvador Dali. Encore aujourd’hui, bon nombre de personnalités soutiennent l’initiative de la maison, à l’image de Yann Arthus-Bertrand, Bettina Rheims ou Nicolas Darrot, qui ont répondu présents lorsque Deyrolle a dû renaître de ses cendres après un incendie en 2008. Certains s’en inspirent même, comme Woody Allen qui y tourna quelques scènes de son film ‘Midnight in...
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  • Traiteurs
  • 7e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
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Yohan Lastre (sans apostrophe donc), passé par les fourneaux de la Tour d’Argent, a trouvé sa route dans le pâté en croûte. Champion du monde de la spécialité en 2012, il a lâché la restauration pour ouvrir avec sa compagne Marion Sonier (ancienne ébéniste !) cette boutique traiteur qui tutoie les étoiles. En vedette évidemment, des pâtés en croûte qui aguichent le gourmand avec leur marqueterie carnée et leur pâte au beurre : cochon/chorizo/piquillos plus doux qu’il n’en a l’air (59 €/kg), la signature de la maison au foie gras, canard et pistache (79 €/kg) ou l’Oreiller de la belle Marion (concurrent de la Belle Aurore), garni de neuf viandes et de truffe (108 €/kg). Le reste du magasin, sorte de DeLorean carrelée, nous emmène en virée dans la gastronomie de Brillat-Savarin : bocal de lièvre à la royale, pot-au-feu, tranche de bœuf mode, pithiviers, gratiné de mont d’or, riz au lait… Que des classiques doctement réalisés, aussi caloriques qu’intemporels et vendus à des prix très 2022 !
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  • Grands magasins
  • Rennes-Sèvres
Bon Marché Rive Gauche
Bon Marché Rive Gauche
Difficile de présenter le Bon Marché tant tout le monde le connaît. Institution parisienne – du moins pour les plus aisés d’entre nous – c’est l’alter ego version rive gauche des célébrissimes Galeries Lafayette, où l’on trouve vêtements, bijoux, objets de déco, et même nourriture de luxe à la Grande Epicerie. Tout y est beau, tout y est cher, on prend plaisir à y flâner et à baver sur ce que l’on ne peut s’acheter, tout en regardant les vieilles dames en fourrure en sortir les sacs pleins et le porte-monnaie à peine plus léger. 
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  • Librairies
  • 7e arrondissement
  • 5 sur 5 étoiles
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Ras le bol de Paris ? Envie de vous plonger dans des cultures du bout du monde mais vous avez autant de miles que de followers sur Instagram ? La librairie/boutique du musée du Quai Branly est là pour vous. Nul besoin de claquer un billet d’entrée, le lieu est accessible au tout-venant, il suffit de demander. Ensemencée près du jardin du musée, elle nous déconnecte de la ville cash. Ici, 300 mètres carrés signés Jean Nouvel abritent des milliers d’ouvrages sur les arts et civilisations d’Afrique, du Proche-Orient, du Maghreb, d’Asie, d’Océanie et des Amériques sous un plafond orné de peintures d’artistes aborigènes.  Les nerds apprécieront le large choix d’éditeurs spécialisés (Picquier, Elytis, Présence Africaine, Karthala…), les nombreuses revues (du confidentiel Tribal Art Magazine à Reliefs) ainsi que la sélection sciences sociales, anthropologie et ethnologie (l’occasion de se replonger dans ce bon vieux Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss ou de découvrir Jared Diamond). Pour tous ceux qui ne se sont pas remis d’Into the Wild, on ne part pas sans un grand classique du récit de voyage en format poche spécial valoche (Nicolas Bouvier, Michel Leiris, Alexandra David-Néel).  Pour les néophytes, haro sur les beaux livres consacrés à l’art aborigène, les catalogues d’exposition (simples, courts, pas chers) et les produits dérivés de l’actualité du musée. Religions du monde, rituels, contes et légendes, chamanisme, civilisations précolombiennes, cultures créoles, les...
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  • Chaussures
  • 7e arrondissement
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Les trois sœurs qui gèrent cette boutique de mode se targuent de leur sélection de chaussures dernier cri et de grolles de luxe, difficilement trouvables ailleurs. Et pour cause : leurs rayonnages d'escarpins élégants et de talons aiguille anguleux feront effectivement frétiller vos petons, avec des étalages peuplés de modèles élégants signés Avril Gau, ancienne styliste de chez Céline. Dacade et Duccio Del Duca ont eux aussi posé un pied ferme sur l’alléchante vitrine de Moss, tandis que des griffes comme Hartian-Bourdin passent régulièrement par là. Sachez par ailleurs que cette enseigne originale (et onéreuse, vous l’aviez deviné) foisonne également d’accessoires : vous y trouverez des foulards signés Octavio Pizarro et des bijoux confectionnés par Karry'O. La quatrième sœur du 22 rue de Grenelle.
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  • Epiceries
  • Rennes-Sèvres
  • prix 3 sur 4
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La Grande Epicerie de Paris
La Grande Epicerie de Paris
Vous cherchez la crème de la crème ? Le top du top ? Filez donc au rez-de-chaussée du Bon Marché. C’est ici, sous les entrailles du grand magasin que le bon goût a élu domicile. Un supermarché cinq étoiles où l’on trouve de tout : pâtisserie, charcuterie, fromagerie, eaux, pâtes, riz… sélectionnés avec soin. Vous pourrez donc y dénicher aussi bien un délicieux macaron à la pistache pour 2 € et des poussières qu’une bouteille d’huile d’olive premium à une somme astronomique. L'atout principal de la Grande Epicerie étant l'incroyable diversité et exclusivité de ses produits. Du sel rouge d'Hawaï, des tagliatelles à la truffe, une infusion à l'eau de rose, des financiers à la bergamote... D’ailleurs, qui n’a jamais rêvé de se retrouver enfermé dans la Grande Epicerie de Paris ? Goûter sa centaine d’eaux minérales, se goinfrer de plaquettes de chocolat artisanales, plonger dans les mozzarellas di bufala, se rouler dans la charcuterie... A Paris, c’est la vitrine du savoir-faire français gastronomique avec ses sélectionneurs qui mettent en avant les meilleurs producteurs hexagonaux et internationaux. C’est donc assez logiquement que la Grande Epicerie a depuis mai 2016 sa propre marque avec plus de 700 références de produits salés, sucrés, frais et de luxe. Des prix plutôt en dessous de ceux habituellement pratiqués et assez raisonnables vu la qualité. Il est donc temps de promener son sac de courses rive gauche.  2e adresse : 80 rue de Passy, 16e. M° La Muette. 01 44 14 38 00....
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  • Créateurs
  • 7e arrondissement
  • prix 3 sur 4
  • 4 sur 5 étoiles
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AMI (Grenelle)
AMI (Grenelle)
Alexandre Mattiussi fait partie de cette nouvelle garde de directeurs artistiques parisiens qui vous veulent du bien. Sous ses airs de “je suis comme vous”, celui qui a fait ses armes chez Dior (il n’est pas du tout comme nous) développe un vestiaire masculin sophistiqué et nonchalant pour boy next door exigeant. Et c’est un carton plein. En dix ans à peine, sa griffe joliment baptisée AMI contamine les pavés de Paris de son esthétique minimaliste teintée de joie de vivre. Les mecs les plus cool de la capitale s’arrachent ses essentiels simplissimes – bonnet rouge, manteau camel, t-shirt blanc, chemise – et l’encouragent à multiplier collabs et nouvelles lignes.  Ça tombe bien : Mesdames s’emparant sans aucun scrupule des vêtements AMI de leurs amis (étonnant pour une marque de mode homme de compter 20 % de clientes femmes par point de vente), Alexandre Mattiussi s’amuse d’abord à les mêler aux défilés puis, en 2018, lance la ligne “L’Homme pour la femme”. L’idée : reprendre une quinzaine de must-have homme en les adaptant pour elles : “On raccourcit un pantalon, on reprend à peine une épaule, mais c'est pareil”, explique-t-il. Vestes à deux boutons, pantalons classiques, pulls à col rond, jeans… Caroline de Maigret ou Clara Luciani adorent et c’est sans surprise que cette ligne pour Parisiennes averties n’est disponible que dans la boutique de Saint-Germain-des-Prés. On n’est pas AMI avec tout le monde, bébé. Si l’on ne devait emporter qu’une pièce : Le t-shirt blanc Ami...
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  • 7e arrondissement
  • prix 3 sur 4
Bonton
Bonton
Faut-il encore présenter Bonton ? Mecque bobo, s’il en est. Paradis du bidule en tout genre. Pour ceux qui auraient raté une marche, sachez que Bonton, c’est avant tout un concept-store dédié aux enfants. Pour les nourrissons qui dorment encore 80 % de la journée et pour les mômes qui se vantent déjà de porter de la marque. Un univers au carrefour du bon chic, bon genre et du bobo parisien créé par Thomas Cohen, fils de Marie-France et Bernard Cohen, eux-mêmes propriétaires de la boutique la plus snob de la capitale, j’ai nommé Bonpoint. On comprend aisément l’élégance racée avec laquelle Thomas a imaginé Bonton. Des bodies noirs (30 euros), des robes à motif vichy (57 euros) et des sarouels pour les 6/10 ans à partir de 57 euros. Bref, ça fait un peu cher la fringue, surtout quand on sait dans quel état elle va revenir par temps de pluie ou après une journée de cavalcades à l'école. Si ce genre d’univers vous colle de l’urticaire, rebroussez chemin. Si en revanche, vous n’êtes pas contre un petit cadeau stylé pour votre nièce, vous voilà à bon port. Pour tous ceux qui n’auraient pas l’excuse du filleul, sachez tout de même que la boutique recèle de choses mignonnes : miroirs déformants, bougies, canards lumineux et autres lampes en forme de champignon (45 euros) et d’un corner spécial anniversaire qui devrait être d’un grand secours le jour de vos 30 ans. • Boutique Bazar 122 rue du Bac, 7e • Boutique vêtements 82-84 rue de Grenelle, 7e • Boutique vêtements/bazar/linge de...
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